Teatro Español
Le Teatro Español est un théâtre public de la ville de Madrid, situé sur la place Sainte-Anne dans le district du Centre de Madrid.
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Juan de Villanueva, Luis Bellido y González (d) (rénovation), Enrique Colás Hontán (d) (rénovation), Pablo Aranda Sánchez (d) (rénovation) |
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L'établissement est géré par la mairie de Madrid.
Histoire
modifierLa genèse de l'actuel Teatro Español se situe sous le règne de Philippe II[1]. Géré par la compagnie Cofradía de la Sagrada Pasión (en français : Confrérie de la Sainte-Passion), le théâtre est inauguré le dans la calle del Príncipe, sous le nom de Corral del Príncipe du nom de la rue dans laquelle il est situé. Il est vendu 32 ans plus tard à la mairie de Madrid[2].
L'édifice d'origine est conservé jusqu'en 1735, année durant laquelle est bâti un nouvel édifice, œuvre des architectes Giovanni Battista Sacchetti et Ventura Rodríguez. Il est dénommé, dès lors, le Teatro del Príncipe (en français : Théâtre du Prince).
Le XVIIIe siècle est la décennie de consécration du théâtre[3]. Leandro Fernández de Moratín y joue la première de La comedia nueva o el café[4]. Cependant, le , le théâtre est la proie d'un incendie. Il est réhabilité par l'architecte Juan de Villanueva[5].
Dès 1825, sous la gérance de Jean-Marie de Grimaldi, directeur de théâtre français né à Avignon[6], le théâtre connaît de grandes améliorations de son équipement[7].
Par décret royal de 1849, le théâtre change sa dénomination en Teatro Español[8]. Le ministre Luis José Sartorius propose qu'il devienne un théâtre modèle. Cette nouvelle étape s'ouvre avec la représentation de Casa con dos puertas mala es de guardar, de Pedro Calderón de la Barca, le , avec l'acteur Julián Romea[9]. Le dramaturge Ventura de la Vega est nommé directeur du théâtre à cette époque[10].

Entre 1887 y 1894, l'architecte Román Guerrero étend la capacité du théâtre. Sa fille, l'actrice María Guerrero y joue des pièces de Benito Pérez Galdós, Jacinto Benavente et José de Echegaray. Guerrero gère le théâtre jusqu'en 1909[11].
République
modifierEntre 1931 et 1935, le théâtre est principalement occupé par la troupe de Margarita Xirgu[12] et d'Enrique Borrás[13], sous la direction de Cipriano Rivas Cherif, compagnon de route du président républicain Manuel Azaña[14].
C'est la grande époque des premières des pièces de Federico García Lorca et de Rafael Alberti[15].
Guerre d'Espagne et dictature franquiste
modifierPendant la guerre d'Espagne, le théâtre est en grande partie géré par l'acteur Manuel González, qui présente notamment L'Alcalde de Zalamea de Pedro Calderón de la Barca sur scène, alors que les troupes de Franco envahissent Madrid le [16].
Durant l'Espagne franquiste, le Teatro Español subit un important changement dans son régime juridique et dans sa programmation artistique, devant se consacrer uniquement aux œuvres classiques, telles que La Célestine le [17].
Il est alors sous tutelle du Ministère de l'Éducation franquiste jusqu'en 1951, puis du Ministère de l'Information et du Tourisme. En 1954, les autorités nationalistes nomment José Tamayo en tant que directeur, qui s'installe dans le théâtre avec sa troupe "Lope de Vega", à laquelle participent les acteurs Carlos Lemos, Núria Espert, Adolfo Marsillach ou encore Berta Riaza[18].
Transition démocratique
modifierAprès la mort du dictateur Franco, le théâtre connaît un nouvel incendie le [19].
Il ouvre de nouveau sous la Transition démocratique, le , avec une représentation de La dame d'Alexandrie, de Calderón de la Barca[20].
Après une gestion conjointe entre le Ministère de la Culture et la ville de Madrid, le théâtre revient exclusivement à la mairie de Madrid le [21].
La mairie inaugure, sur la place Sainte-Anne face au théâtre, le Monument à Federico García Lorca, œuvre du sculpteur Julio López Hernández, en 1984, en mémoire du dramaturge et poète Lorca[22].

Directeurs principaux
modifierPar date de fonction
- Ventura de la Vega
- Tomás Rodríguez Rubí
- Federico Balart (1890-1905)
- Fernando Díaz de Mendoza et María Guerrero (1905-1908)
- Cipriano Rivas Cherif (1930-1935) avec Margarita Xirgu
- Manuel González (durant la guerre d'Espagne)
- Felipe Lluch (1940-1941)
- Cayetano Luca de Tena (1942-1952)
- Modesto Higueras (1952-1954)
- José Tamayo (1954-1962)
- Cayetano Luca de Tena (1962-1964)
- Adolfo Marsillach (1965-1966)
- Miguel Narros (1966-1970)
- Alberto González Vergel (1970-1976)
- José Luis Alonso Mañés (1979-1983)
- José Luis Gómez (1983-1984)
- Miguel Narros (1984-1989)
- Gustavo Pérez Puig (1990-2003)
- Mario Gas (2004-2012)
- Natalio Grueso (2012-2014)[23]
- Juan Carlos Pérez de la Fuente (2014-2016)[24]
- Carme Portaceli (2016-2019)
- Natalia Menéndez (2019-2024)
- Eduardo Vasco (2024 à aujourd'hui)[25]
Références
modifier- (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Teatro Español » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « El Teatro Español nos muestra sus secretos y su alma », RTVE, 17 de septiembre de 2012
- ↑ « Madrid, Villa y Corte: Calles y Plazas », Pedro Montoliú y Pedro Montoliú Camps,
- ↑ « Francisco Asenjo Barbieri », Emilio Casares
- ↑ « El Coliseo De La Cruz 1736-1860: Estudio Y Documentos », Phillip Brian Thomason,
- ↑ « Las Cenizas Del Príncipe », Luis Balaguer
- ↑ « Jean-Marie Grimaldi | Real Academia de la Historia », sur dbe.rah.es (consulté le )
- ↑ « El Madrid de Larra », Juan Carlos Sierra,
- ↑ « Realismo y naturalismo en España en la segunda mitad del siglo XIX », Yvan Lissorgues y Alicia G. Andreu,
- ↑ « The Theatre in Nineteenth-Century Spain », David Thatcher Gies,
- ↑ « Ventura de la Vega, Tomás Rodríguez Rubí y la lucha por el Teatro Español », Michael Schinasi,
- ↑ « Autoras y actrices en la historia del teatro español », Luciano García Lorenzo,
- ↑ « Lo del Teatro Español », Diario ABC, 22 de marzo de 1936
- ↑ « Noticias teatrales », Diario ABC, 3 de octubre de 1935
- ↑ « Manuel Fontanals, escenógrafo: teatro, cine y exilio », Rosa Peralta Gilabert,
- ↑ « La Escena Madrileña Entre 1926 y 1931: Un Lustro de Transición », María Francisca Vilches,
- ↑ « Estado Actual de Los Estudios Calderonianos », Luciano García Lorenzo,
- ↑ « Puesta en escena y recepción del Teatro Clásico y Medieval en España », Manuel Muñoz Carabantes,
- ↑ « Lope de Vega, comedia urbana y comedia palatina », Felipe B. Pedraza Jiménez,
- ↑ « Diccionario del Teatro », Manuel Gómez García,
- ↑ « Hoy se vuelve a abrir el teatro Español con el estreno de "La dama de Alejandría", de Calderón », El País, 16 de abril de 1980
- ↑ « Se disuelve formalmente el Patronato del Teatro Español », Diario ABC, 16 de octubre de 1981
- ↑ (es) Luis de la Cruz, « La ajetreada vida de la estatua de Lorca frente al Teatro Español: accidentes, agresiones y actos reivindicativos », sur Somos Madrid - elDiario.es, (consulté le )
- ↑ (es) « Natalio Grueso, nuevo director de Programación de Artes Escénicas », sur Medios de Comunicación - Notas de Prensa, Ayuntamiento de Madrid, (consulté le )
- ↑ El País, ed. (11 de julio de 2014). «Botella pone a Juan Carlos Pérez de la Fuente al frente del Teatro Español»
- ↑ (es) Marta García Miranda, « Eduardo Vasco, director del Teatro Español: “Tengo un máximo de dos direcciones al año, pero solo voy a cobrar una: joder, estamos muy bien pagados” », sur El Periódico, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives au spectacle :
- Ressource relative à l'architecture :
