Tanche

espèce de poissons

Tinca tinca

Tinca tinca
Description de cette image, également commentée ci-après
Tanche.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Osteichthyes
Classe Actinopterygii
Sous-classe Neopterygii
Infra-classe Teleostei
Super-ordre Ostariophysi
Ordre Cypriniformes
Super-famille Cyprinoidea
Famille Cyprinidae

Genre

Tinca
Cuvier, 1816

Espèce

Tinca tinca
(Linnaeus, 1758)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La tanche (du gaulois tinca[1] (Tinca tinca)) est une espèce de poissons d'eau douce de la famille des cyprinidés qui se rencontre en Eurasie. Importée illégalement au Québec depuis l'Allemagne en 1986, on la retrouve désormais dans le fleuve Saint-Laurent depuis 2005[2].

En France, ses noms courants sont : tinque, beurotte, tanco, tanca, tiche ou tinche[3].

Dénominations

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Description

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Une tanche en aquarium (premier plan).
Juvénile

La tanche a une forme allongée et sa peau, recouverte d'un épais mucus, est de couleur verte, vert sombre à jaune doré. Elle peut mesurer jusqu'à 70 cm pour un poids maximal publié de 7,5 kg[19].

Habitat, répartition

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On la trouve dans les eaux calmes aux fonds vaseux et à la végétation dense, des cours d'eau larges et lents, dans les bras morts, dans les lacs et les étangs aux endroits peu profonds ou dans les cours d'eau sans courant.

Son aire de répartition concerne toute l'Europe, y compris les îles Britanniques, le bassin de l'Ob et le bassin du Ienisseï et a été observée occasionnellement dans le lac Baïkal. Elle a été introduite en Amérique du Nord, Afrique du Sud et en Australie (Rosa, 1958).

Comme beaucoup d'espèces de poissons typiques d'Europe centrale et orientale, cette espèce a trouvé son refuge glaciaire dans le bassin Ponto-Caspien durant les glaciations du Pléistocène, puis elle a recolonisé d'elle-même la plus grande partie de l'Europe centrale, septentrionale et orientale, grâce à l’interconnexion de nombreux bassins fluviaux au début de l'Holocène dans ces parties de l'Europe.

Ainsi en France, cette espèce est considérée comme indigène dans les bassins de Rhin (dont le sous-bassin de la Moselle), de la Meuse et de l'Escaut, bassins qui furent concernées par des interconnexions indirectes avec le bassin Ponto-Caspien au début de l'Holocène, permettant une recolonisation post-glaciaire naturelle. En revanche l'espèce a très probablement été introduite par l'homme dans la plus grande partie du territoire français. Avec la carpe, la tanche a en effet été une espèce importante pour la pisciculture en étangs depuis l'époque romaine et le Moyen Âge[20].

De nos jours, on la trouve en France dans toutes les rivières et pièces d'eau où le courant est lent ou nul et pas très froid. C'est un poisson très pêché lorsque les eaux se réchauffent[3].

Comportement, régime alimentaire

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C'est un poisson peu grégaire qui vit en petit groupe ou solitaire. L'hiver, il vit au ralenti et s'enfouit dans la vase.

Son alimentation est composée de planctons, de petits mollusques, larves d'insectes, vers, et débris de végétaux ; c'est un poisson fouilleur à la bouche munie de barbillons (filaments tactiles).

Plusieurs précautions s'imposent pour la pêcher : porter des vêtements de couleur neutre, être silencieux, choisir un coin paisible. Il faut déposer délicatement les lignes au fond de l'eau, être patient car au moindre bruit la tanche fuit et s'envase. Il est conseillé de pêcher tôt le matin avant le crépuscule. D'un point de vue technique et des appâts, la tanche apprécie les vers, asticots, grains de mais. Il est possible d'utiliser soit une ligne de fond, soit une ligne flottante selon les usages[3].

Reproduction

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Sa période de reproduction correspond plus ou moins à celle de la carpe et s'étend de juin à août, dans les eaux calmes, réchauffées, peu profondes, riches en végétaux aquatiques. La femelle pond entre 300 000 et 800 000 œufs de couleur verte et collants. Au bout d'un an, les petits poissons atteignent 150 grammes et frôlent les 500 grammes la deuxième année. Le poisson adulte mesure 50 cm et pèse près de 2 kg.

Anecdotes

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Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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Genre Tinca
Espèce Tinca tinca

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Notes et références

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  1. Ausone, La moselle, 127 : quis non et virides, volgi solacia, tincas norit et alburnos, stridentesque focis, opsonia plebis, alausias
  2. Anne-Sophie Poirée, « Espèces exotiques envahissantes : que la guerre commence ! », sur ledevoir.com, (consulté le ).
  3. 1 2 3 Atlas pratique du pêcheur, Atlas pratique du pêcheur, Paris, Atlas, , 220 p. (ISBN 9782723432252), p. 76
  4. 1 2 NCBI, consulté le .
  5. 1 2 Catalogue of Life Checklist, consulté le .
  6. 1 2 Christian Meyer, « tanche », sur le Dictionnaire des Sciences Animales (en ligne), Montpellier, CIRAD (consulté le ).
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 DORIS, consulté le .
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 FishBase, consulté le .
  9. 1 2 3 4 5 GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le .
  10. MNHN & OFB [Ed]. 2003-présent. Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Site web : https://inpn.mnhn.fr, consulté le .
  11. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  12. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Noms en français de « Tinca tinca », sur Nomen.at, Dictionary of Common (Vernacular) Names (consulté le ).
  13. Base de données mondiale de l'OEPP, https://gd.eppo.int, consulté le .
  14. « tanche », Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française (consulté le )
  15. Occurrences en français de « Tinca tinca », sur TERMIUM Plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada (consulté le ).
  16. UICN, consulté le .
  17. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Philippe Keith, Henri Persat, Éric Feunteun et Jean Allardi, Les Poissons d'eau douce de France, t. 1, Mèze et Paris, Biotope Éditions et MNHN, coll. « Inventaires & biodiversité », , 552 p. (ISBN 978-2-914817-69-1 et 978-2-85653-672-8, lire en ligne).
  18. Jacques Bruslé et Jean-Pierre Quignard, Biologie des poissons d'eau douce européens, Arcueil, Tec & Doc et éditions Lavoisier, coll. « Aquaculture-Pisciculture », , 2e éd., 740 p. (ISBN 978-2-7430-1496-4 et 2743014962, lire en ligne).
  19. Données FishBase
  20. coordinateurs : Philippe Keith, Nicolas Poulet, Gaël Denys, Thomas Changeux, Éric Feunteun et Henri Persat, Les poissons d'eau douce de France, Collection Inventaires et Biodiversité, Biotope Éditions - Muséum national d'Histoire naturelle, 2020, (ISBN 978-2-36662-247-8) Biotope, (ISBN 978-2-85653-936-1) MNHN.
  21. Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française, p. 27.