Atsuta-jingū

sanctuaire shintoïste de Nagoya
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L'Atsuta-jingū (熱田神宮?) est un sanctuaire shintoïste de Nagoya, dans l'arrondissement Atsuta établi en l'an 43 sous l'empereur Keikō[1]. Il est considéré comme le second sanctuaire le plus sacré du Japon et un des chokusaisha.

Atsuta-jingū
Image illustrative de l’article Atsuta-jingū
Le hall des prières.
Présentation
Nom local 熱田神宮
Culte Shintoïsme
Type Sanctuaire
Site web Site en anglais
Géographie
Pays Drapeau du Japon Japon
Ville Nagoya
Coordonnées 35° 07′ 39″ nord, 136° 54′ 30″ est
Géolocalisation sur la carte : Japon
(Voir situation sur carte : Japon)
Atsuta-jingū

Il renferme notamment l'épée légendaire Kusanagi, l'un des trois trésors impériaux du Japon, ainsi que plus de 4 000 autres trésors nationaux, témoignant de ses deux millénaires d'histoire.

Le culte du sanctuaire, appelé Atsuta Shinkō, s'est largement diffusé à travers tout le Japon au moyen d'environ deux mille sanctuaires d'émanation (bunsha), bien que ses fidèles soient particulièrement nombreux dans la région du Tōkai. C'est la tradition selon laquelle l'épée sacrée de Kusanagi, l'une des trois insignes impériales (sanshu no jingi), y est conservée, ainsi que la position centrale du sanctuaire au sein du Tōkai, qui expliquent sa popularité en tant que lieu de culte depuis l'Antiquité[2].

Cinq divinités sont vénérées aux côtés du kami principal du sanctuaire; quatre d'entre elles, Amaterasu ōkami, Susanoo no mikoto, Yamato Takeru no mikoto et Miyasuhime no mikoto, sont liées à la légende fondatrice du sanctuaire. Lorsque Yamato Takeru soumit les provinces de l'est sous le règne de l'empereur Keikō, Yamatohime no mikoto lui remit l'épée Ame no murakumo, que Susanoo avait auparavant arrachée à Yamata no Orochi. Après sa conquête d'Ezo, Yamato Takeru confia l'épée sacrée à Miyasuhime no mikoto, fille du gouverneur (kuni no miyatsuko) d'Owari; il mourut alors qu'elle se trouvait encore en sa possession. Miyasuhime consacra alors l'épée à Atsuta comme "trésor sacré du symbole céleste" (amatsu mishirushi no kandakara)[3].

Miyasuhime no mikoto et Takeinaho no mikoto ont, du point de vue de la dévotion régionale, reçu une attention particulière: Miyasuhime, fille du gouverneur d'Owari, a longtemps été célébrée dans les traditions du clan Owari. À l'époque médiévale, la mère de Minamoto no Yoritomo étant la fille d'un grand-prêtre du sanctuaire d'Atsuta, Yoritomo et d'autres membres de la classe guerrière lui vouèrent une dévotion particulière. C'est parce que l'un des symboles de la succession impériale (kōikeishō) y est conservé, afin de rapprocher son rang de celui du sanctuaire d'Ise, que le sanctuaire d'Atsuta reçut en 1868 l'autorisation d'utiliser le titre de "Jingū"[4].

Notes et références

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  1. Correspondant à 113 AD, selon le Nihon Shoki.
  2. (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, (ISBN 9788868667603), p. 576
  3. (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, (ISBN 9788868667603), p. 577
  4. (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, (ISBN 9788868667603), p. 578

Bibliographie

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