Teolindo Soto y Barro

homme politique espagnol (1848-1906)

Teolindo Soto y Barro, né à Mañón en 1848 et mort à Ortigueira le , est un avocat et homme politique espagnol, de Galice. Il est député de 1886 à 1896 et sénateur de 1905 à sa mort.

Teolindo Soto Barro
Teolindo Soto y Barro et son épouse Leonor Reguera Hernández.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
As Grañas do Sor (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nationalité
Activités
Enfants
Leonor Soto y Reguera (d)
José Soto Reguera (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Louis de Funès (petit-fils en lignée féminine)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

modifier

Il étudie le droit à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle[1]. Il est juge de paix d'Ortigueira en 1876. Il devient notaire public en 1878 et exerce à Lugo puis à Madrid. En tant qu'avocat, il compte parmi ses clients les chemins de fer espagnols[2],[3]. Membre du parti libéral, Il est élu député de la circonscription électorale de Lugo aux élections générales de 1886 et réélu aux élections générales de 1893[1]. Il n'est pas très actif au Congrès[1]. Il a été fondateur et président du Círculo das Artes de Lugo en 1881 et 1885[1].

Il obtient un poste de notaire à Madrid en 1886[1]. Il est ensuite nommé archiviste général des protocoles de Madrid[1]. Il vit alors entre la cour madrilène, Ortigueira et Lugo[1]. Après la fin de son mandat de député en 1896, il se recentre son métier[1]. Plus tard, il est sénateur de la province de Pontevedra de 1905 à sa mort[1]. Un éventuel poste de ministre lui est proposé par le futur président du Conseil des ministres Antonio Aguilar y Correa[1].

Leonor, fille de Teolindo Soto y Barro et mère de Louis de Funès.

Il épouse Leonor Reguera Hernández et a cinq enfants dont José Soto Reguera (gl), avocat et politicien, à son tour député à plusieurs reprises (dans différentes circonscriptions dont Lugo), et une fille, Leonor Soto Reguera (Ortigueira, Montmorency, [4]).

Malgré son opposition, sa fille épouse un avocat désargenté de Malaga, Carlos Luis de Funes de Galarza, et part avec lui pour la France[2],[3],[5] : ils ont trois enfants, Marie dite « Mine » (Maria Teolinda Leonor Margarita, Courbevoie, [6]Paris,  ; mariée en secondes noces avec le réalisateur François Gir), Charles (Carlos Teolindo Javier, Courbevoie, mort pour la France, Rethel, ) et l'acteur comique Louis de Funès (, Courbevoie (Hauts-de-Seine)[7],[3]. Après l'enlèvement de sa fille Leonor par Carlos de Funes, Teolindo Soto y Barro a consenti à accepter l'union et à doter sa fille confortablement[5]. Son beau-fils, aventurier beau parleur, perd l'essentiel de cette dot dans une arnaque[2],[8]. Teolindo Soto y Barro meurt d'un infarctus en apprenant la nouvelle[8].

Dans sa nécrologie, le journal madrilène El Liberal (es) parle de « l'un des plus grands esprits d'Espagne », à la « culture universelle » et doté d'« éloquence merveilleuse et inusitée », qui « n'a pas brillé autant qu'elle aurait dû, car la modestie et les obligations professionnelles l'ont confinée dans une obscurité volontaire »[1].

Notes et références

modifier
(gl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en galicien intitulé « Teolindo Soto Barro » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (es) Fernando Salgado, « El abuelo de Louis de Funès », sur globalgalicia.org, La Voz de Galicia, (consulté le ).
  2. 1 2 3 Dicale 2009, p. 11.
  3. 1 2 3 Loubier 2014, p. 12.
  4. Extrait du registre d'état civil pour l'année 1957 de la ville de Montmorency (Val-d'Oise) : « Le vingt-cinq octobre mil-neuf-cent-cinquante-sept, à seize heures, est décédée 6, rue Le Laboureur, Léonor Soto y Réguéra, domiciliée 14, rue Germain-Pilon à Paris, 18e arrondissement, née à Ortiguera (Espagne), le vingt et un janvier mil-huit-cent-soixante-dix-huit, sans profession, fille de père et mère décédés dont les noms sont inconnus du déclarant, veuve de de Funès, prénoms également inconnus. Dressé le vingt-huit octobre mil-neuf-cent-cinquante-sept, dix heures trente minutes, sur la déclaration de Georges Oliveres, quarante et un ans, employé, domicilié à Montmorency, 5 rue Grétry, qui lecture faite a signé avec nous, Armand Piednoir, adjoint au Maire de Montmorency, officier de l'état civil par délégation. [Signatures]. ».
  5. 1 2 de Funès et de Funès 2005, p. 19.
  6. Courbevoie Naissances 1907, cote E_NUM_COU_N1907, page 115/217, acte N°359
  7. Courbevoie Naissances 1914, cote E_NUM_COU_N1914, page 97/174 acte N°366
  8. 1 2 Loubier 2014, p. 13.

Voir aussi

modifier

Articles connexes

modifier

Bibliographie

modifier

Liens externes

modifier