Thomas le Clerc (également nommé Clarke[1]) est un Écossais vivant à Paris et né à une date inconnue. Reconnu coupable de vol, il est condamné à être pendu au gibet de Montfaucon le 16 mars 1474.

Thomas le Clerc
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Biographie
Décès
Époque
Nationalité
Écossaise
Activité
voleur

Vol et arrestations

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Au mois de mars 1474, Thomas le Clerc prend part à un vol commis chez Jehan Pensart, poissonnier d’eau douce à Paris. L’affaire commence avec la décision du jeune fils de Brigandier, élevé en partie par Pensart, de voler le poissonnier après avoir appris que celui-ci a remporté d’importantes sommes d’argent grâce aux ventes de poissons durant le Carême[2],[3]. Brigandier entre de nuit dans la maison du poissonnier et, à minuit, ouvre la porte à ses complices, Thomas le Clerc, Mortemer dit l’Écuyer (également appelé Mer, dit Lescuier[3],[4]) et un autre Écossais non identifié dans les sources[1]. Les quatre hommes forcent la serrure et s’emparent d’une somme d’argent s’élevant à deux mille cinq cents livres tournois[3].

À la suite de ce larcin, l’enquête permet rapidement de retrouver trois des participants au vol. Le fils Brigandier, considéré comme le principal auteur du vol, est trouvé aux Carmes[1],[5]. Conduit au Châtelet de Paris[2],[4], ce dernier désigne ses complices et affirme que les Écossais ont pris la totalité́ de l’argent[6],[4]. Thomas le Clerc est ainsi identifié comme l’un des trois Écossais impliqués dans le vol.

Alors que leur complice Mortemer parvient à s’évader peu après sa capture grâce au concours de deux Écossais de la garde du roi[2],[7], Thomas le Clerc cherche à échapper à la justice en se réfugiant dans l’église Sainte-Catherine-du-Val-des-Écoliers où il tient franchise[a]. Il est difficile de l’extraire de cet endroit, l’église étant un lieu d’asile. Toutefois, les religieux ne s’opposent pas à son extradition[2]. Lorsque les gens du prévôt de Paris viennent l’arrêter, Thomas le Clerc oppose une résistance armée. Une lutte s’engage dans l’église entre le Clerc et les gens du prévôt de Paris. Il ne se rend qu’après avoir blessé plusieurs des gens venus l’arrêter[8]. Amené au Châtelet, il confesse son crime[8]. Une partie de la somme volée est ainsi récupérée près de Saint-Étienne-des-Grès[6],[7].

Son implication dans le vol étant établi, « … pour ce cas et autres, le prévôt de Paris, après avoir recueilli sur ce l’opinion et la délibération de sages, condamne Thomas le Clerc à être pendu au gibet de Montfaucon »[6],[9]. Le Clerc fait appel du jugement, mais cet appel est rejeté[7].

Gibet de Montfaucon
Détail d'une enluminure de Jean Fouquet, extraite d'un manuscrit des Grandes Chroniques de France, vers 1460.

Exécution

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Thomas le Clerc est exécuté le 16 mars 1474 au gibet de Montfaucon. L’exécution du condamné se déroule en présence de sire Denis Hesselin, greffier de la ville[10] et maître Jehan de Ruel, tous deux délégués par maître Pierre de Ladehors pour exercer la fonction de lieutenant criminel, en raison de santé de Ladehors[11],[6].

Notes et références

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  1. ↑ Tenir franchise : bénéficier d’un privilège, d’une exemption ou d’une immunité reconnue par l’autorité.

Références

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  1. 1 2 3 Michel 1862, p. 262.
  2. 1 2 3 4 Gourdon de Genouillac 1890, p. 312.
  3. 1 2 3 Roye 1620, p. 216.
  4. 1 2 3 Monstrelet 1518, p. 270.
  5. ↑ Maillard 1863, p. 46.
  6. 1 2 3 4 Roye 1620, p. 217.
  7. 1 2 3 Monstrelet 1518, p. 271.
  8. 1 2 Michel 1862, p. 263.
  9. ↑ Gourdon de Genouillac 1890, p. 313.
  10. ↑ Vitu 1873, p. 61.
  11. ↑ Maillard 1863, p. 47.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Francisque Michel, Les Écossais en France, les Français en Écosse, vol. 1, Londres, Trübner, , 548 p.
  • Henri Gourdon de Genouillac, Paris à travers les siècles : Histoire nationale de Paris et des Parisiens depuis la fondation de Lutèce jusqu’à nos jours, vol. 1, Paris, F. Roy, , 1221 p. (lire en ligne)
  • Firmin Maillard, Le gibet de Montfaucon (étude sur le vieux Paris) : Gibets — Échelles — Piloris — Marques de haute justice. Droit d’asile — Les fourches patibulaires de Montfaucon — Documents historiques. Description — La légende des suppliciés. Scènes de la dernière heure, Paris, Auguste Aubry, , 106 p. (lire en ligne)
  • Enguerrand de Monstrelet, Le tiers volume de Enguerran de Monstrellet ensuyvant Froissart, des croniques de France d’Angleterre d’Escoce d’Espaigne, de Bretaigne, de Gascongne, de Flandres & lieux circonvoisins : avecques plusiers autres nouvelles choses advenues en Lombardie, es Ytalles, en Allemaigne, Hongrie, Turquie es terres doultre mer adioufte auecqs la cronique dudit de Monftrellet iufques en lan mil.ccccc. et .xviii. (1518), vol. 3, Paris, Regnault, (lire en ligne)
  • Jean de Roye, Histoire de Louis Onziesme Roy de France et des choses mémorables advenues de son Regne, depuis l’an 1460 iusques à 1483, Autrement Dicte la Chronique Scandaleuse, escrite par un greffier de l’hostel de ville de Paris, Paris, imprimé sur le vray Original, , 383 p. (lire en ligne), p. 144
  • Auguste Vitu, La chronique de Louis XI, dite chronique scandaleuse, faussement attribuée à Jean de Troyes, Paris, Librairie des Bibliophiles, , 92 p.