Tenda Ratshitanga
Tendamudzimu Robert Ratshitanga, né en 1940 et mort en septembre 2010, est un militant, homme politique et écrivain sud-africain. Il est connu pour sa poésie en tshivenda.
Militant opposé à l'apartheid dans le bantoustan de Venda, il représente brièvement le Congrès national africain (ANC) à l'Assemblée nationale après 1994, avant de rejoindre la fonction publique. Il siège au conseil de la municipalité de district de Vhembe au moment de sa mort.
Biographie
modifierEnfance, formation et débuts
modifierTendamudzimu Robert Ratshitanga naît en 1940 à Mulenzhe, dans l'ancienne province du Transvaal. Il est le fils d'un chef venda[1]. Avec son frère aîné, Rashaka Ratshitanga[1], il s'engage dans l'opposition à l'apartheid au sein du bantoustan de Venda[2].
Il publie son premier recueil de poésie, Vhungoho na Vivho, dont le titre signifie « La vérité et la jalousie » en tshivenda, en 1972. Il fait paraître d'autres œuvres, dont l'anthologie Dis-le-lui, mère en 1976[1]. À partir des années 1980, plusieurs de ses poèmes sont étudiés dans les écoles publiques et à l'université de Venda[1],[2],[3]. Pendant l'apartheid, il fonde également le journal The Bugle[3].
Parcours
modifierRatshitanga est arrêté au début du mois de novembre 1983. En mars 1984, il est condamné en vertu de la loi sur le terrorisme pour avoir aidé trois militants opposés à l'apartheid à échapper à une arrestation[1]. Il refuse de plaider coupable de trahison, estimant que le Venda ne constitue pas un État contre lequel une trahison peut être commise[1]. Il purge une peine de cinq ans d'emprisonnement[1].
Après la levée de l'interdiction du Congrès national africain en 1990, il participe à la création de sections du parti dans le nord du Transvaal, selon Collins Chabane[2],[3].
À la suite de la transition démocratique, il siège brièvement à l'Assemblée nationale[3]. Il n'est pas élu lors des élections générales de 1994[4], mais prête ensuite serment pour pourvoir un siège devenu vacant au cours de la législature[5].
Il rejoint ensuite la fonction publique. Il exerce la fonction de responsable provincial de la National Intelligence Agency dans le Limpopo. Il siège également comme conseiller de la municipalité locale de Thulamela (en), puis de la municipalité de district de Vhembe[3]. Au moment de sa mort, il représente l'ANC comme whip en chef du conseil de Vhembe[2],[3].
Vie privée et mort
modifierTendamudzimu Robert Ratshitanga est marié à Christinah Ratshitanga. Il meurt en septembre 2010 à l'hôpital de Tshilidzini, à la suite d'une courte maladie[2],[3].
Le président Jacob Zuma lui accorde des funérailles provinciales officielles. Le ministre Collins Chabane et le Premier ministre du Limpopo, Cassel Mathale (en), prononcent des éloges funèbres[2],[3].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 « Tendamudzimo Robert Ratshitanga (South Africa) », Index on Censorship, vol. 13, no 4, , p. 38–38 (ISSN 0306-4220, DOI 10.1080/03064228408533762, lire en ligne
) - 1 2 3 4 5 6 (en) « Poet and activist Ratshitanga is buried », Sowetan, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 « Tendamudzimu Ratshitanga laid to rest », Zoutnet, (consulté le )
- ↑ « Minutes of proceedings of the Constitutional Assembly », Department of Justice and Constitutional Development, (consulté le )
- ↑ « Members of the National Assembly » [archive du ], Parliament of South Africa, (consulté le )