The Pleasure of Being Robbed
The Pleasure of Being Robbed est un film américain réalisé par Joshua Safdie et sorti en 2009.
| Réalisation | Josh Safdie |
|---|---|
| Scénario |
Eleonore Hendricks Joshua Safdie Andy Spade Anthony Sperduti |
| Pays de production |
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| Durée | 71 minutes |
| Sortie | 2009 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
modifierEleonore (Eléonore Hendricks), jeune femme vivant à New York a des habitudes kleptomanes. Errant dans les rues de Manhattan, elle subtilise sacs à main, grappes de raisin ou objets divers sans motivation financière apparente, considérant ces larcins comme des échanges ou des rencontres plutôt que comme des délits. Au cours d'un de ses vols, elle croise Josh (Joshua Safdie), qui devient son complice improvisé. Celui-ci lui apprend à conduire une voiture fraîchement dérobée, initiant une virée nocturne jusqu'à Boston.
Fiche technique
modifier- Réalisation : Joshua Safdie
- Scénario : Eleonore Hendricks, Joshua Safdie, Andy Spade, Anthony Sperduti
- Photographie : Brett Jutkiewicz, Joshua Safdie
- Montage : Benny Safdie
- Durée : 71 minutes
- Format : Couleur - 16 mm gonflé en 35 mm
- Date de sortie :
France :- (festival de Cannes)
- (sortie nationale)
Distribution
modifier- Batman : Hello Beautiful / Handsome
- Alex Billig : Trompettiste
- Wayne Chin : Wayne
- Jerry Damons : Jerry le policier
- Lowell the Dog : Lowell
- John Dwyer : Drinks For Everybody
- The Fly : Fly
- Dawn Glickman : Dawn
- Alex Greenblatt : Fils
- Gary Greenblatt : Père
- Eleonore Hendricks : Eléonore
- Francesca LaPrelle : Maman
- Miranda LaPrelle : Fille
- Astrid Larson : Astrid
- Sam Lisenco :
- Van Neistat : Harceleur d'animaux
- Eloy Ortega : le responsable du stand de fleurs et fruits
- Charlotte Pinson : Petite amie
- Joshua Safdie : Josh
Production
modifierGenèse
modifierLe film constitue le premier long métrage de Joshua Safdie, réalisé à l'âge de 24 ans. L'idée originale émerge d'une collaboration entre Safdie, Andy Spade et Anthony Sperduti [1]. Le scénario est co-écrit par Safdie et Eléonore Hendricks, photographe de formation sans expérience préalable d'actrice, dont la personnalité réelle inspire directement le personnage [1].
Développement
modifierRéalisé sous la bannière du collectif Red Bucket Films — fondé par Safdie avec ses complices de l'université de Boston : Sam Lisenco, Brett Jutkiewicz et Zachary Treitz — le film est tourné en super 16 mm avec des moyens délibérément réduits [1]. L'équipe technique se compose souvent de quatre personnes maximum, parfois seulement Safdie et Hendricks dans le métro ou la neige, sans équipement sonore [1]. Certaines scènes nécessitent des stratagèmes pour échapper aux contrôles : la caméra Bolex est dissimulée au fond d'un sac, tandis qu'un complice distrait les gardiens du parc pour masquer la présence du matériel audio [1].
Le tournage s'effectue chronologiquement, méthode chère au réalisateur pour capturer la progression temporelle réelle — les vêtements du personnage s'usant authentiquement au fil des prises [1]. Plusieurs séquences empruntent au cinéma direct, impliquant des passants ignorants de leur participation au film. L'épicier volé découvre ainsi sa réplique (« C'est au poids ! ») lors de la projection new-yorkaise [1].
Accueil critique
modifierSélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2008 [2], le film y est présenté comme « une peinture de la solitude dans ce qu'elle a de pire et de meilleur, réelle et irréelle » [2]. Eléonore Hendricks reçoit le Prix de la meilleure actrice au Festival de Belfort 2008 [1].
La critique française accueille le film avec une bienveillance mitigée. Critikat souligne « la beauté intense, secrète et inattendue d'un baiser volé », louant la capacité du film à créer un personnage « inoubliable » malgré son illégalité [3]. Il était une fois le cinéma reconnaît l'originalité du parti pris documentaire et la justesse de l'interprétation, mais déplore une « naïveté ambiante » qui s'étiole au fil des longueurs, conduisant à un sentiment d'inachevé et d'exclusion du spectateur [4]. Le même texte note cependant que, « premier film d'un cinéaste de 24 ans, il ne vole pas la promesse d'un cinéma plein d'avenir » [4]. Dans Libération, Bruno Icher juge le film attachant[5]. Agata Makino dans Chronic'Art a également apprécié le film et lui attribue une note de 4 sur 5. Elle juge le film « fantaisiste, enfantin et libertaire »[6].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 « The Pleasure of Being Robbed », sur www.gncr.fr (consulté le )
- 1 2 « Pleasure of Being Robbed (The) », sur Quinzaine des cinéastes (consulté le )
- ↑ Emilie Padellec, « Critique : The Pleasure of Being Robbed », sur Critikat, (consulté le )
- 1 2 « The pleasure of being robbed », sur Il était une fois le cinéma, (consulté le )
- ↑ Bruno Icher, « Joshua Safdie de haut vol », Libération, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Agata Makino, « The pleasure of being robbed », Chronic'art, (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :