Thérèse Guillaudeu des Bassablons
Thérèse Guillaudeu du Plessis, dame des Bas-Sablons (née à Saint-Malo le et morte guillotinée à Paris le ), est une servante de Dieu.[réf. nécessaire]
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François-Joseph Guillaudeu du Plessis (d) |
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Biographie
modifierThérèse Pélagie Anne Guillaudeu du Plessis est la fille de François-Joseph Guillaudeu du Plessis, maire de Saint-Malo, et de Marie-Thérèse Éon de Ponthaye. Elle est d'une famille pieuse : sa mère fonde la Confrérie du Sacré-Cœur, en opposition au jansénisme, et son frère, Louis Guillaudeu de La Villarmois, devient prêtre.
En , en la cathédrale de Saint-Malo, elle épouse Claude-Marie Vincent, sieur des Bas Sablons, fils de Jacques Vincent, sieur des Bas Sablons, et de Jeanne Marie Goret, et cousin germain de Vincent de Gournay.
Pieuse comme l'est sa mère, elle convertit son mari, qui alors se portait plus vers Voltaire et les Encyclopédistes, et fonde la Congrégation des Dames de la Charité de Saint-Malo en 1751. Devenue veuve en 1768, elle s'installe au Plessis-Pont-Pinel, auprès de son père, et se consacre exclusivement aux « œuvres de miséricorde ». À la mort de ce dernier, en 1776, elle vint s'installer dans la Maison de la Providence, dont elle prend la direction et, sous laquelle, laïques et religieuses de Saint-Vincent-de-Paul assistent et soignent les pauvres. Elle y consacre toute sa fortune et sollicite la générosité des personnes fortunées de la région pour cette cause. Assistée de Mlle White, elle apporte également son concours à l'Association des Dames pour la formation chrétienne des petites filles, « Les Sœurs de la Passion ».
Sous la Révolution, entrée en religion chez les Filles du Cœur de Marie (fondée en 1790 par Pierre-Joseph de Clorivière et Adélaïde-Marie Champion de Cicé), elle cache des prêtres réfractaires et des émigrés, et apporte son soutien aux prisonniers. Poursuivie par Jean-Baptiste Le Carpentier, elle est arrêtée au mois d', emprisonnée et transférée devant le tribunal révolutionnaire de Paris. Condamnée, elle est guillotinée à Paris le .
Hommages
modifierUne rue Madame-des-Bas-Sablons est nommée en son hommage à Saint-Malo.
Bibliographie
modifier- « Madame des Bassablons », in: François Tuloup, De viris illustribus urbis macloviensis. Les hommes illustres de Saint Malo, éditions Les Nouvelles de Bretagne à Rennes, 1966
- Édouard Fournier, Une Malouine au temps de la Révolution : Madame des Bassablons, Weibel, 1922
- Eugène Herpin, Madame des Bassablons, 1905
