Tétraogalle du Tibet
Tetraogallus tibetanus
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Galliformes |
| Famille | Phasianidae |
| Genre | Tetraogallus |
Répartition géographique
- Présent à l'année.
Statut CITES
Le Tétraogalle du Tibet (Tetraogallus tibetanus) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.
Répartition et sous-espèces
modifierSelon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[1], le Tétraogalle du Tibet est représenté par 6 sous-espèces (ordre phylogénique) :
- Tetraogallus tibetanus tschimenensis Sushkin, 1926 — Cordillère du Kunlun et Altyn-Tagh ;
- Tetraogallus tibetanus tibetanus Gould, 1854 — est du Pamir (Tajikistan), l’est de l’Afghanistan, le nord-ouest de l’Inde et l’ouest du plateau tibétain ;
- Tetraogallus tibetanus aquilonifer Meinertzhagen, R & Meinertzhagen, A, 1926 — nord du Népal, le Sikkim, le Bhoutan, le nord de l’Assam et le sud du Xinjiang ;
- Tetraogallus tibetanus yunnanensis Yang, L & Xu, Y, 1987 — nord du Yunnan ;
- Tetraogallus tibetanus henrici Oustalet, 1892 — est du Tibet, l’ouest du Sichuan ;
- Tetraogallus tibetanus przewalskii Bianchi, 1907 — Qinghai, ouest du Gansu et nord du Sichuan.
Habitat
modifierLe tétraogalle du Tibet vit habituellement entre 3500m et 5500m, c’est-à-dire plus haut que le tétraogalle de l’Himalaya. Il affectionne les prairies alpines dénudées ou à herbe rase, parsemées de gros rochers qui servent à la fois de perchoirs et de protection contre le soleil et les prédateurs[2]. Li, Shi & Liu (2008)[3] le disent fréquent autour des monastères en raison de la protection dont il y bénéficie et du complément alimentaire distribué par les moines. Il peut descendre jusqu’à 2400m lors des hivers rigoureux mais évite toujours les bordures forestières, même dans les pires conditions climatiques.
Alimentation
modifierL’alimentation consiste en baies, graines, racines, pousses et petits insectes. Les jeunes consommeraient plutôt de jeunes pousses[4].
Mœurs
modifierSauf pendant la saison de reproduction, le tétraogalle du Tibet vit en compagnies qui, en hiver, peuvent compter plus de 50 individus. Certains écrits rapportent même qu’en automne, juste avant de migrer à plus basse altitude, ces regroupements pourraient atteindre plusieurs milliers d’oiseaux[5].
Voix
modifierA l’instar des autres espèces de tétraogalles, le chant consiste en une répétition de quatre ou cinq notes stridentes, portant fort loin. Ils émettent à l’envol des sifflements aigus et prolongés qui s’accélèrent et se mêlent pour ne former qu’une sorte de cri unique qui résonne à travers les pentes rocheuses[2].
Nidification
modifierLes couples se forment en avril. Les mâles chantent du haut d’un promontoire dès l’aube. Le nid consiste en une dépression délimitée avec des herbes et des feuilles mortes, protégée par un buisson ou un rocher en surplomb. La ponte a lieu d’avril à juin[4].
Statut, conservation
modifierSon habitat à haute altitude le protège efficacement contre la plupart des menaces qui pèsent sur les autres espèces de tétraogalles. De plus, il a une très grande aire de distribution, ce qui laisse supposer que la population globale n’est pas menacée, mais la situation pourrait être fort différente suivant les régions et les sous-espèces. Ainsi, la population vivant à l’est du plateau de Qinghai-Tibet, à proximité de Xunhua, à la limite du Kansou, est génétiquement très différente des autres populations du plateau de Qinghai-Tibet (Hennache & Ottaviani 2011). Bei et al. (2009)[6] suggèrent de la gérer comme une unité de conservation, de façon à maintenir une taille de population suffisante pour conserver la diversité génétique existante, et à ne pas introduire de gènes provenant d’autres populations, sauf menace imminente d’extinction par dérive génétique.
Références
modifierVoir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) Bei An, Lixun Zhang, Stephen Browne, Naifa Liu, Luzhang Ruan et Sen Song, « Phylogeography of Tibetan snowcock (Tetraogallus tibetanus) in Qinghai-Tibetan Plateau. », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 50, no 3, , p. 526-533 (ISSN 1055-7903, lire en ligne, consulté le ).
- (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).
- (en) Jiaqi Li, Hongquan Shi et Naifa Liu, « Habitat selection of the Tibetan Snowcock Tetraogallus tibetanus in the spring in Lhasa. », Frontiers of Biology in China, vol. 3, , p. 232-235 (lire en ligne, consulté le ).
- (en) Xin Lu, « Face to face with Tibetan snowcocks. », WPA news., vol. 69, , p. 5 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
- (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).
Liens externes
modifier- (en) Congrès ornithologique international : Tetraogallus tibetanus dans l'ordre Galliformes
- (en) Zoonomen Nomenclature Resource (Alan P. Peterson) : Tetraogallus tibetanus dans Galliformes
- (en) Tree of Life Web Project : Tetraogallus tibetanus
- (en) Catalogue of Life : Tetraogallus tibetanus Gould, 1854 (consulté le )
- (fr + en) Avibase : Tetraogallus tibetanus (+ répartition)
- (en) CITES : Tetraogallus tibetanus Gould, 1854 (+ répartition sur Species+) (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Tetraogallus tibetanus Gould, 1854
- Oiseaux.net : Tetraogallus tibetanus (+ répartition)
- (en) Animal Diversity Web : Tetraogallus tibetanus
- (en) NCBI : Tetraogallus tibetanus (taxons inclus)
- (en) UICN : espèce Tetraogallus tibetanus Gould, 1854 (consulté le )
- (fr) CITES : taxon Tetraogallus tibetanus (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le )