ThyssenKrupp Marine Systems

entreprise de construction navale allemande
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TKMS AG & Co. KGaA (précédemment ThyssenKrupp Marine Systems GmbH) est une entreprise de construction navale allemande, division de ThyssenKrupp. Il est l'un des principaux chantiers navals européens. Il construit des navires marchands, des sous-marins, des bâtiments de surface, des navires spéciaux, des yachts de luxe. TKMS possède également une importante activité de maintenance et de réparation de navires. Son siège social est à Kiel[3]. Selon ses propres chiffres, l'entreprise employait environ 9 100 personnes au cours de l'exercice 2023 / 2024, pour un chiffre d'affaires d'environ 2,1 milliards d'euros.

TKMS AG & Co. KGaA
logo de ThyssenKrupp Marine Systems
Logo de TKMS

Création 5 janvier 2005
Forme juridique AG & Co. KGaA
Slogan Your Maritime PowerhouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Kiel
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Direction Oliver Burkhard[1] (CEO)
Actionnaires ThyssenKrupp AG
Activité Construction navale
Filiales - Howaldtswerke-Deutsche Werft AG
- Nobiskrug
- Blohm + Voss
- Nordseewerke
Effectif 9 100 (2024)
TVA européenne DE455811678[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.tkmsgroup.com

Chiffre d'affaires 2,1 Md d'euros (2023/24)

Histoire

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ThyssenKrupp Marine Systems a été créé le par la fusion de ThyssenKrupp Werften, filiale de ThyssenKrupp, avec Howaldtswerke-Deutsche Werft. Howaldtswerke-Deutsche Werft apporte à la nouvelle société ses filiales suédoise (Kockums) et grecque (Hellenic Shipyards). ThyssenKrupp possède alors 75 % de TKMS. En , ThyssenKrupp rachète les parts du fonds de capital-investissement One Equity Partners (25 %) et détient 100 % du capital de la société. TKMS a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 1 211 millions d'euros avec un effectif de 5 490 salariés. TKMS a des sites de production en Allemagne, en Suède et en Grèce[4].

Difficultés

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ThyssenKrupp, très endetté, a vendu ses chantiers de construction navale de navires de surface civil et militaire de Nordseewerke Emden en 2010, de HDW-Gaarden (Kiel, 2011) et annonce en être en négociations avec le fonds d'investissement britannique Star Capital Partners pour la revente de Blohm + Voss. Blohm + Voss emploie environ 1 600 personnes. C'est cette filiale qui concentre les activités civiles de TKMS (yachts)[5].

En , ThyssenKrupp revend les chantiers navals de Kockums — acquis par HDW en — à Saab AB pour 50 millions d'euros[6].

Chef de file de la construction navale allemande militaire - un secteur qui réalise 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires en moyenne -, le constructeur de bâtiments de surface et de sous-marins s'est, depuis la fin des années 2010, mis à dos la Deutsche Marine et la DBAAiNBw. Les déboires inquiétants des programmes de corvettes K130, de frégates de défense aérienne F124, et de frégates F125, ainsi que les sous-marins du type 212, ont tous accumulé des années de retard et de surcoûts, et révélé de graves défaillances techniques et technologiques. Certains évoquent 30 % de surcoûts pour le programme F125, dont le premier exemplaire a dû revenir dans les chantiers pendant plus d'un an. Les différents programmes ont, en outre, affiché des performances bien moindres que ce que leur cahier des charges contenait pourtant.

À la suite de ces échecs, la maison-mère ThyssenKrupp veut se séparer de sa division navale et plusieurs solutions sont envisagées. En , ce sont d'abord Lurssen/German Naval Yard Kiel (bâtiment de surface) et de Rheinmetall (sous-marins)[7]. Puis en 2024, le ministère de l’Économie allemand étudie l'entrée de l’État fédéral, de la banque publique KfW et celle de la société de capital-investissement Carlyle dans le capital de TKMS, pour y renoncer finalement[8],[9]. Plus tard, à l'occasion du salon Euronaval 2024, Fincantieri fait connaitre à TKMS et aux autorités allemandes son intérêt pour le rapprochement entre les deux entreprises[10].

En août 2025, ThyssenKrupp scinde partiellement ThyssenKrupp Marine Systems en vendant une participation de 49 % dans celui-ci à ses actionnaires et en conservant une participation de 51 % dans l'entreprise[11].

Activités

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TKMS est en particulier le leader mondial incontesté des sous-marins conventionnels, avec 60 %[12] de parts de marché. Cette domination s’est construite à partir des années 1960 avec le lancement de son offre Type 209. Ce sous-marin diesel-électrique a été vendu à 69 exemplaires au profit de 14 marines.

Durant la période 2000-2014, sa part de marché a reculé, pour se situer autour de 48%[12]. TKMS a notamment perdu deux appels d’offres avec ses marchés historiques (Inde 2005 et Brésil 2009) et manqué un contrat australien en 2016, tous trois remportés par le Français DCNS.

Construit par le chantier naval Howaldtswerke-Deutsche Werft, son sous-marin conventionnel type 209, livré à de nombreuses marines à travers le monde, est le sous-marin conventionnel le plus vendu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale[3].

TKMS fournit la marine allemande, également les marines d'Afrique du Sud, d'Australie, de Colombie, de Corée du Sud, de Grèce, d'Israël, d'Italie, du Portugal, du Pakistan, de Suède, de Turquie.

Parmi ses productions actuelles :

En , la Marine allemande réceptionne un drone sous-marin Blue Whale destiné à la reconnaissance et à la détection. Le drone est fabriqué par la société israélienne IAI en collaboration avec TKMS[13].

TKMS fournira les douze nouveaux sous-marins de patrouille, destinés à remplacer la flotte vieillissante de la Marine royale canadienne. Au terme d’un appel d’offres de deux années, TKMS a doublé la sud-coréenne Hanwha Ocean dans la dernière ligne droite. Apres cette décision du gouvernement canadien, publiée le 6 juillet 2026, TKMS remporte le plus important contrat d’approvisionnement militaire de l’histoire du Canada[14].

Divisions

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Ces filiales sont organisées en trois divisions principales :

  • Howaldtswerke-Deutsche Werft, qui comprend l'activité de fabrication de sous-marins d'Hellenic Shipyards SA et de Kockums AB
  • TKMS Blohm + Voss Nordseewerke, qui comprend l'activité de bâtiments de surface d'Hellenic Shipyards SA et de Kockums AB
  • Blohm + Voss Shipyards & Services, constitué de Blohm + Voss Shipyards GmbH, Blohm, de Voss Industries GmbH et Blohm et de Voss Repair, regroupe les activités civiles de TKMS.

Filiales

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Ses différentes filiales sont en 2011[3] :

  • Howaldtswerke-Deutsche Werft : basée à Kiel, a été un constituant de TKMS en . Son siège social a été déplacé à Hambourg, ses principaux sites de production sont situés à Emden, Karlskrona et Malmö (Suède), Scaramanga (Grèce).
  • Kockums : basée à Malmö en Suède, fabrique des sous-marins et des bâtiments de surface pour la protection du littoral. Cédée à Saab AB en 2014.
  • Hellenic Shipyards : basée à Scaramanga (Grèce).
  • Blohm + Voss Naval : fabrique des frégates, des corvettes, des navires multirôles, des navires de patrouille, des bâtiments auxiliaires
  • Blohm + Voss Industries : fabrique des éléments pour tous les types de navires, tels que des éléments d'étanchéité, des éléments de transmission, des systèmes de stabilisation, des éléments de direction, des séparateurs de caissons de coque, etc.
  • Blohm + Voss Repair : assure de la maintenance et de la réparation de navires
  • Blohm + Voss Shipyards : fabrique des yachts de luxe
  • Emder Werft und Dockbetriebe : ancien département réparations de Nordseewerke-Yard, principalement actif dans la réparation et la maintenance de navires marchands, de bâtiments de surface, de sous-marins, de bâtiments en mer

Notes et références

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  1. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées "mgmt"
  2. « https://www.tkmsgroup.com/imprint » (consulté le )
  3. 1 2 3 « ThyssenKrupp Marine Systems »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur tk-marinesystems.de (consulté le )
  4. 1 2 « TyssenKrupp Marine Systems », sur Atlas des Industries de l'Armement (consulté le )
  5. « ThyssenKrupp négocie la vente de son chantier naval à un fonds britannique », Les Échos,
  6. (en-US) « ThyssenKrupp agrees sale of Swedish submarine shipyard to Saab », Reuters, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  7. Michel Cabirol, « Naval militaire allemand : ThyssenKrupp Marine Systems en confinement stratégique (2/2) », sur La Tribune, (consulté le ).
  8. Laurent Lagneau, « Berlin pourrait plus facilement prendre des participations dans le secteur allemand de l'armement », sur Opex360, (consulté le )
  9. « Le fonds Carlyle n’entrera pas au capital de la division maritime de Thyssenkrupp », Le Figaro, (consulté le )
  10. « Rapprochement tKMS-Fincantieri : vers l'émergence d'un géant européen de l'industrie navale de défense ? », sur meta-defense.fr, (consulté le )
  11. Emmanuel Grasland, « Défense : la star allemande des sous-marins TKMS en route vers la Bourse » Accès payant, sur Les Echos,
  12. 1 2 « Defense&Industries - Marché des sous-marins d'attaque conventionnels : un état des lieux des compétiteurs », sur www.frstrategie.org (consulté le )
  13. BFM Business, « Il détectera des cibles russes en mer Baltique : l’Allemagne se fait livrer un drone sous-marin par Israël », sur MSN, (consulté le )
  14. Sandrine Vieira, Mathieu Carbasse, « Ottawa choisit l’entreprise allemande TKMS pour son contrat historique de sous-marins », sur Le Devoir, (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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