Thomas Mongo
Thomas Mongo, né en 1914 à Hegba (Bot-Makak)[1] dans la Région du Centre et mort le à Log-Bikoy, est un prélat catholique, premier évêque résidentiel camerounais, évêque de Douala de 1957 à 1973, puis évêque émérite de Douala[2].
| Évêque diocésain Archidiocèse de Douala | |
|---|---|
| - | |
Pierre Bonneau (d) | |
| Évêque titulaire Botriana (en) | |
| - | |
Jean-Baptiste Musty (d) | |
| Évêque auxiliaire Archidiocèse de Douala | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Prêtre catholique (à partir du ), évêque catholique (- |
| Consécrateurs |
Eugène Tisserant, Pierre Bonneau (d), Yves Plumey |
|---|
Biographie
modifierOriginaire de Nkong Ngada, il est ordonné prêtre le [3]. Le , il est nommé évêque auxiliaire de Douala et évêque titulaire de Botriana (de) et est consacré le par le cardinal Eugène Tisserant avec comme co-consécrateurs l'évêque de Douala Pierre Bonneau et l'évêque de Garoua Yves Plumey. Il est nommé évêque de Douala le , charge dont il démissionne le .
En 1962-1965, il participe au concile Vatican II, de la 1re à la 4e session[2].
Rôle dans la guerre d'indépendance camerounaise
modifierEn 1957, Pierre Messmer prend attache avec Mgr Thomas Mongo comme intermédiaire pour négocier avec Ruben Um Nyobé. Premier évêque titulaire africain de Douala et originaire de la région « Bassa », il apparait alors comme un intermédiaire possible entre la France et les indépendantistes de l'UPC[4]. Une rencontre est organisée le , mais la tentative de médiation s'avère infructueuse[5].
Succession apostolique
modifierThomas Mongo a ordonné les évêques suivants[3] :
- Évêque Samuel-Louis-Marie-Antoine Gaumain, O.F.M. Cap. (1960)
Notes et références
modifier- ↑ Selon ; d'autres sources donnent Nkong Ngada, un village proche
- 1 2 Jean-Paul Messina, Évêques africains au Concile Vatican II : 1959-1965 : le cas du Cameroun, Éd. Karthala, Paris ; Presses de l'Université catholique d'Afrique centrale, Yaoundé, 2000, p. 29 (ISBN 2-86537-905-1)
- 1 2 (en) David M. Cheney, « Bishop Thomas Mongo † », sur catholic-hierarchy.org
- ↑ Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, Kamerun ! une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, la Découverte, coll. « Cahiers libres », (ISBN 978-2-7071-5913-7)
- ↑ africanheritagevideo, « Cameroun: Autopsie d'une pseudo independance », (consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Jean-Paul Messina et Jaap van Slageren, Histoire du christianisme au Cameroun, des origines à nos jours, Karthala Éditions, , 452 p. (ISBN 9782811139957, lire en ligne)
- Gildas Mouthé, « L’Archidiocèse de Douala rend hommage à Mgr Thomas Mongo », L'Effort camerounais, , [lire en ligne]
- Guy Ernest Sanga, Monseigneur Thomas Mongo : prophète de la paix (préface de S.E. Mgr Samuel Kleda), Éditions Veritas, Douala, 2012, 225 p. (ISBN 9956-635-05-7)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la religion :