Thèse d'exercice
La thèse d'exercice est une thèse des disciplines de santé du système universitaire français qui aboutit au diplôme d'État de docteur dans les disciplines de médecine, chirurgie dentaire, pharmacie, médecine vétérinaire et maïeutique.

Organisation et spécificités
modifierLa thèse d'exercice est une thèse propre aux études de médecine[1], de chirurgie dentaire[2], de pharmacie[3], de médecine vétérinaire[4] et de maïeutique[5], indispensable à la délivrance des diplômes d'État de docteur en médecine, chirurgie-dentaire, pharmacie, médecine vétérinaire ou maïeutique qui donnent droit à l'usage du titre universitaire de docteur[6].
La thèse d'exercice est différente de la thèse soutenue pour l'obtention du diplôme national de doctorat (équivalent au PhD du système universitaire anglo-saxon)[7]. En particulier :
- son niveau d'exigence est moins élevé et elle n'implique pas nécessairement de recherches expérimentales, théoriques ou méthodologiques ; sa durée de préparation et de rédaction est généralement plus courte, s'articulant avec les stages de formation clinique et professionnelle du troisième cycle, et sa soutenance doit intervenir dans des délais réglementaires[8],[9],[10],[11],[12],[13] ;
- son archivage, son signalement dans les outils bibliographiques, ainsi que sa diffusion en ligne ne sont pas légalement requis[14] ;
- elle ne donne pas accès au grade universitaire de docteur[6] et aux carrières académiques ou dans les établissements publics de recherche[7].
La soutenance des thèses d'exercice se conclut traditionnellement par la prestation du serment d'Hippocrate pour les médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes, du serment de Galien pour les pharmaciens ou du serment de Bourgelat pour les vétérinaires.
| Discipline | Sujet | Jury | Soutenance |
|---|---|---|---|
| Médecine[8] | Travail de recherche ou ensemble de travaux approfondis qui relèvent de la pratique de la spécialité préparée.
Peut porter sur un thème spécifique de recherche clinique ou fondamentale. Préalablement approuvé par le coordonnateur local de la spécialité dont relève l'étudiant. |
Composé d'au moins trois membres dont le président du jury, professeur des universités titulaire des disciplines médicales désigné par le président de l'université sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche médicale concernée.
Un médecin des armées peut faire partie d'un jury de thèse. Lorsque ce praticien est professeur agrégé du Val-de-Grâce, il peut présider le jury. Pour la médecine générale, le jury peut être composé en tant que de besoin d'enseignants associés de médecine générale, à l'exception de son président. |
Pour les spécialités dont la durée de formation est supérieure à trois ans, la thèse est soutenue avant la fin de la phase d'approfondissement.
Pour les spécialités dont la durée de formation est de trois ans, la thèse est soutenue au plus tard trois ans après la validation de la dernière phase dans le délai défini à l'article R. 632-20 du code de l'éducation. |
| Chirurgie dentaire[11] | Le sujet de la thèse doit être approuvé par le directeur de l'unité de formation et de recherche d'odontologie.
La thèse peut porter sur :
|
Désigné par le président de l'université sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche d'odontologie dans laquelle les étudiants sont inscrits,
le jury comprend quatre membres dont :
Une personnalité extérieure invitée sans voix délibérative peut être adjointe à ce jury. |
À compter du deuxième semestre du troisième cycle court et au plus tard à la fin de l'année civile qui suit la validation du troisième cycle court. |
| Pharmacie[15],[12] | Le sujet de thèse peut porter sur des thèmes en rapport avec :
Le sujet est approuvé par un enseignant-chercheur exerçant dans l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques dans laquelle est inscrit l'étudiant. |
Désigné par le président de l'université sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, comprend au moins trois membres, dont le directeur de thèse :
Deux membres du jury sont titulaires du diplôme d'Etat de pharmacien ou de docteur en pharmacie. Un praticien des armées peut faire partie d'un jury de thèse. |
La thèse est soutenue avant la fin de la phase d'approfondissement (troisième cycle long)[16] ou à l'issue de celui-ci (troisième cycle court)[17]. |
| Vétérinaire[13] | Choisi par le candidat, est déposé auprès du directeur de l'école vétérinaire française d'inscription. Il est soumis à l'approbation du directeur de l'école vétérinaire française. | Désigné, sur proposition du directeur de l'école vétérinaire française, par le président de l'université. Ce jury qui comprend trois à cinq membres, comportant au moins un enseignant-chercheur issu de l'école vétérinaire de l'étudiant, est ainsi constitué :
Dans le cas d'un établissement de formation vétérinaire agréé sur le fondement de l'article L. 813-11 du code rural et de la pêche maritime[18], le jury qui comprend trois à cinq membres, comportant au moins un enseignant permanent ayant également une mission de recherche mentionné au second alinéa de l'article R. 813-64 du même code[19] issu de l'école vétérinaire de l'étudiant, est ainsi constitué :
Des personnalités extérieures peuvent être invitées au jury par le président sans voix délibérative. Les professeurs émérites ou les maîtres de conférences émérites peuvent présider le jury de thèse. Les professeurs émérites ou associés et les maîtres de conférences émérites ou associés peuvent être membres du jury. |
La soutenance est publique, sauf dérogation accordée à titre exceptionnel par le directeur de l'école vétérinaire française si le sujet de la thèse d'exercice présente un caractère de confidentialité avéré.
La soutenance peut s'effectuer par tout moyen de télécommunication permettant l'identification des membres du jury et de l'étudiant et leur participation effective. L'autorisation de soutenir à distance est donnée par le président d ‘ université ou le directeur de l'école vétérinaire française, après accord du directeur de thèse. Les moyens techniques mis en œuvre s'efforcent d'assurer la publicité des débats. La confidentialité des délibérations du jury doit être garantie. La seconde inscription en cas d'ajournement ne peut être prise qu'une fois l'autorisation de soutenir à nouveau la thèse d'exercice obtenue. |
| Maïeutique[22] | Projet de thèse approuvé par le directeur de la structure de formation en maïeutique. | Nommé par le président de l'université sur proposition du directeur de la structure de formation, dans les conditions prévues à l'article L. 613-1 du code de l'éducation. |
Histoire
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La réglementation du XIXe siècle désigne indistinctement sous le nom de « thèse » les travaux demandés pour le doctorat en médecine[23], les diplômes de pharmacie[24],[25],[26],[28] ou les doctorats ès sciences[29] ou ès lettres[30].
La dénomination « thèse d'exercice » n'apparaît dans la documentation universitaire relative aux études de santé qu'à partir de la fin du XXe siècle, puis dans les textes du Code de l’éducation[36] et les arrêtés du XXIe siècle[38].
Cette distinction n’est pas née d’une réforme unique mais d’une divergence de fonctions du doctorat au XIXe siècle :
- formation à la recherche dans certaines facultés,
- habilitation professionnelle dans les facultés de santé.
Ainsi, le terme « thèse d’exercice » est en grande partie une construction administrative récente, introduite lorsque le doctorat de recherche (« PhD ») a été normalisé dans les années 1980-2000.
On peut en retracer l’émergence en plusieurs étapes :
Avant le XIXe siècle : une seule thèse pour le doctorat
modifierDans les universités médiévales et modernes, la thèse est essentiellement un exercice académique public, initialement oral (disputatio)[39], servant à accéder au grade de docteur[40]. Il n’y a pas de distinction entre thèse professionnelle et thèse de recherche.
Dans les facultés de médecine, on soutient déjà des thèses très tôt : la plus ancienne thèse médicale, en tant que document écrit, conservée en France date de 1539[41]. Mais ces thèses sont généralement :
XIXe siècle : apparition de la thèse de recherche
modifierAu XIXe siècle, les universités européennes (notamment allemandes) redéfinissent le doctorat comme grade sanctionnant une contribution scientifique originale[43].
En France, dans les facultés des lettres et des sciences, cette évolution se produit progressivement :
- dans les années 1830-1840, les thèses deviennent des travaux longs et savants[44] ;
- les règlements de 1840 (lettres)[30] et 1848 (sciences)[29] entérinent cette transformation[45] ;
- la IIIᵉ République consolide l’idée que la thèse doit produire un savoir nouveau[44].
C’est la naissance du doctorat de recherche moderne.
Maintien d’un doctorat professionnel dans les facultés de santé
modifierDans le même temps, les facultés de médecine, pharmacie ou chirurgie conservent une logique différente : le doctorat est surtout un titre professionnel nécessaire pour exercer.
Après la Révolution française :
- 1794 : création des écoles de santé (Paris, Montpellier, Strasbourg)[46] ;
- 1798 : reprise des soutenances de thèses médicales dans un format proche de la thèse d’exercice actuelle[47],[48] ;
- 1803 : rétablissement du doctorat en médecine[49].
La thèse devient progressivement un travail final des études médicales, sans exigence systématique de recherche originale[50], bien que, par exception, certaines thèses atteignent ce niveau[51].
L'arrêté du ministre de l’Instruction publique (1884) relatif à la thèse de doctorat en médecine précise que la thèse consiste en « une dissertation imprimée sur un sujet de médecine ou de chirurgie » soutenue devant un jury[23].
Dès 1874 cependant, fut envisagée la création « d’un nouveau diplôme de docteur ès sciences médicales », distinct du diplôme professionnel de docteur en médecine et constituant « un grade scientifique plus élevé qui seul ouvrirait la porte de l’enseignement », suscitant la crainte que ce nouveau diplôme « deviendrait seul l’équivalent du doctorat ès lettres, ès sciences ou en droit, l’ancien serait assimilé dans l’esprit du public au simple officiât de santé », ou qu'il fasse double emploi avec l'agrégation de médecine alors en vigueur pour le recrutement des professeurs[52],[53].
Formalisation institutionnelle de la dualité (XXe siècle)
modifierLa distinction devient claire au XXe siècle avec la structuration des cycles universitaires. Deux types de doctorat coexistent alors :
- Doctorat d’État / doctorat de recherche
- destiné à la carrière universitaire ;
- exigeant une contribution scientifique importante.
- Doctorats professionnels des facultés de santé
- sanctionnés par une « thèse d’exercice ».
La réforme universitaire des années 1980-2000 (création du doctorat unique et du système LMD) clarifie encore la situation :
- création du diplôme national de doctorat, correspondant au « PhD » (thèse de recherche),
- les professions de santé conservant une « thèse d’exercice » distincte[38],[36].
Thèses remarquables
modifierSi les thèses d'exercice des professions de santé sont majoritairement un travail de fin d'études sans ambition scientifique majeure, certaines thèses ont pu, par la matière traitée ou la notoriété de leurs auteurs, connaître une diffusion plus importante.
La bibliothèque de l'Université Paris-Cité conserve ainsi les thèses d'Alibert, Claude Bernard, Bourneville, Charcot, Déjerine, Dupuytren, Esquirol, Laënnec, Larrey, Magendie, Ménière, Péan, Rayer, Richet, Tarnier, Testut, Widal, mais aussi celles de Paul Bert, Breschet, Broca, Clémenceau, Cruveilhier, Daremberg, A. Donné, Falret, A. Fournier, Gintrac, Guyon, Landouzy, Lasègue, Lugol, Marey, Nélaton, Poirier, Récamier, Ricord, Villermé et bien d'autres qui « ont marqué de leur empreinte la médecine, grâce à une découverte, une invention, au nom donné à un syndrome ou à une technique spécifique de leur discipline [ou] se sont illustrés dans d'autres voies professionnelles »[54][réf. à confirmer].
On trouvera ci-dessous quelques exemples de thèses de médecine remarquables des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
- La thèse de Pierre-Marie-Auguste Broussonet, soutenue en 1779, intitulée Mémoire pour servir à l'histoire de la respiration des poissons, travail précoce et novateur du futur naturaliste sur la physiologie animale et l'ichtyologie, explorant spécifiquement comment les poissons respirent, salué à l'unanimité par le corps professoral de l'Université de Montpellier. Il constitue le fondement de ses recherches ultérieures présentées à l'Académie des sciences[55],[56],[57].
- La thèse de Adamántios Koraïs, soutenue en 1787, intitulée Medicus Hippocraticus, sive de praecipuis officiis medici, exposant les principes de l'éthique médicale selon les théories hippocratiques, insistant particulièrement sur le respect de la personne humaine considérée dans sa globalité psychosomatique[58],[59].

- La thèse de Dominique-Jean Larrey, soutenue à Paris en 1803 (24 Prairial an XI), Dissertation sur les amputations des membres à la suite des coups de feu, contribution majeure synthétisant les observations cliniques recueillies par Larrey lors des campagnes révolutionnaires, qui a posé les bases modernes de la traumatologie de guerre et de l'organisation des secours d'urgence (les fameuses « ambulances volantes »)[60],[61],[62],[63].
- La thèse de René Laennec, soutenue en 1804 (22 Prairial an XII), Propositions sur la Doctrine d'Hippocrate, relativement à la Médecine pratique, qui illustre déjà son ambition de concilier tradition et modernité dans l’approche diagnostique[64],[65].
- La thèse de Jean-Étienne Dominique Esquirol (1805), consacrée aux Passions considérées comme causes, symptômes et moyens curatifs de l'aliénation mentale, qui marque une avancée dans la compréhension des maladies mentales et l'approche psychosomatique[66].
- La thèse de Pierre Rayer (1818), Sommaire d'une histoire abrégée de l'anatomie pathologique, travail important pour l'histoire de l'anatomie pathologique qui rassemble de nombreuses observations sur les lésions des organes, où Rayer exprime son opposition aux grands systèmes théoriques de son époque et exprime son intérêt marqué pour la pathologie comparée, inspiré par son professeur André-Marie Constant Duméril[67],[68].
- La thèse de Charles Victor Daremberg (1841), Exposition des connaissances de Galien sur l’anatomie, la physiologie et la pathologie du système nerveux, qui marqua le début de sa vocation historique[69].
- La thèse de Claude Bernard, soutenue le , « véritable travail scientifique qui a pour titre Du suc gastrique et de son rôle dans la nutrition » et marque une première étape dans le concept de médecine expérimentale[70].
- La thèse de Jean-Martin Charcot (1853) sur le rhumatisme articulaire chronique, dirigée par Piorry et qui fut unanimement appréciée[71].
- La thèse d'Alexis Carrel, futur prix Nobel, soutenue à Lyon le 2 juillet 1900, intitulée Le goitre cancéreux, travail universitaire de 303 pages portant sur l'étude anatomique, clinique et chirurgicale des tumeurs malignes de la glande thyroïde, qui valut à son auteur une mention très honorable au prix Ernest Godard en 1901[72] et sera réédité à Paris chez J.-B. Baillière en 1904.
- La thèse de René Leriche, soutenue à Lyon le 24 juillet 1906, intitulée Des résections de l'estomac pour cancer : technique, résultats immédiats, résultats éloignés, travail pionnier de près de 470 pages qui dresse un état des lieux de la chirurgie gastrique de l'époque[73],[74].
- La thèse de Gustave Roussy (1907), Le syndrome thalamique[75], directement à l'origine de la description du syndrome de Dejerine-Roussy[76].
- La thèse de Louis-Ferdinand Céline, publiée en 1924 : La Vie et l'Œuvre de Philippe Ignace Semmelweis sur la fièvre puerpérale.
- La thèse de Jean Delay (1935), Les astéréognosies : étude clinique, physiologique, topographique, important travail neurologique dont l'auteur deviendra l'un des fondateurs de la psychopharmacologie française[77],[78].
- La thèse de Jean Hamburger, intitulée Physiologie de l'innervation rénale[79], publiée en 1936 chez Masson avec une préface de Pasteur Vallery-Radot, étude approfondie sur la façon dont les nerfs agissent et contrôlent le fonctionnement du rein, marquant le début de la grande carrière médicale du futur fondateur de la néphrologie française.
- La thèse de Jean Bernard (1936), Polyglobulies et leucémies provoquées par des injections intramédullaires de goudron, explorant le lien entre agents chimiques cancérigènes et maladies du sang pour démontrer la nature néoplasique des leucémies[80],[81].
- La thèse d'Auguste Loubatières, soutenue à Montpellier en 1938, intitulée Insuline et fonction glycogénique du foie – Contribution à l'étude du mécanisme d'action de la sécrétion interne du pancréas[82],[83], qui constitua une première étape dans la découverte des sulfamides hypoglycémiants[84].
- La thèse de Georges Canguilhem, soutenue en 1943 et publiée en 1966 sous le titre Le Normal et le Pathologique, ouvrage important d'épistémologie médicale.
- La thèse de Jean Dausset, futur prix Nobel, soutenue en 1945, intitulée Organisation des équipes mobiles de récolte au Service central de réanimation-transfusion, travail fondateur qui formalisait l'expérience acquise par Dausset en créant des unités automobiles de prélèvement sanguin à Paris pour les armées à la fin de la Seconde Guerre mondiale[85].
- La thèse de François Jacob, futur prix Nobel, soutenue à Paris le 29 avril 1947, intitulée Étude expérimentale et clinique sur la tyrothricine, marquant une étape clé de son parcours avant son entrée à l'Institut Pasteur[86],[87].
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifierOuvrages et articles
modifier- Christophe Charle, La République des universitaires (1870-1940), Seuil, 1994[88].
- Jean-Yves Mollier & Christophe Charle (dir.), Le doctorat en France, XIXe-XXe siècles.
- Emmanuelle Picard, « La fabrique du doctorat », travaux sur l’histoire de l’université française.
- Françoise Waquet, Les enfants de Socrate. Histoire de l’enseignement de la philosophie en France[89].
Sur la thèse médicale
modifierSocio-histoire du doctorat
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Article L632-4 du Code de l'éducation », sur Légifrance.
- ↑ « Article L634-1 du Code de l'éducation », sur Légifrance.
- ↑ « Article L633-2 du Code de l'éducation », sur Légifrance.
- ↑ « Article R812-58 du Code rural et de la pêche maritime », sur Légifrance.
- ↑ « article L635-2 du Code de l'éducation »
, sur Légifrance, (consulté le ) - 1 2 Jean-Louis Romanens, « Vous avez dit : « Docteur » ? », Revue droit & santé, , p. 760 (lire en ligne
) :« La législation française réserve ainsi le titre de docteur, placé avant ou après le nom, à tous les titulaires d’un doctorat : • qu’il s’agisse d’un doctorat de troisième cycle universitaire – anciens doctorats soit « d’État », soit « de 3e cycle » – qui est l’actuel « doctorat des universités » ; • ou d’un « diplôme d’État » de docteur en médecine, médecine vétérinaire, pharmacie, odontologie, ces derniers donnant droit à l’usage du titre mais ne conférant pas le grade universitaire de docteur. »
- 1 2 « Arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- 1 2 Arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine – Article 60
- ↑ « Dans quelle délai faut-il soutenir sa thèse de médecine après avoir obtenu un DES ? », sur Le Quotidien du Médecin (consulté le )
- ↑ « "Il me manque 40 minutes" : ce futur médecin ne peut pas exercer faute de soutenance de thèse », sur France 3 Grand Est, (consulté le )
- 1 2 Arrêté du 8 avril 2013 relatif au régime des études en vue du diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire - Article 22.
- 1 2 Arrêté du 4 octobre 2019 portant organisation du troisième cycle long des études pharmaceutiques - Article 44
- 1 2 « Arrêté du 3 décembre 2020 relatif aux modalités de préparation, de soutenance de la thèse d'exercice et de délivrance du diplôme d'Etat de docteur vétérinaire », sur Légifrance, (consulté le )
- ↑ « Thèses d'exercice- Réseau Thèses », sur abes.fr (consulté le ).
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- ↑ « Article L813-11 du code rural et de la pêche maritime », sur Légifrance
- 1 2 « Article R813-64 du code rural et de la pêche maritime », sur Légifrance
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- ↑ « Article R731-4 du code de l'éducation », sur Légifrance
- ↑ Arrêté du 3 juillet 2024 relatif au régime des études en vue du diplôme d'Etat de docteur en maïeutique lire en ligne
- 1 2 Armand Fallières, « Arrêté relatif à la thèse de doctorat en médecine », Bulletin administratif de l'instruction publique, vol. 35, no 610, , p. 203–203 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Georges Dillemann, « Le doctorat d'Université et les thèses d'Histoire de la Pharmacie en France », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 79, no 291, , p. 442–443 (DOI 10.3406/pharm.1991.3225, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Mise en ligne des thèses et synthèses de pharmacie (XVIIIe-XIXe siècle) – Le blog actualités de la BIU Santé », (consulté le )
- ↑ Maurice Mordagne, « Les origines historiques du doctorat en pharmacie », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 27, no 108, , p. 189–194 (DOI 10.3406/pharm.1939.10312, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Georges Dillemann, « Des thèses pharmaceutiques sans doctorat à la multiplication des doctorats en pharmacie. : Essai d'histoire de la thèse dans les écoles et facultés de pharmacie. », Bull. Ordre Pharm., no 241, , p. 250-261 (lire en ligne)
- ↑ Il est remarquable que, dans le cas de la pharmacie, la thèse – instituée en 1803 pour les diplômes de pharmacien de 1re et 2e classes et en 1878 pour le diplôme de « pharmacien supérieur » – a précédé la création du diplôme de doctorat qui n'interviendra qu'en 1897[27].
- 1 2 Nicole Hulin, « Les doctorats dans les disciplines scientifiques au XIXe siècle », Revue d'histoire des sciences, vol. 43, no 4, , p. 401–426 (DOI 10.3406/rhs.1990.4503, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Jean-François Condette, « La thèse de doctorat ès lettres en France au XIXe siècle : Entre rite mondain, affirmation de la recherche scientifique et outil de sélection d’une élite universitaire (1808‑1914) », dans Kouamé, Thierry, et al., Examens, grades et diplômes, Paris, Éditions de la Sorbonne, (lire en ligne), p. 277-288
- ↑ « Article L. 632-4 du Code de l'éducation », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
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- ↑ « Article D. 633 du Code de l'éducation », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Article L. 635-2 du Code de l’éducation », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- 1 2 Toutefois, le Code de l'éducation n'utilise cette dénomination que pour les diplômes de pharmacie et de maïeutique mais pas pour le doctorat en médecine ou en chirurgie dentaire :
- L'article L. 632-4 du Code de l'éducation[31] dispose que : « Le diplôme d'Etat de docteur en médecine est conféré après soutenance avec succès d'une thèse de doctorat. » De même, l'article R. 632-23[32], qui précise le régime de cette thèse, parle simplement de « la thèse nécessaire à l'obtention du diplôme d'Etat de docteur en médecine ». Il ne la qualifie pas de « thèse d'exercice ».
- De même, l'article R. 634-17 du Code de l'éducation[33], qui régit la thèse conduisant au diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire, dispose que : « la thèse conduisant au diplôme d'Etat de docteur en chirurgie dentaire est soutenue devant un jury [...] » et ne qualifie donc pas cette thèse de « thèse d'exercice ».
- Article D. 633 du Code de l'éducation[34] : « Le diplôme d'Etat de docteur en pharmacie est conféré après validation d'un troisième cycle et soutenance avec succès d'une thèse d'exercice. »
- Article L. 635-2 du Code de l’éducation[35] : « Le diplôme d'Etat de docteur en maïeutique est conféré après validation de ce troisième cycle et soutenance avec succès d'une thèse d'exercice. »
- ↑ « Arrêté du 31 juillet 2012 fixant les taux des droits de scolarité dans les établissements publics d'enseignement supérieur relevant du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche » (consulté le )
- 1 2 La première mention explicite de l'expression « thèse d'exercice » dans un texte réglementaire figure dans l'arrêté du 31 juillet 2012 fixant les taux des droits de scolarité dans les établissements publics d'enseignement supérieur relevant du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche[37].
- ↑ (en) Olga Weijers, « Queritur utrum : recherches sur la 'disputatio' dans les universités médiévales » [PDF], sur dokumen.pub, Brepols, (ISBN 978-2-503-53195-3, consulté le ), p. 205-214
- 1 2 Christophe Charle et Jacques Verger, Histoire des universités : XIIe-XXIe siècle, Paris, PUF, , 334 p. (ISBN 978-2-13-058813-9, présentation en ligne), p. 38 :
« En fait, il ne s'agissait plus d'un examen mais des actes inauguraux (leçon d'apparat, présidence d'une dispute) par lesquels le nouveau promu, ayant reçu les insignes de sa fonction, était admis au sein du collège des maîtres et habilité, s'il le voulait à enseigner à son tour. »
- ↑ « Les thèses d’Ancien Régime sortent des combles – Le blog actualités de la BIU Santé », (consulté le )
- ↑ Delage 1913, p. 93.
- ↑ « La thèse et le doctorat : Socio-histoire d’un grade universitaire (XIXe-XXIe siècle) », sur univ-droit.fr : Portail Universitaire du droit (consulté le )
- 1 2 Pierre Verschueren, « À quoi sert le doctorat ? Ce que nous apprend l’histoire du diplôme le plus élevé de l’université - Innovation Pédagogique et transition », sur www.innovation-pedagogique.fr, (consulté le )
- ↑ « Thèses de doctorat 1808-2017, 1808-2017 » [archive du ], sur ccfr.bnf.fr (consulté le )
- ↑ Centre historique des Archives nationales, « ÉCOLES DE SANTÉ (1794-1802) », sur France Archives,
- ↑ Anne-Gaelle Simon, « Dates clés thèses d'exercice », sur Service commun de documentation (consulté le )
- ↑ Delage 1913, p. 134-135.
- ↑ « La Loi du 19 Ventôse an XI, texte fondateur et expédient provisoire – Académie nationale de médecine | Une institution dans son temps » (consulté le )
- ↑ Jacques Friedel, Histoire du doctorat : Comparaison internationale sur les thèses, Paris, Centre Alexandre KOYRÉ, , 160 p. (lire en ligne), p. 103-104 :
« Mais la différence essentielle portait- et porte encore - sur le rôle de la thèse, sa durée et donc l'âge du jeune docteur. De ce point de vue, et dans tous les pays, les deux extrêmes étaient en médecine et en lettres. Doctorat technique nécessaire pour exercer ce métier - sauf en Grande-Bretagne où les docteurs avaient perdu leur privilège en faveur des apothicaires et des barbiers en fuyant Londres lors de la peste noire -, la thèse de médecine est traditionnellement, et dans tous les pays, un exercice de style et d'érudition sans recherche nécessaire, héritière de la thèse médiévale. »
- ↑ Voir par exemple la thèse du Dr Edouard lmbeaux soutenue à Nancy en 1897, « inhabituelle par le thème et par l'abondance du sujet » et qui « pourrait tout à fait être une thèse de doctorat ès sciences » : cf. Maurice Claisse, « Sujets inhabituels et accès non conventionnels au doctorat, hasard ou nécessité : Exemple de la vie et de l'œuvre du Dr Edouard lmbeaux », Histoire du doctorat Sciences ° Médecine ° Pharmacie – ANDÈS – Centre Alexandre Koyré, Paris, , p. 111-119 (lire en ligne [PDF])
- ↑ Léon Le Fort, Étude sur l'organisation de la médecine en France et à l'étranger, Paris, Librairie Germer Baillière, , 112 p. (lire en ligne), p. 110-112
- ↑ Hippolyte Bernheim, « Sur le projet de création d’un nouveau diplôme de docteur ès sciences médicales », Revue internationale de l'enseignement, vol. 5, no 1, , p. 19–29 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Les thèses de Paris du XIXe siècle — Medica — BIU Santé, Paris », sur numerabilis.u-paris.fr (consulté le )
- ↑ « Histoire de la médecine - Xavier Riaud - Pierre Marie Auguste Broussonet (1761-1807), médecin, botaniste et Jean Louis Victor Broussonet ( ? – 1846), médecin anobli par Napoléon : une famille de médecins sous l'Empire. », sur www.histoire-medecine.fr (consulté le )
- ↑ « BROUSSONET ou BROUSSONNET ou BROUSSOUNET Pierre-Marie-Auguste dit Jean d’Antimoine », dans Martine François, Raymond Ramousse, Dictionnaire historique des membres de la Société linnéenne de Lyon (lire en ligne)
- ↑ « CTHS - BROUSSONET (BROUSSOUNET, BROUSSONNET) Pierre Marie Auguste dit Jean d'Antimoine », sur cths.fr (consulté le )
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