Talbot-Lago T26
La Talbot T26 est une automobile de luxe produite de 1947 à 1956 par le constructeur automobile anglo-français Talbot-Lago.
| Talbot-Lago T26 | ||||||||
Une T26 GS Saoutchik | ||||||||
| Marque | ||||||||
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| Années de production | 1947 - 1956 | |||||||
| Production | 500 exemplaire(s) | |||||||
| Classe | Luxe | |||||||
| Usine(s) d’assemblage | ||||||||
| Moteur et transmission | ||||||||
| Cylindrée | 4 482 cm3 | |||||||
| Puissance maximale | 156 ch | |||||||
| Masse et performances | ||||||||
| Masse à vide | 1 600 à 1 800 kg | |||||||
| Vitesse maximale | 210 km/h | |||||||
| Châssis - Carrosserie | ||||||||
| Carrosserie(s) | Coupé Roadster Cabriolet |
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| Dimensions | ||||||||
| Longueur | 4 850 mm | |||||||
| Largeur | 1 760 mm | |||||||
| Empattement | 2 620 mm | |||||||
| Chronologie des modèles | ||||||||
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Historique
modifierLa T26 figure parmi les premières Talbot-Lago produites au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : sa conception s’élabore en 1942, en pleine période de conflit.
La présentation à la presse intervient en juin 1947. La T26 procède de la collaboration nouvelle d’Antonio Lago avec le dessinateur italien Carlo Marchetti.
Même pour cette automobile, la carrosserie est commandée à façon par l’acquéreur, lequel puise dans l’expertise de carrossiers éminents du domaine, en particulier Figoni & Falaschi ainsi que Saoutchik.
La T26 se décline ainsi en plusieurs versions, toutes de caractère résolument sportif. Quelques exemplaires reçoivent également des carrosseries de compétition dites « barchetta », en configurations monoplace et biplace. La T26 acquiert de la sorte une expérience en compétition et s’affirme comme particulièrement compétitive au cours des premières années de l’après-guerre, grâce notamment au talent de pilotes tels que Chiron et Rosier.
Le propulseur du T26 consiste en un moteur à six cylindres, prolongement logique des mécaniques à six cylindres en usage immédiatement avant l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale. Ce propulseur est mis au point conjointement par Lago et Marchetti. Sa cylindrée s’établit à 4 482 cm³ ; l’alimentation s’effectue par trois carburateurs et, dans les premières versions réalisées, la puissance maximale se limite à 165 ch. Destiné également à un emploi en compétition, ce moteur demeure cependant insuffisamment concurrentiel ; aussi ces exemplaires sont-ils réservés à la production de série routière, où ils équipent les T26 de configuration plus confortable. Afin d’accroître leur aptitude à la compétition, un double arbre à cames latéral est adopté. Les propulseurs ainsi modifiés développent jusqu’à 240 ch et, grâce à des perfectionnements ultérieurs, atteignent 260 ch. De cette évolution naît la T26C, monoplace de course apte à se mesurer aux Maserati et aux Ferrari ; elle remporte plusieurs Grands Prix et s’illustre également aux 24 Heures du Mans, où elle l’emporte en 1950 avec L. Rosier et J.-L. Rosier au volant d’une T26 GS.
Le propulseur à vocation sportive de 240 ch équipe également la T26 GS (Grand Sport). Subsistent toutefois des spécimens munis d’un moteur de puissance intermédiaire, avoisinant les 200 CV.
Les T26 se caractérisent par une propulsion postérieure, pourvue d’une boîte de transmission manuelle à quatre rapports manœuvrée au moyen d’un présélecteur.
Le dispositif de freinage a recours à des freins à tambour.
La vitesse maximale s’étage entre 180 et 210 km/h suivant la déclinaison et les propulseurs.
Le tarif prohibitif entrave les débouchés : en neuf années, la production se cantonne à cinq cents unités.
