Tapis marocains
Les Tapis Marocains sont des tapis traditionnels faits à la main au Maroc. Depuis les publications de Prosper Ricard[1] durant le Protectorat français au Maroc, on distingue les tapis citadins et les tapis ruraux ou tapis berbères. Ils sont l'un des produits les plus renommés du secteur artisanal du pays. Les tapis marocains varient d'une région à l'autre[2].
Histoire
modifierLes textes historiques décrivent l'utilisation de tapis, souvent assez luxueux, au Maroc au XIIIè siècle puis durant les dynasties suivantes[1]. Cela concerne surtout les palais et les grandes institutions religieuses ( mosquées, Zaouiyas ), mais on ne dispose pas d'informations chez l'ensemble de la population. Le plus ancien tapis conservé est daté du XVIIIè siècle[1].
Au début du Protectorat, une politique de préservation du patrimoine et de développement d'un artisanat d'art se met en place à l'instigation du général Lyautey, résident général du protectorat, avec une collecte de pièces anciennes ou remarquables, la création de musées, des expositions en France et surtout la constitution d'un inventaire des différents styles régionaux. Dans ce “Corpus des tapis marocains“, Prosper Ricard chef du Service des Arts indigènes, décrit les caractéristiques techniques, les motifs décoratifs avec des planches de relevés, les couleurs et la provenance des différents types de tapis qu'il identifie. Cinq tomes sont publiés, qui font encore autorité[2],[3].
- tome 1 Tapis de Rabat - 1923 - 31 p. - 64 planches
- tome 2 Tapis du Moyen Atlas - 1926 - 74 p. - 64 planches
- tome 3 Tapis du Haut Atlas et du Haouz de Marrakech - 1927 - 26 p.- 63 planches
- tome 4 Tapis divers : Rabat, Mediouna, Casablanca... - 1934 - 74 p.- 44 planches
- tome 5 fascicule 1 par Prosper Ricard et Marcel Vicaire - 1950 - 37 planches de photographies en couleur.
La mise en place en 1923 d'un estampillage officiel afin de garantir l'authenticité des tapis, de prévenir les malfaçon et l'industrialisation a permis de maintenir une production artisanale assez diversifiée.
Un musée national consacré au tapis marocain a été crée à la Kasbah des Oudayas de Rabat, puis transféré au musée Dar Si Said de Marrakech.
Tapis citadins
modifierTapis berbères
modifierTapis contemporains
modifierNotes et Références
modifier- 1 2 3 Khalid Loukid, « Valorisation des collections publiques de tapis marocains au temps du protectorat français (1912-1935) », L'Année du Maghreb, no 33, (lire en ligne)
- 1 2 3 Jamal Boushaba., « Tissages, ces étonnants tapis de Berbérie », Telquel,
- ↑ notice Altair de la bibliothèque de l'Institut du Monde Arabe, « Corpus des tapis marocains ; prés. par Prosper Ricard,... ; [publ. par le] Gouvernement Chérifien, Protectorat de la République française au Maroc, Direction de l' intérieur, Service des métiers et des arts marocains » (consulté le )
- ↑ Paul Vandenbroeck, Azetta , l'art des femmes berbères, Ludion, , 275 p. (ISBN 9789055442829)
Bibliographie
modifier- Bruno Barbatti, Tapis Berbères du Maroc. La symbolique: Origines et signification, Paris, ACR edition, , 344 p. (ISBN 9782867702112, présentation en ligne).
- Francis Ramirez et Christian Rolot, Tapis et tissages du Maroc., Paris, ACR edition, , 192 p. (ISBN 9782867700859).
- Prosper Ricard, Corpus des tapis marocains: tapis de Rabat, t. 1, Paris, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, (présentation en ligne).
- Prosper Ricard, Corpus des tapis marocains: tapis du Moyen-Atlas, t. 2, Paris, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, (présentation en ligne).
- Prosper Ricard, Corpus des tapis marocains:Tapis du Haut Atlas et du Haouz de Marrakech, t. 3, Paris, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, (présentation en ligne).
