Thélyson Orélien
Thélyson Orélien est un écrivain québécois d’origine haïtienne. Poète, romancier, essayiste, chroniqueur et critique, il est notamment l’auteur du roman C’était ça ou mourir, publié en 2026 aux Éditions du Boréal au Québec et annoncé la même année chez Grasset pour l’Europe francophone.
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Thélyson Orélien |
| Nationalité | |
| Activités |
| Genre artistique |
roman, essai, poésie |
|---|---|
| Site web | |
| Distinctions |
Prix Méduse () Prix Première Plume () Prix Strasbourg Espoir CIC (d) () |
Biographie
modifierThélyson Orélien naît aux Gonaïves, en Haïti en 1988[3].
En 2010, à la suite du séisme qui frappe Haïti, Thélyson Orélien quitte son pays natal et s’installe au Québec. Cette expérience marque durablement son parcours personnel et littéraire. Dans ses textes et prises de parole, il évoque souvent le lien qu’il conserve avec Haïti, son pays d’origine, tout en reconnaissant l’importance du Québec comme terre d’accueil. Cette double appartenance nourrit une partie de sa réflexion sur l’exil, la mémoire, la transmission et l’identité. Avant la publication de son premier roman, il écrit dans différentes revues, plateformes et espaces de réflexion. En 2007, il a été récompensé dans le cadre du Prix international des jeunes auteurs destiné aux 15-20 ans, en Suisse, pour un texte poétique intitulé Les Couleurs de ma terre,[4] remporté deux ans avant par Joël Dicker.
Il vit au Canada, où il poursuit son travail d’écriture entre mémoire haïtienne, expérience québécoise et réflexion sur les migrations contemporaines.
C’était ça ou mourir
modifierEn 2026, Thélyson Orélien publie C’était ça ou mourir aux Éditions du Boréal. Il s’agit de son premier roman. Avant même sa parution, le , le livre suscite un intérêt exceptionnel auprès de plusieurs éditeurs internationaux. Selon les informations liées à sa diffusion, cet engouement constitue un fait marquant dans l’histoire des Éditions du Boréal, fondées en 1963, puisqu’aucun premier roman publié par la maison n’aurait connu une telle attention internationale avant sa sortie[5]. Ce roman, qui n'est pas autobiographique, raconte le parcours de Jonas Dorléon, professeur d’histoire et de géographie à Carrefour-Feuilles, en Haïti, contraint de fuir son pays en raison de la violence et de l’insécurité. Le personnage entreprend une traversée des Amériques dans l’espoir d’atteindre le Canada. Le récit aborde les thèmes de l’exil, de la migration, de la peur, de la survie, de la mémoire familiale et de la recherche d’un lieu où vivre avec dignité. Il peut aussi être lu comme un cri contre l’injustice sociale et comme un hommage à la résilience de celles et ceux qui quittent leur pays pour chercher une seconde chance.
La présentation de l’éditeur insiste sur la place centrale de la langue dans le roman, décrite comme une « langue de l’exil ». Le livre s’inscrit dans une réflexion plus large sur les déplacements forcés et sur les expériences humaines liées à la migration. Avant sa parution québécoise, C’était ça ou mourir suscite l’intérêt de plusieurs éditeurs étrangers. Les droits pour l’Europe francophone sont acquis par les Éditions Grasset. Des offres de traduction ou de publication sont également annoncées dans plus plus de vingt pays, notamment en Europe, en Amérique latine, au Brésil, aux États-Unis, au Canada anglais et au Royaume-Uni. Le livre s’est hissé, dès sa première semaine, au premier rang des ventes francophones dans les librairies indépendantes[6]. Le roman reçoit aussi un accueil favorable dans le milieu littéraire français, plusieurs critiques soulignent sa place dans le paysage littéraire contemporain et l’attention portée aux trajectoires humaines de l’exil. Le New York Times[7] lui a même consacré un long portrait[8].
L'ouvrage fait partie de la première sélection du prix Goncourt 2026[9], du Prix Goncourt des lycéens 2026[10], du prix Décembre 2026[11], du Prix Renaudot 2026[12], du Prix Renaudot des lycéens 2026[13], du prix du premier roman français 2026[14], du prix André Malraux du roman engagé 2026[15], du prix Femina 2026[16], du Prix Femina des lycéens[16], du prix du livre Pentu 2026[17], du Prix Médicis[18] et est lauréat du Prix Méduse 2026, du Prix Strasbourg Espoir CIC et du prix Première Plume 2026[19].
Œuvres
modifierRoman
modifier- C'était ça ou mourir, Éditions du Boréal, Montréal (2026)[20] puis Éditions Grasset, Paris (2026)
Poésie
modifierEssai
modifier- Penser le mot en N: Cartographie d’une blessure vivante (Éditions Rocheuses, Ottawa, 2024)
Publications collectives
modifier- Rimbaud 009 : anthologie de la jeune poésie d'aujourd'hui : 90 poèmes inédits (Maison de la Poésie de Paris, 2009)
- Poètes pour Haïti, avec Alain Mabanckou, Ernest Pepin, Khal Torabully, Lélio Brun, André Robèr, José Le Moigne, Jean-Luc Maxence, Colette Nys-Mazure, Nicole Barrière, Gaëlle Josse, Catherine Boudet, Philippe Tancelin, Eric Dubois, Patricia Laranco, Saint-John Kauss et Dana Shishmanian[23] (L’Harmattan, 2011)
- Milcé Jean-Euphèle (dir.), Kettly Mars, Emmelie Prophète et al., Ancre des dattes: textes réunis, Port-au-Prince, Haïti, Ed. Page Ailée, (ISBN 978-99935-7-860-4)
- 2013 : IntranQu'Îllités no 2, ouvrage collectif sous la direction de James Noël et Pascale Monnin, éditions Passagers des Vents[24]
- 2014 : Revue IntranQu'îllités no 3 (ISBN 978-99970-61-03-4)[25]
- James Noël (dir.) (préf. Rodney Saint-Éloi), Anthologie de poésie haïtienne contemporaine: 73 poètes : 27 750 Km², p. 509-511 avec Anthony Phelps, René Depestre, Frankétienne, Georges Castera, Claude Pierre, Gérald Bloncourt, Josaphat-Robert Large, Gary Klang, Évelyne Trouillot, Lyonel Trouillot, Michèle Marcelin, Christopher Charles. Editions Points, novembre 2015, 576 p.
Distinctions
modifier- 2006 : lauréat du concours d’écriture des Nations unies pour Haïti
- 2007 : prix international jeunes auteurs (PIJA)[22] dans la catégorie langue apprise
- 2009 : finaliste du prix Arthur Rimbaud : anthologie de la jeune poésie d'aujourd'hui : 90 poèmes inédits (Maison de la Poésie de Paris, 2009)
- 2014 : prix du public de Radio-Canada pour sa Nouvelle Où va le monde dans la série Les écrivains et la science, petites découvertes et grandes révélations[26]
- 2024 : prix Amaranthe[1] pour Le rêve de la mer Noire Fiction (Inédit)
- 2026 : prix Méduse pour C'était ça ou mourir[27]
- 2026 : Prix Première Plume pour C'était ça ou mourir[28]
- 2026 : prix Strasbourg Espoir CIC pour C'était ça ou mourir[29]
Références
modifier- 1 2 Joseph Joubert, « Thélyson Orélien : l’écriture comme territoire, la parole comme engagement », sur Le Nouvelliste, (consulté le ).
- ↑ « Vos bons mots pour ceux qui aiment le Québec avec style », sur La Presse, (consulté le ).
- ↑ « Thélyson Orélien - Auteurs - Catalogue — Éditions du Boréal », sur editionsboreal.qc.ca (consulté le )
- ↑ « Palmarès PIJA 1994-2009 », sur PIJA (consulté le )
- ↑ Patricia Tadros, « Thélyson Orélien signe un succès historique chez Boréal », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ « Un engouement international pour le bouleversant premier roman portant sur l'immigration de Thélyson Orélien: «C’était ça ou mourir» », sur connect.qub.ca (consulté le )
- ↑ (en-US) Norimitsu Onishi et Nasuna Stuart-Ulin, « Quebec Novelist Shines a Harsh Spotlight on Migration, and on Trump’s America », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) Norimitsu Onishi et Nasuna Stuart-Ulin, « Quebec Novelist Shines a Harsh Spotlight on Migration, and on Trump’s America », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Première sélection du Prix Goncourt 2026 » [PDF], sur Académie Goncourt, (consulté le )
- ↑ « 39e édition du prix Goncourt des lycéens : annonce de la sélection des 16 romans en lice », sur Ministère de l'Education nationale, (consulté le )
- ↑ Hocine Bouhadjera, « Prix Décembre 2026 : 10 livres dans la première sélection », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ « Prix Renaudot 2026 : les premières sélections du centenaire, Beigbeder président », sur ActuaLitté.com (consulté le )
- ↑ Hocine Bouhadjera, « Prix Renaudot des Lycéens 2026 : cinq romans pour 400 jurés », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ Hocine Bouhadjera, « Prix du Premier Roman 2026 : la première sélection dévoilée », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ « Prix André Malraux 2026 : 16 livres dans la première sélection », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- 1 2 Hocine Bouhadjera, « Prix Femina 2026 : les premières sélections, 33 romans en lice », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ Hocine Bouhadjera, « À Bayonne, la Rue en Pente lance son propre prix littéraire », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ Hocine Bouhadjera, « Prix Médicis 2026 : 35 livres retenus, aucun Gallimard côté français », Actualitté, (lire en ligne)
- ↑ Hocine Bouhadjera, « Prix Première Plume : quel livre succède à Quatre jours sans ma mère ? », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ Joseph Joubert, « « C'était ça ou mourir », nouveau roman de Thélyson Orélien », sur Le Nouvelliste, (consulté le )
- 1 2 Philippe Monneveux, « La poésie haïtienne des origines à nos jours », sur Sens public, (consulté le ).
- 1 2 « Les Couleurs de ma terre », sur Palmarès du prix PIJA 2007 (consulté le )
- ↑ « Poètes pour Haïti », sur Potomitan (consulté le ).
- ↑ Éditions Zulma, « IntranQu’îllités N°2, Revue littéraire et artistique »
- ↑ Éditions Zulma, « IntranQu’îllités N°3, Revue littéraire et artistique »
- ↑ « Défi Radio-Canada - Thélyson Orélien Prix du public », sur Potomitan, (consulté le )
- ↑ Hocine Bouhadjera, « Thélyson Orélien remporte le Prix Méduse 2026 avec C’était ça ou mourir », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ Is R, « Thélyson Orélien remporte le prix Première Plume 2026 », sur La Voix du Nord, (consulté le )
- ↑ « Le palmarès des prix Strasbourg 2026 », sur Livres Hebdo (consulté le )
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Port d’Attache