The City of Dreadful Night
The City of Dreadful Night (La Cité de la Nuit Terrible) est un long poème (en) du poète écossais James « B.V. » Thomson, écrit entre 1870 et 1873 et publié dans le National Reformer (en) en 1874, puis, en 1880, dans un recueil intitulé The City of Dreadful Night and Other Poems[1],[2]. Ce poème est connu pour la philosophie pessimiste qu'il exprime[3]. La ville décrite dans le poème pourrait être inspirée de Londres[4].

Description de la Cité d'après le poème
modifierBien que n'étant pas ruinée, les vestiges d'un passé oublié y abondent. Les réverbères brûlent au milieu des ténèbres et des immenses solitudes silencieuses. Les demeures sont alignées, sombres et immobiles comme des tombeaux. Certains disent que des spectres hantent ces rues, se mêlant librement aux rares humains. Ils évoquent d'antiques douleurs et murmurent des mystères enfouis dans la tombe.
Elle est traversée par Fleuve des Suicides, puissant, profond, aux eaux froides et sombres, où le désespéré vient chercher un oubli sans retour.
Sur un plateau central se tient le colosse de bronze d'une femme ailée appelée « Melencolia » (mélancolie) qui fixe son regard. Mais, perdue dans les méandres épais de pensées sombres, elle ne voit rien du monde extérieur.
Ses habitants sont essentiellement de vieux hommes. Ils affichent des visages usés, sont sourds et aveugles, rappelant des masques de pierre tragiques. D’un pas las, chacun est absorbé par son propre destin, errant sans fin. Ou ils restent assis, anéantis, songeant avec désolation, la tête lourde et penchée, durant les heures d’insomnie.
Accueil
modifierLe poème, malgré son ton résolument sombre, a reçu les éloges de George Meredith, Rudyard Kipling et de George Saintsbury (en), qui dans A History of Nineteenth-Century Literature a écrit que « ce qui sauve Thomson, c’est la perfection avec laquelle il exprime le côté négatif et désespéré du sentiment de mystère »[5].
Références
modifier- ↑ Sullivan, « 'Poison Mixed With Gall': James Thomson's The City of Dreadful Night – A Personal View », Victorian Web (consulté le )
- ↑ James Thomson, The City of Dreadful Night and Other Poems, London, Reeves and Turner, (lire en ligne)
- ↑ Salt, « Among the Authors: The Poet of Pessimism », The Vegetarian Review, , p. 360–362 (lire en ligne)
- ↑ Cheng, « The Importance of Being London: Looking for Signs of the Metropolis in James Thomson's City of Dreadful Night », The Literary London Society, (consulté le )
- ↑ (en) George Saintsbury, A History of Nineteenth-Century Literature (1780–1895), London, The Macmillan Company, , 298 p. (lire en ligne)
Liens externes
modifier- The City of Dreadful Night sur le Projet Gutenberg ;
- The City of Dreadful Night sur Internet Archive ;
- The City of Dreadful Night livre audio du domaine public sur LibriVox.