Tadoussac
Tadoussac est une municipalité de village située dans la municipalité régionale de comté de La Haute-Côte-Nord dans la région de la Côte-Nord au Québec (Canada). Il s'agit de l'un des plus anciens postes de la Nouvelle-France.
| Tadoussac | |
Tadoussac en 2026 | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | |
| Région | Côte-Nord |
| Subdivision régionale | La Haute-Côte-Nord |
| Statut municipal | Municipalité de village |
| Maire Mandat |
Claude Brassard 2025-2029 |
| Code postal | G0T 2A0 |
| Fondateur Date de fondation |
Pierre de Chauvin 1600 |
| Constitution | |
| Démographie | |
| Gentilé | Tadoussacien et Tadoussacienne |
| Population | 814 hab. () |
| Densité | 4,2 hab./km2 |
| Code géographique | 2495005 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 09′ 00″ nord, 69° 43′ 00″ ouest |
| Superficie | 19 410 ha = 194,1 km2 |
| Divers | |
| Fuseau horaire | UTC−05:00 |
| Localisation | |
![]() |
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| Liens | |
| Site web | www.tadoussac.com |
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|
Toponymie
modifierLe nom de « Tadoussac » provient du mot 'innu-aimun « Totouskak » ou « Tadaosakw » qui signifie « mamelles ». Ce nom fait référence à deux collines rondes situées à l'ouest du village[1]. En anglais, la graphie « Tadousac » a été utilisée[2].
Selon Serge Bouchard, les Innus appellent cet endroit « Tsheshagut »[3].
La paroisse catholique de Tadoussac se nomme « Sainte-Croix ». Lors de sa fondation, elle fut nommée « L'Exaltation-de-la-Sainte-Croix-de-Tadoussac ». L'Exaltation de la Sainte Croix a été choisie comme saint patron de la paroisse en commémoration d'une grande croix qui a été plantée par l'abbé Dequen au mileu d'un village autochtone en 1642[2].
Géographie
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La municipalité de village de Tadoussac se situe dans la municipalité régionale de comté de La Haute-Côte-Nord dans la région administrative de la Côte-Nord au Québec à 222 km au nord-est de Québec[4]. Le village de Tadoussac se trouve dans une baie sur la rive nord de l'estuaire maritime du fleuve Saint-Laurent à l'embouchure du fjors de la rivière Saguenay[5]. En fait, Tadoussac se trouve à la convergence de La Haute-Côte-Nord, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Charlevoix[1].
Municipalités limitrophes
modifier| Sacré-Cœur | Les Bergeronnes | |||
| N | ||||
| O Tadoussac E | ||||
| S | ||||
| Baie-Sainte-Catherine | Notre-Dame-des-Sept-Douleurs |
Histoire
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En 1535, la région de Tadoussac fut visitée par Jacques Cartier alors qu'il remontait le fleuve Saint-Laurent[6],[7]. Durant cette visite, le , une première messe fut célébrée[2]. Dès 1578, François Gravé, sieur du Pont, faisait la traite des fourrures avec les autochtones à Tadoussac et jusqu'à Trois-Rivières. En 1599, Tadoussac fut également visité par Pierre de Chauvin, sieur de Tonnetuit[8],[9].
Après l'échec des établissements de Charlesbourg-Royal et de Floride, Tadoussac devint la première colonie française pérenne en Amérique du Nord à la suite de l'installation d'un poste de traite de la fourrure[10]. En effet, en 1599, le roi Henri IV accorda le monopole du commerce de la fourrure à Tadoussac à François Dupont-Gravé et Pierre de Chauvin, qui, en 1600, fondèrent, sous l'autorité de Pierre Dugua de Mons, l'établissement[11]. À cette époque, la région de Tadoussac était habitée durant les mois d'été par les Innus, appelés « Montagnais », dont le chef était Begourat.
En 1615, les Récollets établirent une mission catholique. En 1617, une première chapelle en écorce fut construite. En 1640, celle-ci fut remplacée par une chapelle en bois. La même année, les Récollets furent remplacés par les Jésuites pour desservir la mission. En 1648, une égilse en briques fut construite. En 1660, celle-ci fut remplacé par une église en pierre. En 1664, cette dernière fut détruite par un incendie et fut alors remplacée par une grande cabane en écorce, puis, par des chapelles temporaires jusqu'en 1747[2].
Au début du XVIIIe siècle, Tadoussac était un passage obligé pour qui voulait commercer des fourrures. C’est à ce comptoir qu’aboutissaient les peaux récoltées dans un immense territoire couvrant les bassins versants du Saguenay et de la baie d'Hudson. En 1747, la chapelle actuelle fut construite à l'emplacement de la première chapelle de 1647[2]. En 1782, les Jésuites furent remplacés par des desservants séculiers pour desservir la mission. En 1845, les Oblats commencèrent à desservir la mission. En 1863, le premier curé résidant fut nommé[2].
Le , la municipalité de Tadoussac fut constituée[2],[12]. En 1865, les registres paroissiaux furent ouverts[2].
Le , la municipalité de village de Tadoussac fut constituée en se détachant de la municipalité de Tadoussac[2],[12],[13]. Le de la même année, la paroisse fut érigée canoniquement, puis, le , civilement[2].
En 1925, la paroisse avait une population de 695 habitants[2].
La municipalité de Tadoussac devint la municipalité de paroisse de Sacré-Cœur-de-Jésus. Le , la municipalité de paroisse de Tadoussac fut constituée en se détachant de la municipalité de paroisse de Sacré-Cœur-de-Jésus[12]. Le , la municipalité de paroisse de Tadoussac fut dissoute[12].
En 2001, Tadoussac célébra son 400e anniversaire.
Démographie
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| 1991 | 1996 | 2001 | 2006 | 2011 | 2016 | 2021 | |||||
| 832 | 913 | 870 | 850 | 813 | 799 | 814 | |||||
| Source : Statistique Canada | |||||||||||

Langues
modifierEn 2021, sur une population de 814 habitants, Tadoussac comptait 98,8 % de francophones et 1,2 % d'allophones et autochtones, principalement ceux qui parlent innu-aimun[14].
Administration
modifierLes élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers[15].
| Tadoussac Maires depuis 2001 | |||
| Élection | Maire | Qualité | Résultat |
|---|---|---|---|
| 2001 | Pierre Marquis | Voir | |
| 2005 | Voir | ||
| 2009 | Hugues Tremblay | Voir | |
| 2013 | Voir | ||
| 2017 | Charles Breton | Voir | |
| 2021 | Richard Therrien | Voir | |
| 2025 | Claude Brassard | ||
| Élection partielle en italique Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises | |||
Religion
modifierLa paroisse catholique de Sainte-Croix de Tadoussac fait partie du diocèse de Baie-Comeau.
Tourisme
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Le village moderne de Tadoussac est situé non loin du poste de traite originel, à l'embouchure de la rivière Saguenay, aux limites des régions touristiques de Charlevoix et de Manicouagan. C'est maintenant une destination touristique prisée, principalement pour l'observation des baleines et grâce à la beauté sauvage du fjord glaciaire de la rivière Saguenay. Le village est aussi reconnu internationalement, depuis 1998, comme faisant partie du très sélect Club des plus belles baies du monde dont il est le premier membre officiel en Amérique du Nord. Plus de 300 000 visiteurs visitent chaque année ce village de moins de 1 000 âmes. On y retrouve la chapelle de Tadoussac, la plus ancienne chapelle de bois encore existante au Canada.

La région de Tadoussac est principalement constituée de zones rurales ou sauvages et est le site de parcs nationaux et provinciaux, tels que le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et le parc national du Saguenay. À quelques kilomètres du village, se trouvent les dunes de Tadoussac, les plus hautes dunes de sable du Canada. Le Grand Hôtel de Tadoussac jouit aussi d'une réputation internationale, célèbre notamment pour son toit rouge immortalisé par le tournage du film L'Hôtel New Hampshire, d'après le roman de John Irving, tandis que l'auberge de jeunesse l'a été avec le tournage du film Tadoussac (2017). La Petite Chapelle, le Centre d'interprétation des mammifères marins et le Poste de traite Chauvin sont parmi les attraits touristiques les plus prisés par les visiteurs des quatre coins du monde.
La rivière Saguenay se jette dans le fleuve Saint-Laurent et y apporte de l’eau douce froide. Or, à cet endroit, vu que le fleuve contient de l'eau salée et qu'il est beaucoup plus profond, on assiste à la construction de turbulences idéales où pullulent une faune et une flore uniques. C'est la raison pour laquelle les baleines s'y donnent rendez-vous. On y retrouve les plus gros cétacés, entre autres le rorqual commun et, parfois, la baleine bleue. Le fond marin autour de Tadoussac est devenu le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.
Le Centre d'interprétation des mammifères marins, qui comporte également un centre de recherche scientifique sur les cétacés et mammifères marins est ouvert aux visiteurs de mai à octobre.


Les nombreux touristes en visite à Tadoussac peuvent profiter des activités culturelles qu'on y retrouve en été. On peut découvrir le Festival de la chanson de Tadoussac fin juin. Le reste de l'été, dans le cadre du Festival, on peut assister à des spectacles quasi quotidiens, soit à l'Auberge de jeunesse, au Gibard, au Pub de la Microbrasserie Tadoussac ou encore au sous-sol de l'église. Chaque année, s'y produit le groupe québécois worldbeat Sagapool dont un des membres est originaire du village. À l'été 2014, Tadoussac accueillait la toute 1re Biblio plage du Québec, la Biblio plage de Mme Chose. Depuis 2012, se tient un festival de musique et d'art étudiant Le Grand Tintamarre à Tadoussac (appelé en 2012 Cégep en vacances à Tadoussac). Se tenant à l'auberge de jeunesse de Tadoussac durant la première fin de semaine de juin, le festival se veut un tremplin pour la relève musicale québécoise. En 2017, l'ouverture de la Microbrasserie Tadoussac, ouverte à l'année apporte un vent de fraicheur au village. Récipiendaire de plusieurs prix tel que Canada Gold pour la Triplette et le Canada Bronze pour la Buse au concours prestigieux du Beer World Award, la bière y est produite sur place et distribuée à travers le Québec.
Monuments
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- La chapelle de Tadoussac, également appelée « chapelle des Indiens », est l'une des plus anciennes églises en bois en Amérique du Nord[16]. La chapelle actuelle fut construite en 1747 sous les ordres du père Claude Coquart, les travaux se sont terminés le .
- L’hôtel Tadoussac a été construit en 1866 et reconstruit en 1942 de style anglo-normand, il a été rénové en 2000/2001.
- Surnommé « la Toupie », le phare du haut-fond Prince est situé au milieu du fleuve Saint-Laurent à l'embouchure du fjord du Saguenay, à environ 7 km à l'est du village de Tadoussac. Il mesure environ 25,3 m de haut.
- L'église Sainte-Croix.
Hommages
modifierUne rue a été nommée « Tadoussac » à Québec en 1955.
Notes et références
modifier- 1 2 Gouvernement du Québec, « Tadoussac », sur Commission de toponymie du Québec, (consulté le ) : « Autres graphies : Tad8ssaki et Tadousac, au XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que Tadoussak, Tatoushak et Thadoyzeau. ».
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Hormidas Magnan, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec par Hormidas Magnan, Arthabaska (Québec), L'Imprimerie d'Arthabaska, Inc., , PDF (lire en ligne), p. 79.
- ↑ Serge Bouchard, « Les rêveries du promeneur solitaire » (chronique), Québec Science, (lire en ligne)
- ↑ Affaires municipales et Occupation du territoire Québec, « Tadoussac », sur Répertoire des municipalités (consulté le ).
- ↑ Frère Marie-Victorin, « Flore laurentienne : f) Section maritime du Saint-Laurent » [PDF], sur Bibliothèque nationale ou aux Archives nationales (BAnQ), Imprimerie de La Salle, (consulté le ) : « À partir de Saint-Jean-Port-Joli, l'eau du Saint-Laurent commence à être salée », p. 59, 60 de 920.
- ↑ « Cartier, Jacques », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le ).
- ↑ Musée virtuel de la Nouvelle-France, « Les explorateurs - Jacques Cartier 1534-1542 », sur Musée canadien de l'histoire (consulté le ) : « La route maritime qu’il emprunte, en 1534, lui était déjà familière ».
- ↑ Nathalie Hamel, « Un musée amérindien à Tadoussac : le projet de William H. Coverdale », Ethnologies, vol. 24, no 2, , p. 79–105 (ISSN 1481-5974 et 1708-0401, DOI https://doi.org/10.7202/006640ar, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Musée virtuel de la Nouvelle-France, « Les explorateurs - Samuel de Champlain 1604-1616 », sur Musée canadien de l'histoire (consulté le ) : « Vers 1602, Henri IV accorde à Samuel de Champlain le titre de géographe royal ».
- ↑ « Municipalité de Tadoussac : Historique », sur tadoussac.com via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ William F. E. Morley, « Chauvin de Tonnetuit, Pierre de », Dictionnaire biographique du Canada, Université Laval, University of Toronto, vol. 1, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 « Saguenay, Numéro Deux » [PDF], sur padreg quebec (consulté le ).
- ↑ « Tadoussac », sur padreg quebec (consulté le ).
- ↑ Population selon la langue parlée le plus souvent à la maison. Recensement de 2011 dans les municipalités et la MRC de la Côte-Nord.
- ↑ « Liste des municipalités divisées en districts électoraux », sur DGEQ (consulté en ).
- ↑ Gouvernement du Québec, « Chapelle de Tadoussac - Valeur patrimoniale »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le ).
Références du tableau d'évolution démographique
modifierAnnexes
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
