Tapis de Babar

Tapis berbère algérien

Le tapis de Babar est un tapis berbère traditionnel produit à Babar, dans les Aurès en Algérie. Il est principalement fabriqué en laine et en fil de lin selon des techniques artisanales transmises de génération en génération. Ses motifs s’inspirent de symboles et éléments culturels locaux, tandis que ses couleurs dominantes sont le rouge, le noir et le jaune. Le tapis de Babar constitue un exemple représentatif de l’artisanat textile des Aurès et fait partie du patrimoine matériel et immatériel de la région.

Tapis de Babar
Tapis de la région de Babar (Khenchela)
Provenance
Type de nœud
Nœud berbère (technique traditionnelle)
Type de travail
Velours
Chaîne et trame
Lin et laine
Densité des nœuds
Variable, selon les artisanes
Formats
Divers formats, durée de fabrication jusqu’à 3 mois

Étymologie

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Le tapis de Babar tire son appellation de la commune de Babar, située à environ 30 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Khenchela. Cette localité, connue pour son artisanat textile, évoque immanquablement le tapis qui en porte le nom et qui constitue l’un des symboles identitaires et culturels de la région[1].

Description et motifs

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Le tapis de Babar se distingue par ses motifs évoquant les bijoux berbères, le croissant lunaire et les lances, disposés dans un agencement harmonieux. Il peut également intégrer des éléments naturels ou des figures géométriques symboliques, tels que des arbres, des fleurs, des étoiles ou des animaux. Ces motifs reflètent souvent l’inspiration et l’état d’esprit des tisseuses[2],[3].

Techniques de fabrication

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Femme qui travaille dans la confection de tapis

La production du tapis de Babar suit un processus rigoureux. La laine est d’abord blanchie dans la rivière du village, puis teinte avec des pigments naturels, notamment les épluchures de grenade, le henné ou l’écorce de noyer. Elle est ensuite tissée à l’aide d’outils traditionnels tels que l’essedaya (métier à tisser) et la khlala (peigne en acier servant à tasser les fils). La fabrication d’un tapis peut durer jusqu’à trois mois[3],[4],[5].

Préservation et reconnaissance

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Le tapis bénéficie d’une notoriété nationale et internationale, ayant été exposé dans plusieurs festivals en Europe et dans les pays arabes[6],[7].

Le savoir-faire est transmis au sein des familles et à travers des ateliers locaux qui forment de nouvelles générations. Seules quelques familles continuent à produire ce tapis, tandis que la majorité des artisans traditionnels ont cessé leur activité. Selon des sources locales, environ 3 % des artisans perpétuent encore ce tissage, certains exemplaires pouvant se conserver jusqu’à deux siècles[8],[1].

Le tapis de Babar, aux côtés du miel de Chechar, a obtenu le la marque collective, une première en Algérie. Cette distinction, résultat d’un processus engagé en 2022 avec l’appui de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et de l’Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI), vise à protéger ces produits du terroir et à en garantir la qualité sur le marché[9],[10].

Notes et références

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  1. 1 2 Samira Belabed, « Le tapis de Babar, un patrimoine ancestral à sauver », (consulté le )
  2. « Comment bien choisir son tapis berbère ? », (consulté le )
  3. 1 2 « Patrimoine ancestral : Tapis de Babar ou la dextérité des femmes de Khenchela », (consulté le )
  4. (ar) « زربية بابار.. حرفة نساء النمامشة تقاوم الزوال », (consulté le )
  5. (ar) « زربية بابار مفخرة حرائر النمامشة », (consulté le )
  6. « Babar réussit son 7e festival du tapis », (consulté le )
  7. (ar) « خنشلة: زربية بابار لتمثيل السجاد الجزائري بصالون برلين الدولي للسياحة »,
  8. « Khenchela - Le tapis de Babar conserve toute son aura », (consulté le )
  9. « Le miel de Chechar et le Tapis de Babar protégés », sur algeria.un.org, (consulté le )
  10. (ar) « من زربية بابار إلى زربية خنشلة: تعزيز حماية التراث الجزائري عبر العلامات الجماعية », (consulté le )

Voir aussi

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