Tenrikyō
Le tenrikyō (天理教) est un mouvement religieux d'origine japonaise appartenant au groupe des shinshūkyō (les nouveaux mouvement religieux du Japon). Au début du XXIe siècle, les principales actions de tenrikyō sont situées au siège de l'Église tenrikyō (Tenri, Nara, Japon), qui soutient 16 833 églises gérées localement au Japon[1], la construction et l'entretien de l'oyasato-yakata et diverses organisations. Elle compte 1,75 million d'adeptes au Japon et on estime qu'elle en compte plus de 2 millions dans le monde[2].
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Congrégations et associations religieuses |
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Tenri Times |
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Histoire
modifierLe tenrikyō a été fondé le par Nakayama Miki, connue sous le nom d'Oyasama. Le Dieu-parent, Oyagami ou Tenri-Ō-no-Mikoto lui aurait révélé sa volonté de sauver les êtres humains.
Nakayama Miki naquit en 1798 dans le village de Sanmaiden, district de Yamanobe (province de Yamato), fille aînée du chef de village Maegawa Masanobu ; elle fut mariée à douze ans à Nakayama Zenbei, du village de Shōyashiki. À la suite de son expérience mystique, elle se dépouilla de tous ses biens au profit des pauvres, avant de se consacrer, à partir des années 1850, à des rites de guérison, notamment pour assurer des accouchements sans danger (obiya yurushi) et guérir des maladies telles que la variole, suscitant un prosélytisme croissant à partir de 1864. En 1875, elle désigna l'ancienne résidence familiale des Nakayama Miki comme le jiba, le lieu de naissance de l'humanité, et entreprit la construction du kanrōdai, un pilier sacré; les autorités interrompirent cependant les travaux par la force, et Nakayama Miki fut arrêtée à plusieurs reprises. Elle mourut le 18 février 1887, à l'âge de quatre-vingt-dix ans; le tenrikyō considère cependant, selon le principe du zonmei no ri, que son âme demeure vivante, en tant qu'esprit gardien résidant dans la famille Nakayama, désignée comme la "demeure originelle" (moto no yashiki) du mouvement[3].
Reconnu en 1888 sous le nom de Shintō Tenri kyōkai, le mouvement subit un contrôle croissant du gouvernement de l'ère Meiji, notamment à travers un décret hostile de 1896 (himitsu junrei) et une campagne médiatique l'accusant d'être une religion immorale (inshi jakyō), le contraignant à organiser rituels et doctrines dans le cadre du shintoïsme d'État. Il obtint le statut de religion indépendante en 1908[4].
Enseignement
modifierD’après l’enseignement du tenrikyō, Oyagami, le Dieu-parent, aurait créé ce monde humain afin de mener les personnes à la vie de joie qui est cultivée par des actes de charité et de pleine conscience appelés hinokishin. La vie de joie est donc le but de l’existence humaine. Par conséquent, les humains seraient tous frères et sœurs.
Selon cet enseignement, chaque être humain emprunte un corps à Oyagami et seul son cœur lui appartient en propre. La vie de joie dans ce monde dépend du cœur de chacun. Les différents problèmes tels que les maladies, les guerres, les problèmes sociaux et autres sont causés par l'ignorance des personnes croyant pouvoir vivre grâce à leurs propres forces et ignorant l’existence et la protection que donne chaque jour Oyagami.
Dans cet enseignement, toute pensée qui n’est pas en accord avec la volonté divine se voit assimilée à de la poussière qui obscurcit les cœurs et provoque toutes les souffrances. Qu’elles soient d’ordre physique, psychologique ou autres, celles-ci ne sont pas infligées par un dieu vengeur mais sont le moyen choisi par Oyagami pour avertir les humains que leurs cœurs ne sont pas conformes à son dessein.
Après avoir reçu de tels avertissements, il est dit que, si l'on prend conscience de la protection d’Oyagami, il est alors possible de surmonter toutes les difficultés de quelque ordre que ce soit et de trouver une source de joie dans tout ce qui arrive au cours de la vie.

Tenrikyō et sport
modifierSelon les principes religieux de tenrikyō, il faut être reconnaissant envers Oyagami pour la mise à disposition d'un corps et célébrer la vie de joie par des performances sportives. En conséquence, l'enseignement du sport est important à l'Université de Tenri et au lycée attaché au mouvement religieux, qui a remporté à plusieurs occasions le tournoi national de baseball au Stade Kōshien. Plusieurs champions olympiques de judo sont des anciens étudiants de l’Université de Tenri[5].
Tenri-Ō-no-Mikoto
modifierTenri-Ō-no-Mikoto (天理王命) est le nom du Dieu unique et créateur de tout l'univers de la religion tenrikyō. Le nom le plus utilisé pour désigner Tenri-Ō-no-Mikoto en dehors du rituel est « Dieu le parent »; en japonais, le nom commun équivalent est Oyagamisama. Dans le tenrikyō, Dieu n'a pas de genre.
Les adeptes du tenrikyō varient dans leur compréhension de ce créateur, de la compréhension première d'un esprit (kami, dieu/divinité), en passant par la causalité naturelle sous-jacente (tsukihi, Lune-Soleil) et finalement à une compréhension d'une relation parentale entre le créateur et eux-mêmes (oya, parent). Cette progression de la compréhension est un enseignement clé du tenrikyō où il est admis que tout doit procéder « pas à pas », par petites étapes de compréhension plutôt que par grands sauts de foi.
En 1880, afin d'échapper aux incessantes persécutions du gouvernement, le tenrikyō se place de lui-même sous l'administration d'un temple shugendō appelé le Jifuku-ji. Au cours de cette période, Tenri-Ō-no-Mikoto est officiellement appelé Tenrin-Ō-Nyorai (en) et les kanji de divers autres divinités sont changés mais en 1890, le tenrikyō reçoit l'approbation du gouvernement de Meiji et les noms originaux sont restaurés[6].
Bibliographie
modifierLivres en français[7]:
- Histoire d’Oyasama (Volume 1, 2) (劇画 教祖物語)
- La vie modèle d’Oyasama (ひながた紀行)
- Progressions ensemble sur la voie (共に歩もうこの道を)
- Vers la réalisation de la vie de joie (陽気ぐらしに向かって)
- La vie de joie (陽気ぐらし)
- Avant de suivre le Besseki: ce que l’on doit savoir (別席を運ぶ前に)
- Tenrikyô: Qu’enseigne-t-il ? (天理教とは)
- Tenri-Ô-no-Mikoto: Afin de mieux reconnaître Dieu (天理王命とはいかなる神か)
- Disciples d’Oyasama: fondatrice de Tenrikyô (先人素描)
- Principes pour délivrer l’homme des maux physiques (身上さとしの原理)
- Catechisme de Tenrikyo (信仰問答)
- Pensées contemporaines et Tenrikyô (現代思潮と天理教)
- Méditation sur la Doctrine (教理随想)
- Enfantement aisé: pour les futures mères (をびやのはなし)
- Commentaire sur le Mikagura-uta, les Hymnes pour le Service (みかぐらうた講義)
- Pour se familiariser avec les Hymnes sacrées, Mikagura-uta (みかぐらうたに親しむために)
- La voie du modèle (ひながたの道)
- Service et rites (おつとめ及び祭儀式)
- Guide des Sanctuaires, des monuments et autres établissements (おやさと・史跡案内)
- Guide pour Oyasato: Le foyer natal (写真集 「おやさと」)
- Eléments de référence pour la vie d’Oyasama (教祖伝用語 ・写真集)
- Anecdotes sur la vie d’Oyasama: La fondatrice de Tenrikyô (稿本天理教教祖伝逸話篇)
- La vie d’Oyasama: La fondatrice de Tenrikyô (稿本天理教教祖伝)
- La doctrine de Tenrikyô (天理教教典)
- Osashizu: Prescriptions divinos (extraits) (おさしづ抄)
- Mikagura-uta: Hymnes pour le Service (みかぐらうた)
- Ofudesaki: Écrits au fil du pinceau Divin (おふでさき フランス語訳ポケット版)
Références
modifier- ↑ Japanese Ministry of Education, « Shuukyou Nenkan, Heisei 14-nen (宗教年鑑平成14年) » [PDF],
- ↑ Stuart D. B. Picken, Historical dictionary of Shinto, Rowman & Littlefield, (ISBN 0-8108-4016-2), p. 223
- ↑ (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, (ISBN 9788868667603), p. 322-323
- ↑ (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, (ISBN 9788868667603), p. 323-324
- ↑ M. Okuyama, New Religions in Kōshien. Religious Identity and High School Baseball, Japanese Journal of Religious Studies 48/2 (2021), p. 341–363. dx.doi.org/10.18874/jjrs.48.2.2021.341-363.
- ↑ Henry van Straelen. The Religion of Divine Wisdom: Japan's Most Powerful Religious Movement dans Folklore Studies, vol. 13, (1954), pp. 1-166
- ↑ Livres en français. Doyusha.
