Theodore Anthony Sarandos Jr. (né le ) est un dirigeant américain des médias, actuel codirecteur général de Netflix depuis 2020[1],[2],[3],[4].

Ted Sarandos
Ted Sarandos en 2024
Fonctions
Directeur général
Netflix
depuis le
Membre du conseil d'administration
Netflix
depuis le
Biographie
Naissance
(62 ans)
Long Branch (New Jersey, États-Unis)
Nationalité
Domicile
Hancock Park (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Glendale Community College (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Homme d'affaires, chief content officer, producteur de cinémaVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Nicole Avant (en) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Netflix (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Time 100 ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Enfance et éducation

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Sarandos est né le à Long Branch, dans le New Jersey, et a grandi à Phoenix, en Arizona[5],[6],[7]. Son père, Theodore Sarandos Sr., était électricien et sa mère femme au foyer. Son grand-père, Alex Karyotakis, a émigré aux États-Unis depuis l'île grecque de Samos et a changé son nom pour Sarandos[8],[9].

Durant son enfance, il passe des heures à regarder des séries télévisées comme I Love Lucy, Le programme Jack Benny et Le spectacle d'Andy Griffith. Il a déclaré que sa famille voyageant peu "le seul moyen de découvrir le monde se faisait à travers les livres, les films et la télévision"[10]. À l'adolescence, en travaillant dans un vidéo-club, il acquiert une solide culture cinématographique et télévisuelle et développe une intuition pour comprendre les goûts du public[10] Alors qu'il écrit pour le journal de son lycée, Sarandos a rencontré et interviewé l'acteur Ed Asner, venu à Phoenix pour une réunion locale de la Guilde des acteurs de cinéma. Asner, alors au sommet de sa gloire avec la série Lou Grant, présente Sarandos à d'autres personnalités du monde du divertissement, lui permettant de réaliser d'autres entretiens et de faire le lien entre ses intérêts pour le divertissement, la politique et le journalisme[11]. Sarandos fait ses études à l'Alhambra High School de Phoenix puis fréquente le Glendale Community College à Glendale, en Arizona, pendant deux ans, avant d'abandonner ses études[12],[13],[5].

Carrière

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Début de carrière (1983–2000)

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Il est promu gérant de magasin de la chaîne Cassettes West en 1983 et a gère des vidéo-clubs jusqu'en 1988[2],[14]. En 1988, Sarandos devient directeur régional des ventes et des opérations pour l'une des plus grandes sociétés de distribution de vidéos aux États-Unis, East Texas Distributors (ETD). Jusqu'en , il occupe le poste de vice-président des produits et du merchandising pour la chaîne Video City/West Coast Video, qui comptait près de 500 magasins[13],[15]. Durant son passage chez West Coast Video, il est chargé de négocier les accords commerciaux pour assurer la transition de l'entreprise du format VHS au format DVD[11].

Netflix (de 1999 à aujourd'hui)

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Après avoir rencontré Reed Hastings, PDG de Netflix, en 1999, Sarandos rejoint Netflix en 2000[14],[16]. Il occupe aujourd'hui le poste de codirecteur général. Auparavant, il exerçait la fonction de directeur des contenus, supervisant les programmes originaux et les activités de divertissement de Netflix[17],[18].

Sarandos a été chargé de lancer la première série de programmes originaux de Netflix, en commençant par Lilyhammer, puis en continuant avec House of Cards, la série de David Fincher avec Kevin Spacey[14]. Avec House of Cards, acquise pour 100 millions de dollars en [2], Sarandos a instauré le modèle propre à Netflix consistant à commander d'emblée plusieurs saisons d'une séries sans passer par l'étape traditionnelle de l'épisode pilote[19],[20]. Sarandos considère que l'accent mis sur la croissance du nombre d'abonnés reflète d'avantage la santé financière de l'entreprise que les audiences. Cette approche à toutefois évoluée depuis que Netflix a décidé de lancer un modèle financé par la publicité. Cela permet aux utilisateurs de payer un abonnement à un prix plus faible, mais les oblige à visionner de la publicité durant leur programme[21].

Sarandos utilise des algorithmes [22],[23] pour prédire quels programmes les téléspectateurs voudront regarder, et ce avant même leur production[14]. Son équation personnelle se concentre à 30% sur le jugement (en tant que priorité la plus élevée), et à 70% sur une base de données[24]. Il a également déclaré que l'accent était mis sur le public et qu'il n'y avait pas de grille de programmation, ce qui est généralement utilisée par les chaînes de télévisions traditionnelles. Les critères de succès sont les suivants : le taux de complétion (si public regarde le programme jusqu'au bout), la vitesse à laquelle une série est visionnée, ainsi que l'accueil critique et l'engouement des fans. Sarandos a déclaré que l'objectif est qu'une série se poursuive sur plusieurs saisons afin de fidéliser les fans[25]. Selon lui, ce modèle permet aux spectateurs de garder le contrôle et de ne regarder que les contenus qu'ils apprécient[26],[27]. Il explique que Netflix agrège ses audiences sur une très longue période, ce qui permet à l'entreprise de prédire le succès potentiel d'un programme grâce à un modèle de régression[28].

Sarandos a ouvertement exprimé sa volonté de s'écarter des modèles de télévision traditionnels [29], qualifiant le système de diffusion classique d'archaïque. Il envisage ce nouveau modèle comme un moyen de placer les besoins et les envies des consommateurs au premier plan,[11],[30],[14],[31]. La portée internationale ainsi que la stratégie de la longue traîne constituent également des éléments essentiels du modèle économique de Netflix. Le financement repose généralement sur un paiement forfaitaire initial élevé, sans intéressement ultérieur aux recettes pour les talents et les créateurs, en particulier pour les contenus originaux dont Netflix détient les droits[32],[33]. Sarandos a déclaré qu'il envisageait la marque Netflix comme reposant sur la personnalisation. Il a précisé que la décision de de se concentrer sur une offre de contenus diversifiés, répondant aux goût d'un large public, relevait d'un choix délibéré de la part de l'entreprise [34] - une stratégie qui ne consisterait pas à miser une unique série phare à laquelle Netflix serait identifié, mais plutôt sur des programmes de qualité destinés à des audiences variées[27].

Sarandos a déclaré concevoir Netflix avant tout comme un produit numérique. Il estime que l'équilibre économique pencherait en faveur de la diffusion de contenus dématérialisés (streaming) plutôt que de supports physiques, les coûts de production diminuant à mesure de la haut débit et l'entreprise elle-même se développerait. Cette analyse a motivé le désengagement progressif de l'activité de location de DVD au profit d'un nouveau modèle axé sur le streaming et la production de programmes originaux[28]. Lors d'une présentation devant l'Association des critiques de télévision en 2016, Sarandos a annoncé qu'il prévoyait une augmentation considérable des investissements consacrés aux productions originales[27],[25].

En 2020, Netflix annonce la nomination de Ted Sarandos aux postes de co-directeur général et de membre du conseil d'administration de l'entreprise[35]. Le , Hastings quitte ses fonctions de co-directeur général pour devenir président exécutif du conseil d'administration. Greg Peters est alors nommé co-directeur général aux côtés de Sarandos[36].

Travail au sein du conseil d'administration et du conseil consultatif

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Sarandos est membre de plusieurs conseils d'administration, dont:[15] Academy Museum of Motion Pictures, conseil d'administration [37], Exploring The Arts, conseil d'administration,[38] American Cinematheque, conseil d'administration,[39] American Film Institute, conseil d'administration,[40] Peabody Awards, conseil d'administration,[41] Spotify, Conseil d'administration[42],[43].

Vie privée

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De sa première union avec Michelle Sarandos[44], il a deux enfants : la productrice Sarah Sarandos et le monteur Anthony Sarandos[45]. En 2009, Sarandos épouse l'ancienne Ambassadeur des États-Unis aux Bahamas (2009-2011) Nicole Avant, fille de l'ancien président de Motown, Clarence Avant[15]. Le couple réside dans le quartier de Hancock Park à Los Angeles, après avoir à Beverly Hills, en Californie, ville natale de Nicole Avant[46],[47]. En 2013, le couple fait l'acquisition d'une maison en bord de mer à Malibu, ayant appartenu à David Spade [48] Sarandos est Catholique[45].

En 2009, Ted Sarandos et son épouse ont organisé une levée de fonds en Californie du Sud pour la campagne présidentielle de 2012 de Barack Obama, récoltant plus de 700 000 dollars pour le candidat Démocrate[49],[50].

Distinctions

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Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ted Sarandos » (voir la liste des auteurs).
  1. Snider, « Netflix names Ted Sarandos as co-CEO, surpasses subscriber forecast during coronavirus pandemic », USA Today (consulté le )
  2. 1 2 3 David Segal, « The Netflix Fix », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Lisa Richwine, Dawn, « Netflix co-founder Hastings steps down as CEO as company adds subscribers », Reuters, (lire en ligne, consulté le )
  4. (en) « Netflix co-founder Reed Hastings steps down as CEO of streaming company », The Guardian, (consulté le )
  5. 1 2 Turvill, « Netflix's Ted Sarandos: We make TV for the people, not the critics », The Times,
  6. « How Ted Sarandos went from video store clerk to Netflix co-CEO », Spectrum News 1
  7. Diamond, « How Fort Monmouth got Netflix and one of the world's biggest movie studios », Asbury Park Press,
  8. « Ted Sarandos Talks Netflix Boom and Greek Heritage », YouTube,
  9. « The Greek-American who revolutionized Netflix », eKathimerini
  10. 1 2 Edwardes, « Netflix's Ted Sarandos: The most powerful person in Hollywood? », Standard.co.uk, Evening Standard,
  11. 1 2 3 Giselle Fernandez, « Big Shots: Full Conversation with Ted Sarandos », Los Angeles, (lire en ligne [vidéo] interview, consulté le )
  12. Karina Bland, « What Ms. Fiedler taught me about telling stories », The Arizona Republic, (lire en ligne, consulté le )
  13. 1 2 Jane Martinson, « Netflix's Ted Sarandos: 'We like giving great storytellers big canvases' », The Guardian, (lire en ligne, consulté le )
  14. 1 2 3 4 5 Stuart Jeffries, « Netflix's Ted Sarandos: the 'evil genius' behind a TV revolution », The Guardian, (lire en ligne, consulté le )
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  19. Dawn C. Chmielewski, « Ted Sarandos upends Hollywood with Netflix revolution », Los Angeles Times, (lire en ligne, consulté le )
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Liens externes

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