Les terrasses baha’ies du Centre mondial baha’i, connues aussi sous le nom de jardins suspendus de Haïfa, sont des jardins en terrasses aménagés autour du mausolée du Báb sur le mont Carmel à Haïfa, en Israël. Ces jardins, situés au cœur de la ville, forment un ensemble de dix-neuf terrasses qui s’étendent le long du versant nord du mont Carmel et encadrent le mausolée du Báb, à dôme doré, lieu de repos du fondateur du babisme, considéré dans la foi bahá’íe comme le précurseur de Bahá’u’lláh[1]. Depuis 1909, le sanctuaire du Báb constitue un lieu de pèlerinage central pour les Bahá’ís et est devenu le monument le plus emblématique et le plus facilement reconnaissable de Haïfa[2],[3]:25.

Terrasses baha'ies
Les terrasses et le mausolée du Báb
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Carte

La composition met en valeur un axe architectonique principal qui relie symboliquement le site au mausolée de Baháʼu'lláh, situé dans le complexe bahá’i au nord d’Acre, et les jardins offrent des vues panoramiques sur la ville, les collines de Galilée et la mer Méditerranée[4][1]. L’architecte de l’ensemble est Fariborz Sahba, d’origine iranienne et établi au Canada.

En 2008, les jardins baha’is de Haïfa et cuex d’Acre ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de leur « valeur universelle exceptionnelle » en tant que lieux saints et sites de pèlerinage de la foi bahá’íe[4],[5].

Histoire

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Mont Carmel en 1894

À la fin du XIXᵉ siècle, Bahá’u’lláh, fondateur de la foi bahá’íe, est exilé par les autorités persanes et ottomanes et transféré avec sa famille à Acre, alors colonie pénitentiaire de la Palestine ottomane, où il passe les dernières années de sa vie[6]. Lors d’une visite à Haïfa en 1890, il désigne à ʻAbdu'l-Bahá l’emplacement, sur le mont Carmel, où devra être édifiée la dernière demeure du Báb, fondateur du babisme ou la foi babie et précurseur de la foi bahá’íe, dont les restes, d’abord inhumés en Perse, sont progressivement transférés vers la Terre sainte[6].

Mausolée du Báb en 1909

Cette photographie de 1909 montre le sanctuaire du Báb à une étape ancienne de son développement architectural, à une époque où les fidèles de la foi bahá’íe commençaient déjà à s’y rendre en pèlerinage[2],[3]:25.

La construction des terrasses baha’ies démarra en 1987 et les terrasses ont été officiellement ouvertes au public les 22 et lors de cérémonies rassemblant plusieurs milliers de bahá’ís et d’invités de nombreux pays[6].

Organisation et structure des terrasses

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Les terrasses supérieures depuis le mausolée

Les terrasses baha'ies se composent de neuf cercles concentriques formant la géométrie principale des dix-huit terrasses[7]. Les jardins s'étendent sur près d’un kilomètre sur le versant nord du mont Carmel, couvrant environ 200 000 m2 (20 ha) de terres, et sont reliés entre eux par des séries d’escaliers le long desquels coulent deux canaux artificiels en cascade[7]. En un demi-siècle, cet ensemble a transformé un flanc de montagne rocailleux en une succession de terrasses soigneusement aménagées, souvent comparée à un « jardin à la française » : pelouses au millimètre, massifs de fleurs entretenus, allées de gravier coloré, bassins et fontaines, parmi des arbres exotiques, des oliviers anciens et de nombreux rosiers[8]:195[9][10].

Végétation et aménagement

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Une des terrasses supérieures

Sur près d’un kilomètre de dénivelé, les terrasses présentent un paysage très ornemental où les pelouses, les parterres de fleurs et les haies sont structurés par des allées de gravier, des escaliers, des bassins et des fontaines, et mis en valeur par une végétation mêlant arbres exotiques, oliviers anciens et rosiers[8]:195[9][10].

Patrimoine mondial de l’UNESCO

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Les lieux saints bahá’ís de Haïfa et de la Galilée occidentale, qui incluent notamment les terrasses du mausolée du Báb sur le mont Carmel et le mausolée de Baháʼu'lláh près d’Acre, ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008, en raison du témoignage qu’ils apportent sur l’importance du pèlerinage dans la tradition bahá’íe et de leur forte signification religieuse. L’ensemble regroupe vingt‑six bâtiments, monuments et sites répartis sur onze emplacements à Acre et Haïfa, comprenant des mausolées, des maisons, des jardins, un cimetière et un important noyau de bâtiments modernes de style néoclassique abritant des fonctions administratives, des archives et un centre de recherche[11],[5],[12],[13],[14]

Notes et références

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Bibliographie

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Littérature académique

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(en) Omid Ghaemmaghami (dir.), The World of the Bahá'í Faith, Oxfordshire, Routledge, coll. « Routledge Worlds », , 442‑449 (ISBN 978-1-138-36772-2, DOI 10.4324/9780429027772-4), « The life of the Báb »

  • (en) Hossein Amanat, « Haifa », dans Encyclopædia Iranica, (lire en ligne)
  • Moojan Momen, « Bahá’í World Center », Bahá’í Encyclopedia Project, Evanston, Illinois, National Spiritual Assembly of the Bahá’ís of the United States, (lire en ligne, consulté le )

Rapports et documents officiels

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Articles de presse et médias

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(ar) « Baha'i Gardens », Archaeological Sites in Palestine, Our Palestine, (lire en ligne [archive du ], consulté le )

  • (ar) Yaron Karmi, « حدائق البهائيين في حيفا - كل ما تحتاج معرفته لترتيب جولة », Haifa News, Haïfa, (lire en ligne [archive du ], consulté le )

Ouvrages généraux

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  • John Bowker, Atlas de la Terre sainte vue du ciel, Chine, Véga / Tredaniel, , 256 p. (ISBN 978-2-85829-570-8), p. 243
  • (en) Michael V. Day, Journey To A Mountain : The Story of the Shrine of the Bab (1850-1921), vol. 1, George Ronald, (ISBN 978-0853986034)
  • Colette Gouvion et Philippe Jouvion, « Les jardiniers de Dieu : à la rencontre de cinq millions de bahá’ís », sur Médiathèque bahá’ie, Tacor International, (consulté le )
  • Petit Futé, « Jardins baha'is », sur Petit Futé, (consulté le )
  • Daniel Robinson, Orlando Crowcroft, Anita Isalska, Dan Savery Raz et Jenny Walter, Israël et les Territoires palestiniens, Baume-les-Dames (Doubs), Lonely Planet, , 480 p. (ISBN 978-2-81617-133-4), p. 195

Liens externes

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Voir aussi

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