The Great Good Place
The Great Good Place est un livre de Ray Oldenburg, publié en 1989, réédité en 1997 et 1999, puis à nouveau en 2023. La première édition portait le sous-titre "Cafes, Coffee Shops, Community Centers, General Stores, Bars, Hangouts, and How They Get You through the Day" (Cafés, coffee shops, centres communautaires, épiceries, bars, lieux de rencontre et comment ils vous permettent de tenir le coup pendant la journée). Mais les rééditions l'ont modifié en « Cafés, coffee shops, librairies, bars, salons de coiffure et autres lieux de rencontre au cœur d'une communauté ». Dans son livre, Oldenburg soutient que les tiers-lieux sont importants pour la démocratie, l'engagement civique et le sentiment d'appartenance à un lieu. Sa co-auteure, Karen Christensen, affirme par la suite en 2025 que les tiers-lieux constituent une solution à la solitude, à la polarisation politique et aux enjeux de résilience climatique. Elle clarifie également la différence entre tiers-lieux et espaces publics.
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(en) The Great Good Place |
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Tiers-lieux
modifierCe livre est notamment connu pour avoir inventé le terme « Tiers-lieu » (Third place en anglais). Ce sont des espaces de sociabilité dans lesquels des personnes issues de mondes différents peuvent se rencontrer, échanger et créer un langage commun, voire s’engager ensemble dans une action collective[1]. L’auteur décrit le rôle de ces espaces de proximité situés entre le domicile et le travail, et analyse les conséquences sociales de leur disparition suite aux transformations de la ville américaine[1].
Oldenburg affirme que les lieux de rencontre informels, qu'il nomme « tiers-lieux », sont essentiels pour favoriser le lien social et la civilité. Ces espaces, où la conversation est privilégiée et où les rencontres sont spontanées, agissent comme des facteurs d'égalité, transcendant les distinctions de statut, de classe et de race. Oldenburg soutient que le déclin des tiers-lieux a contribué à l'érosion du lien social et de la civilité, ainsi qu'à l'accroissement de l'isolement et des divisions au sein de la société américaine[2].
Outre les nombreux avantages personnels qu'offrent les tiers-lieux à leurs habitués, Oldenburg met en avant l'immense valeur sociale qu'ils apportent et souligne notamment leur rôle historique :
- La taverne américaine pendant la Révolution américaine
- Le café français pendant la Révolution française
- Le café londonien au siècle des Lumières
- L'agora dans la démocratie grecque
Notes et références
modifier- 1 2 Evelyne Lhoste, Les tiers-lieux nourriciers dans le panorama des tiers-lieux, (lire en ligne)
- ↑ Ray Oldenburg, The great good place: cafes, coffee shops, bookstores, bars, hair salons, and other hangouts at the heart of a community, Great Barrington, Massachusetts, 2nd, (ISBN 978-1-61472-097-3)