Tewffik Bouallag
Tewffik Bouallag, né en 1983 à Dreux en France, est un djihadiste franco-algérien qui se se rend en Syrie de 2013 à 2014.
(« Il n'y a de dieu que Dieu »)
| Naissance | |
|---|---|
| Surnom |
Touf Touf le ouf |
| Nationalités |
française ( - algérienne (depuis ) |
| Activité |
Djihadiste (- |
| Membre de | |
|---|---|
| Condamné pour |
Association de malfaiteurs terroriste en droit français (d) () |
| Condamnation |
13 ans de prison (d) |
Condamné à son retour en France à treize ans de prison, il décide d'abandonner la nationalité française en 2025 puis il est libéré de prison en . Il est alors placé dans un centre de rétention administrative, en tant qu'étranger en situation irrégulière. Il affirme vouloir quitter définitivement la France et vivre en Algérie. Mais cette denière n'a pas donné son accord pour accueillir cet ancien djihadiste, né et élevé en France.
Biographie
modifierTewffik Bouallag est né en 1983 à Dreux dans le département d'Eure-et-Loir en France[1]. Avant 2014, il est connu par la police française uniquement pour des infractions de droit commun[2].
Entre 2013 et 2014, il rejoint la Syrie[1]. Il présente le profil d'un « islamo-délinquant qui a trouvé un nouveau but dans sa vie » [3]. Il se joint aux jihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL)[4]. Particulièrement prodigue sur les réseaux sociaux, il se met en scène pour vanter sa présence en Syrie où il se fait appeler « Touf Touf le ouf ». Ainsi en possession d'une kalachnikov, il affirme qu'il a été victime de tirs d'arme à feu et évoque une « guérison miraculeuse » grâce à la qualité des soins reçus en Syrie. Finalement, il indique envisager de rentrer en France[2],[5],[6]. Cette dernière annonce publique permet aux polices allemande et française de l'arrêter facilement à son arrivée en Europe[3].
En effet, Tewffik Bouallag est arrêté à Berlin en Allemagne, le , à la suite d'un vol Istanbul-Berlin. Il revenait bien de Syrie [4]. À la suite de son arrestation, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur français, le qualifie de « dangereux » et capable d'intervenir en France[7].
En mars 2018, Tewffik Bouallag est jugé à Paris, ainsi qu'Erwan Guillard autre djihadiste français, devant la cour d’assises spéciale[5]. Il est condamné en appel, en 2019, à treize ans de prison avec une période de sûreté des deux tiers pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle »[8].
En 2024, il demande le retrait de sa nationalité française. Il explique sa décision par le fait qu'il ne s'est jamais « senti français » et par le rejet de la démocratie et de la laïcité. Il ne veut plus être associé à « votre serpillière qui vous serre (sic) de drapeau »[6]. À la suite de sa demande la nationnalité française lui est retirée le [8].
À sa libération de prison en , il est placé dans un centre de rétention administrative de Lesquin en tant qu'étranger en situation irrégulière. Il veut quitter définitivement la France et s'installer en Algérie. La préfecture a effectué une demande auprès des autorités algériennes. Mais celles-ci n'ont pas validé cette demande pour cet ancien militant djihadiste, né et éduqué en France. Selon son avocat, Tewffik Bouallag a engagé lui même des démarches auprès du consulat algérien pour recevoir un passeport algérien, et pouvoir quitter la France[8],[7].
Références
modifier- 1 2 « Il veut quitter définitivement la France pour l’Algérie, mais Alger refuse son retour. », sur ObservAlgérie, (consulté le )
- 1 2 « Le Français arrêté à Berlin connu de la police pour des délits de droit commun. », sur Le Monde, (consulté le )
- 1 2 « "Touf Touf le Ouf", le djihadiste trop bavard sur le Web. », sur France 24, (consulté le ).
- 1 2 « Un Français soupçonné de terrorisme arrêté à Berlin. », sur France Info, (consulté le ).
- 1 2 « Terrorisme: «Touf touf le ouf», un djihadiste trop bavard devant la cour d'assises ce lundi. », sur 20 Minutes, (consulté le ).
- 1 2 « «Ce sale pays n’est pas et ne sera jamais le mien» : le djihadiste «Touf Touf le ouf» a demandé le retrait de sa nationalité française. », sur Le Figaro, (consulté le ).
- 1 2 Sonia Lyes, « France – Algérie : le paradoxe d’un Franco-Algérien, ancien de Daech. », sur TSA, (consulté le ).
- 1 2 3 « Ancien terroriste de Daech, il veut quitter la France mais reste bloqué car l'Algérie ne veut pas le récupérer. », sur France Info Centre-Val de Loire, (consulté le ).