Thermenmuseum
Le Thermenmuseum (en français, musée des Thermes) est un musée archéologique situé au centre de la ville de Heerlen, dans la province néerlandaise du Limbourg au sud-est des Pays-Bas. Le musée a ouvert ses portes en 1977 et a été construit autour du site des fouilles d'un établissement de bain romain.
| Thermes romains de Herleen | ||
Les thermes. | ||
| Localisation | ||
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| Pays | ||
| Région | Province de Limbourg (Pays-Bas) | |
| Commune | Heerlen | |
| Type | Thermes romains | |
| Protection | Rijksmonument 524991[1] |
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| Coordonnées | 50° 53′ 06″ nord, 5° 58′ 36″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas
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Histoire de l'établissement de bain
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En 1940, les fondations d'un complexe thermal sont découvertes en 1940 au cœur de la ville de Heerlen, constituant à ce jour la structure la plus importante mise au jour sur le site romain de Coriovallum[2]. Le , la charrue d'un agriculteur labourant une prairie en jachère heurte la partie d'un fût d'une colonne. Trois autres fragments de colonne furent découverts par la suite. Quelques jours plus tard, l'archéologue amateur, H.J. Beckers, assisté de bénévoles, entreprirent d'importantes fouilles et, dès 1941, ces vestiges archéologiques sont exhumés. La zone est ensuite recouverte d'une couche de sable argenté, dans l'optique de nouvelles fouilles qui ont lieu en 1975, après quoi le site est intégré à un nouveau complexe muséal. Le musée est ouvert au public en 1977.
L'importance de la découverte est reconnue presque immédiatement. En 1948, A.E. van Giffen publia « Thermen en castella te Heerlen-Coriovallum », le premier et, à ce jour, unique rapport scientifique consacré à ces thermes romains. Van Giffen conclut que les thermes sont construits en deux phases : une première phase au Ier siècle apr. J.-C., suivie d'une extension et d'une rénovation quelques décennies plus tard. Selon la conservatrice et archéologue Karen Jeneson, le bâtiment est construit vers 40 apr. J.-C.[3]. Bien que les murs d'enceinte aient presque entièrement disparu, on peut encore se faire une bonne idée des thermes grâce aux fondations et aux niveaux du sol. Ils se composaient d'une enceinte fortifiée abritant un bâtiment de bains de 50 mètres sur 50. Une colonnade couverte menait successivement à un vestiaire (apodyterium), une salle de sudation (sudatorium), deux bains d'immersion (frigidaria), une salle de massage chauffée (tepidarium) et un bain d'eau chaude (caldarium). Les vestiges de l'hypocauste (hypocaustum, système de chauffage par le sol) sont impressionnants. Un fragment de mosaïque a également été conservé dans l'une des frigidaria. À l'extérieur, on trouvait un bain en plein air (natatio), des installations sportives dans un espace spécialement aménagé (palaestra), des toilettes et de petites boutiques.
En 2013, la conservatrice Karen Jeneson tire la sonnette d'alarme, annonçant que le site de fouilles était instable à 17 endroits et endommagé à plus de 138 autres. Ces dégâts étaient dus en partie aux conditions climatiques défavorables dans le hall du musée, caractérisées par des variations de température extrêmes et une humidité excessive, et en partie aux visiteurs escaladant la balustrade et pénétrant dans l'enceinte du site[4]. Le bâtiment nécessitait une restauration urgente, et de nouvelles recherches archéologiques sont menées simultanément, car on soupçonnait alors que les thermes sont d'un siècle plus anciens qu'on ne le pensait. Ces recherches ont débuté en 2015. La restauration et l'agrandissement du bâtiment du musée ont commencé fin 2017 et se sont achevées en 2020. Le musée actuel servit alors uniquement à exposer les vestiges des fouilles archéologiques ; la collection et les bureaux sont alors transférés dans un nouveau bâtiment de l'autre côté de la rue Coriovallumstraat, relié à l'ancien bâtiment par un tunnel[5].
- Fouilles de 1940.
- Fouilles de 1940.
- Fouilles conservées.
- Vestiges de la mosaïque.
Description du musée
modifierLe musée expose également de nombreux objets archéologiques découverts dans la région de Heerlen. Jusqu'en , il abritait également les archives régionales de Rijckheyt, comprenant un point d'information et une salle de lecture. Le musée dispose également d'un auditorium pour les conférences et d'une salle de cinéma ainsi qu'une petite boutique est également présente.
Construction
modifierLes premiers plans d'une toiture de protection pour les fouilles sont élaborés dès 1941 par l'architecte Frits Peutz, présent lors des fouilles. Le projet est ensuite développé en 1975 par l'architecte Peutz, et poursuivi par ses fils. Le complexe muséal se compose de trois parties. Le bâtiment d'entrée abrite la billetterie, un espace d'expositions temporaires, le cinéma, l'auditorium, la salle de consultation des archives, ainsi que les vestiaires et les sanitaires. Une tour de conservation des archives en béton semble flotter au-dessus du bâtiment d'entrée[Quoi ?]. À l'arrière du complexe se trouve une salle d'exposition pour la collection permanente. Entre ces deux bâtiments se situe la grande salle d'exposition, mesurant 50 × 55 mètres et couverte d'une verrière avec une armature en acier qui recouvre les vestiges des thermes. Cette verrière repose sur quatre colonnes elles-mêmes composées d'acier, offrant une vue dégagée sur les vestiges des fouilles depuis une passerelle métallique.
- Entrée sur la rue Coriovallumstraat.
- Entrée et maquette.
- Intérieur, espace audiovisuel.
- Passerelle du site de fouilles.
Collection
modifierLe musée abrite une collection d'environ 30 000 objets et ustensiles romains, provenant principalement des fouilles effectuées à Heerlen et dans les environs. Outre une maquette des thermes, le musée possède également une maquette ajourée de la villa romaine de Vaesrade, considérée comme un exemple typique des villae rusticae de la région de Heerlen.
Objets d'art
modifierLa collection comprend plusieurs fragments de statues et de bas-reliefs, ainsi que divers éléments architecturaux sculptés, des pierres votives, des pierres tombales et les bornes milliaires d'Eygelshoven (nl), ainsi qu'une réplique du sarcophage de Simpelveld (nl), dont l'original est conservé au musée archéologique de Leyde.
- Tête de femme.
- Fut d'une colonne de Jupiter.
- Pierres tombales.
Ustensiles
modifierLe musée abrite également une importante collection d'ustensiles en métal, en céramique et en verre. Certains étaient offerts aux défunts en guise d'offrandes funéraires. Parmi les pièces maîtresses figure la « cruche de Lucius », une grande jarre de stockage portant une inscription du potier Lucius de Heerlen.
- Offrandes funéraires.
- Offrandes funéraires.
- Cruche de Lucius.
- Verres romains.
Notes et références
modifier- ↑ inscrit le 15 avril 2003
- ↑ (nl) Romeins badhuis in Heerlen is oudste gebouw van Nederland sur le site web historiek.net, 20 juin 2024.
- ↑ (nl) voir l'article de Th. Toebosch, Romeins Heerlen: ouder en groter dan Maastricht in NRC Handelsblad du 4 avril 2015 (lire en ligne).
- ↑ (nl) W. Beijer, Verval bedreigt de thermen in Dagblad De Limburger, .
- ↑ (nl) voir les articles Thermenmuseum Heerlen gaat Romeinse badhuis restaureren, du 23 juin 2015, et Nieuw jasje voor Thermenmuseum Heerlen sur le site web 1limburg.nl, du 12 octobre 2016.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Sites officiels : (nl) www.thermenmuseum.nl, (de) www.thermenmuseum.nl/de et (en) www.thermenmuseum.nl/en
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Série de photos du musée Thermenmuseum sur le site flickr.com