Theodore Sturgeon

écrivain américain de fantastique, de science-fiction ou d'horreur

Theodore Sturgeon, né Edward Hamilton Waldo le à Staten Island (New York) et mort le à Eugene (Oregon), est un écrivain américain de science-fiction, de fantasy et d'horreur[1]. Il est l'auteur de plus de 120 nouvelles, 11 romans et environ 400 critiques[2]. Ses récits mettent souvent en scène des personnages en marge de la société — mutants, solitaires, êtres incompris[2]. Il est surtout connu pour son roman More Than Human (1953), qui a reçu le prix International Fantasy, et pour avoir formulé la « loi de Sturgeon » : « Quatre-vingt-dix pour cent de tout est du déchet »[3]. Il a également écrit des scénarios pour la série Star Trek, dont l'épisode Amok Time (1967)[4].

Theodore Sturgeon
Nom de naissance Edward Hamilton Waldo
Alias
Edward Waldo
Theodore H. Sturgeon
Naissance
Staten Island (New York, États-Unis)
Décès (à 67 ans)
Eugene (Oregon, États-Unis)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Mouvement Sturgeon's Law (loi Sturgeon)
Genres

Œuvres principales

Biographie

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Jeunesse et formation

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Theodore Sturgeon naît sous le nom d'Edward Hamilton Waldo le à Staten Island, New York[1]. Son père, Edward Waldo, dirige une petite entreprise de teintures et de couleurs. Sa mère, Christine Hamilton Dicker, est écrivaine, aquarelliste et poétesse ; elle publie des articles, de la poésie et des romans sous le nom de Felix Sturgeon[5].

Ses parents divorcent alors qu'il a neuf ans. En 1929, sa mère se remarie avec William Dicky Sturgeon, un professeur de langues romanes d'origine écossaise qui enseigne ensuite au Drexel Institute de Philadelphie. Le beau-père adopte Edward et son frère, et fait changer légalement le nom de l'enfant en Theodore Hamilton Sturgeon — il ne s'agit donc pas d'un pseudonyme. Sturgeon décrira plus tard son beau-père comme un homme « intransigeant et rigide » ; il lui consacre un mémoire posthume, Argyll (1993)[5].

Enfant, il rêve de devenir acrobate de cirque. Une fièvre rhumatismale contractée dans l'adolescence l'empêche de poursuivre cette voie[6]. Après avoir terminé le lycée en 1935, il demande à pouvoir entrer à l'université, mais son beau-père refuse de financer ses études, invoquant sa « frivolité »[5]. Il s'engage alors comme matelot dans la marine marchande, où il sert de 1935 à 1938[6]. Ces années de mer nourriront plusieurs de ses récits.

Il signe quelques œuvres de son ancien nom, sous les pseudonymes de « E. Hunter Waldo », « E. Waldo Hunter » et « Frederick R. Ewing »[7].

Débuts littéraires

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C'est en mer que Sturgeon commence à écrire. En 1938, il vend sa première histoire, Heavy Insurance, pour cinq dollars à la McClure's Syndicate[5]. L'année suivante, il découvre le magazine Unknown et envoie ses textes à son rédacteur en chef, John W. Campbell. Sa première nouvelle de science-fiction, Ether Breather, paraît en septembre 1939 dans Astounding Science Fiction[5]. À partir de là, Sturgeon devient un écrivain professionnel et publie régulièrement dans les magazines de science-fiction et de fantasy de l'époque[2].

Il écrit également, en tant que nègre littéraire, un roman policier de la série Ellery Queen, The Player on the Other Side, publié chez Random House en 1963[7].

Carrière

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Sturgeon publie plus de 120 nouvelles, 11 romans et environ 400 critiques au cours de sa carrière[2]. Son premier roman, The Dreaming Jewels, paraît en 1950. Son œuvre la plus connue, More Than Human, sort en 1953 et reçoit le prix International Fantasy l'année suivante[2].

En 1958, il formule l'adage qui deviendra célèbre sous le nom de « loi de Sturgeon » : « Quatre-vingt-dix pour cent de tout est du déchet »[3]. Il précise sa pensée en ajoutant que si la science-fiction contient 90 % de déchets, il en va de même pour tous les domaines, et que le « dixième » restant vaut la peine[3].

Il écrit des scénarios pour la série Star Trek, notamment les épisodes Shore Leave (1966) et Amok Time (1967)[4]. Ce dernier introduit le rituel vulcain du pon farr. Selon certaines sources, la Directive Première de Starfleet apparaîtrait pour la première fois dans l'un de ses scripts non produits[4].

Vie privée

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Sturgeon se marie cinq fois et a sept enfants[6].

Theodore Sturgeon meurt le à Eugene, dans l'Oregon, des suites d'une pneumonie[6]. Il est intronisé à titre posthume au Science Fiction and Fantasy Hall of Fame en 2000[6].

Récompenses

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Œuvres

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Une catégorie est consacrée à ce sujet : Œuvre de Theodore Sturgeon.

Texte autobiographique

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  • Argyll, 2005 ((en) Argyll: A Memoir, 1993)
    in Romans et Nouvelles, éditions Omnibus

Recueils de nouvelles

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Quelques-unes de ses nouvelles

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Par ordre chronologique de parution.

  • Cargo, 1940 ; Une Cargaison, in Fantômes et Sortilèges, Le Masque Fantastique, n° 4, 2e série, 1978.
  • It, 1940 ; Ça, in L'Homme qui a perdu la mer, Le Livre de poche SF, n° 7033, 1978.
  • Microcosmic God, in Astounding Science Fiction, 1941 ; Dieu microcosmique, trad. Frank Straschitz, Fiction spécial, n° 11,  ; in L'Homme qui a perdu la mer, Le Livre de poche SF, n° 7033, 1978.
  • The Ultimate Egoist, 1941 ; Un égocentriste absolu, in Les Songes superbes de Theodore Sturgeon, Casterman, 1978.
  • Yesterday was Monday, 1941 (en français : Hier c'était lundi), in Romans et Nouvelles, Omnibus, 2005.
  • Nightmare Island, 1941 ; L'Ile des cauchemars, in Romans et Nouvelles, Omnibus, 2005.
  • The golden egg, 1941 ; L’Œuf d’or, Fiction, n°210,  ;
  • The Hag Seleen, (avec James H. Beard) 1942 ; La Sorcière du marais, in Romans et Nouvelles, Omnibus, 2005.
  • Mewhu's Jet, 1946 ; Le Bâton de Miouhou, in Les Enfants de Sturgeon, Le Masque Science fiction, n° 58, 1977.
  • Thunder and Roses, in Astounding Science Fiction,  ; Et la foudre et les roses, trad. Pierre Billion, Fiction spécial, n° 9, .
  • Bianca's Hands, in Argosy, 1947 ; Les Mains de Bianca, in Les Chefs-d'œuvre de l'épouvante, Éditions Planète, 1965 ; in Fantômes et Sortilèges, Le Masque Fantastique, n° 4, 2e série, 1978.
  • One Foot and the Grave, 1949 ; Un pied dans la tombe, in Romans et Nouvelles, Omnibus, 2005.
  • The Hurkle is a Happy Beast, in The Magazine of Fantasy & Science Fiction, automne 1949 ; La Merveilleuse Aventure du bébé Hurkle, Fiction, no 7,  ; in Les chefs-d'œuvre de la science-fiction, Encyclopédie Planète, 1970, p. 165-171; in L'Homme qui a perdu la mer, Le Livre de poche SF, n° 7033, 1978.
  • Le Rocher voyageur (The Traveling Crag), 1951, in Fantastic Adventures.
  • Make Room for Me, in Fantastic Adventures, 1951 ; Faites-moi de la place, in Le Cœur désintégré, Denoël, 1977 ; J'ai Lu, n° 3074.
  • Never Underestimate…, in If, 1952 ; Ne sous-estimez jamais…, in Histoires de médecins, Le Livre de poche, 1983
  • Saucer of Loneliness, in Galaxy Science-Fiction, n°27 () ; Le Disque de solitude, in Galaxie no 34, , P. 137 à 144 ; La Soucoupe de solitude, in Histoires d'extraterrestres, Le Livre de poche, 1974
  • The Touch of Your Hand, 1953; Le contact de ta main, in L'homme qui a perdu la mer, collection Le Cabinet noir n°24, Les Belles Lettres, 1999.
  • The Education of Drusilla Strange, in Galaxy Science Fiction, 1954 ; L'Éveil de Drusilla Strange, trad. Michel Boissier, Galaxie, no 10,  ; in L'Homme qui a perdu la mer, Le Livre de poche SF, 7033, 1978.
  • Affair with a green monkey, 1957 ; Le Singe vert, Fiction, n°78,  ;
  • The girl had guts, 1957 ; Une fille qui en a, Fiction spécial, 1962
  • The Man who lost the Sea, in Fantasy and Science Fiction,  ; L'Homme qui a perdu la mer, trad. P.-J. Izabelle, Fiction, no 74,  ; in recueil L'Homme qui a perdu la mer, Le Livre de poche SF, n° 7033, 1978.
  • Like Young, 1960; Épitaphe, in L'homme qui a perdu la mer, collection Le Cabinet noir n°24, Les Belles Lettres, 1999.
  • If All Men Were Brothers, Would You Let One Marry Your Sister ?, 1967 ; Si tous les hommes étaient frères, me permettrais-tu d'épouser ta sœur ?, in Dangereuses Visions - tome 2, J'ai Lu, n° 627, 1976.
  • Slow Sculpture, 1971 ; Sculpture lente, in Un soupçon d'étrange, Presse Pocket, n° 5013.

Autres médias

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Films et séries télévisées

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Notes et références

modifier
  1. 1 2 (en) « Theodore Sturgeon », sur Encyclopaedia Britannica (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 (en) « Sturgeon, Theodore », sur The Encyclopedia of Science Fiction (consulté le )
  3. 1 2 3 (en) « Sturgeon's Law », sur The Encyclopedia of Science Fiction (consulté le )
  4. 1 2 3 (en) « Theodore Sturgeon », sur BBC - h2g2 (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 (en) « Theodore Sturgeon », sur Emory University (consulté le )
  6. 1 2 3 4 5 (en) E Pluribus Unicorn, Google Books,
  7. 1 2 (en) « Theodore Sturgeon », sur Internet Speculative Fiction Database (consulté le )
  8. ↑ « Marcel Battin » [livre], sur Goodreads.com (consulté le ).

Liens externes

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