Tarsul
Tarsul est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Tarsul | |||||
Le lavoir du bourg. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Dijon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Vallées de la Tille et de l'Ignon | ||||
| Maire Mandat |
Fabien Buntz 2026-2032 |
||||
| Code postal | 21120 | ||||
| Code commune | 21620 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
166 hab. (2023 |
||||
| Densité | 17 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 31′ 56″ nord, 4° 59′ 11″ est | ||||
| Altitude | Min. 297 m Max. 447 m |
||||
| Superficie | 9,57 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dijon (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Is-sur-Tille | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
| |||||
| modifier |
|||||
Géographie
modifierCommune située sur l'Ignon.
Communes limitrophes
modifier| Courtivron | Saulx-le-Duc | |||
| N | ||||
| O Tarsul E | ||||
| S | ||||
| Vernot | Villecomte |
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Lorraine, plateau de Langres, Morvan » et « Bourgogne, vallée de la Saône »[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 984 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martin-du-Mont à 18 km à vol d'oiseau[7], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 938,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Tarsul est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (72,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (72,3 %), terres arables (21,8 %), prairies (3,3 %), zones urbanisées (2,7 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Tarsu (1012) ; Everardus de Tarsuto (1208) ; Tharsuil (1263) ; Tharsu, Tharsuy (1372) ; Tarsuy (1375) ; Tarsui (1375-1376) ; Tarsul (1431) ; Tarsut (1732) ; Marquisat de Compasseur (1778) ; Le Compasseur-Créqui-Montfort (XVIIIe siècle)[16].
Le nom de Tarsul désignait autrefois une terre et une seigneurie locale, parfois orthographiée Tarsulle dans les chartes anciennes.
En toponymie bourguignonne, les formes médiévales en -ul ou -ulle (du suffixe diminutif gallo-roman -uculum ou du latin -ullus) désignent généralement une petite exploitation, un enclos ou un aménagement agraire spécifique. Ces terres ont été profondément façonnées, défrichées et nommées par les moines cisterciens au XIIe siècle lors de la constitution de leurs granges périphériques[17]. Des terres furent données aux religieux de l'abbaye de Cîteaux dès 1151, constituant une ancienne grange cistercienne[18].
Au XVIIIe siècle, la localité a parfois pris le nom de Le Compasseur, du nom de la « famille Le Compasseur Créqui-Montfort de Courtivron », qui possédait les terres de Tarsul et de Courtivron.
Histoire
modifierLe site a abrité une importante activité liée à la métallurgie et aux hauts fourneaux en raison de la présence de fer dans la région.
En 1151, un seigneur nommé Arnaut de Dijon céda des terres à Tarsul aux religieux de l'abbaye de Cîteaux. Le lieu devint par la suite une importante grange cistercienne fortifiée[17].
En 1595, sous le règne d'Henri IV, les terres de Tarsul et de Courtivron furent érigées en baronnie, puis en marquisat en faveur de la famille Le Compasseur en 1698.
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].
En 2023, la commune comptait 166 habitants[Note 3], en évolution de +10,67 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Tarsul et Saint-Martin-du-Mont », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Martin-du-M », sur la commune de Saint-Martin-du-Mont - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Martin-du-M », sur la commune de Saint-Martin-du-Mont - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dijon », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de la Côte-d’Or, Paris, Impr. nationale, , p. 385.
- 1 2 Philippe Testard-Vaillant, Agriculture, des travaux en bonne règle, les cahiers de Science & Vie, no 78, décembre 2003 : Xe – XIIe siècle : la révolution des monastères-Les cisterciens changent la France, p. 55.
- ↑ E. Philipon, Les parlers du duché de Bourgogne aux XIIIe et XIVe siècles : [article], vol. 156, t. 39, coll. « Romania », .
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.

