Théâtre des Nouveautés

salle de spectacle du boulevard Poissonnière, à Paris, France

Le théâtre des Nouveautés est une salle de spectacle parisienne située 24, boulevard Poissonnière (9ee) depuis 1921, mais dont l'emplacement a varié au fil des années.

Théâtre des Nouveautés
Description de cette image, également commentée ci-après
Façade du théâtre des Nouveautés en 2010.
Type Théâtre
Lieu 24, boulevard Poissonnière, Paris 9ee
Coordonnées 48° 52′ 17″ nord, 2° 20′ 42″ est
Inauguration 1921
Capacité 585
Anciens noms Fantaisies-Parisiennes (1865-1869)
Direction Pascal Legros
Site web www.theatredesnouveautes.fr

Carte

Il ne doit pas être confondu entre autres avec le théâtre des Nouveautés de Bruxelles dirigé par Jean-Baptiste Meeûs et qui eut également ses heures de gloire[1].

Historique

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1827-1832 : rue Vivienne

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Par un arrêté ministériel de , Cyprien Bérard est remplacé à la direction du théâtre du Vaudeville situé alors rue de Chartres-Saint-Honoré, par Marc-Antoine Désaugiers. En dédommagement, le ministère de l'Intérieur lui accorde le privilège spécial d'exploiter un nouveau théâtre.

Construite d'après les plans de l'architecte François Debret, le premier théâtre des Nouveautés est inauguré le au 27 bis, rue Vivienne, en face de la Bourse (2e arrondissement), inauguré en 1826. Il est édifié à l'emplacement du passage Feydeau, détruit en 1829, qui reliait la rue des Filles-Saint-Thomas au théâtre Feydeau. La programmation est composée de vaudevilles, d'opéras-comiques (Hector Berlioz y fut choriste quelques mois) et de pièces satiriques et politiques.

En , Cyprien Bérard transmet son privilège à Nicolas Langlois. Celui-ci va céder l'exploitation du théâtre à Emmanuel Théaulon de Lambert, puis quelques semaines plus tard, à Adolphe Bossange, mais conserve le privilège. Incapable de faire face aux interdictions de la censure et victime de sa rivalité avec la troupe de l'Opéra-Comique, qui refuse de partager son répertoire, Nicolas Langlois dépose le bilan le et le théâtre doit fermer ses portes.

Il est aussitôt repris par l'Opéra-Comique, contraint de quitter la salle Ventadour dont le loyer est trop élevé. En 1840, lorsque la troupe de l'Opéra-Comique prend possession de la salle Favart, alors appelée « salle de la Bourse », elle est remplacée à son tour par la troupe du Vaudeville. Le théâtre ferme définitivement en 1869 et est immédiatement démoli. À son emplacement se trouve aujourd'hui une brasserie nommée en sa mémoire Le Vaudeville.

1866-1873 : rue du Faubourg-Saint-Martin

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En 1864, la rue Le Peletier est prolongée entraînant la fermeture des Délassements-Comiques, rue de Provence. Une partie de la troupe de Léon Sari emmenée par Lucien Gothi s'installe salle Raphaël, 6 rue du Faubourg-Saint-Martin (10e arr.), où on donne des spectacles de physique amusante. Charles de Lalande, architecte du propriétaire, M. de Naurois, transforme la salle qui prend le nom de théâtre du Passe-Temps.

Elle est achetée par le journaliste, Jules Rouqette (1828-1888), qui le renomme théâtre des Nouveautés avant de passer la main à Eugène Hugot. Après plus de trente ans d'éclipse, le deuxième théâtre des Nouveautés est inauguré le . Mais un incendie ravage entièrement la nouvelle salle huit mois seulement après son ouverture, le . Reconstruit en moins de trois mois, le théâtre rouvre le . Eugène Hugot est remplacé. Six directeurs se succèdent jusqu'en . Fermé entre le et le en raison de la guerre franco-prussienne, le théâtre rouvre en avec pour directeurs Charles Robin et Le Poitevin de L'Egreville qui laissent leur place après quelques mois à Charles Chincholle puis Arthur Chédivy. Le , le théâtre passe aux mains d'Hippolyte Lemonier qui lui rend son ancien nom de Délassements-Comiques mais ne peut améliorer son sort. Il est démoli définitivement en 1878.

1878-1911 : boulevard des Italiens

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Le théâtre des Nouveautés en 1911.

En 1877, Jules Brasseur, vedette de la troupe du théâtre du Palais-Royal, décide d'ouvrir son propre théâtre. En association avec Mme Micheau, directrice du Théâtre royal du Parc de Bruxelles, il décide d'édifier une nouvelle salle au 28 boulevard des Italiens, sur l'emplacement où avaient été construits, en 1864, une salle de concert et d'exposition puis, de 1865 à 1869, les premières Fantaisies-Parisiennes, auxquelles avaient succédé en 1875 les Fantaisies-Oller, imaginées par Joseph Oller pour concurrencer les Folies Bergère[2].

L'architecte Delalande conçoit une bonbonnière à trois étages de 1 000 places, décorée dans le style de Watteau par Auguste Rubé et Philippe Chaperon. Alors qu'il est initialement prévu de le nommer Fantaisies-Parisiennes en référence à la salle bruxelloise du même nom, c'est finalement celui de théâtre des Nouveautés qui est choisi, le théâtre Beaumarchais ayant préempté entre-temps le nom[3]

L'inauguration a lieu le . Après la mort de Brasseur en 1890, la direction passe au fils de son ancienne associée, Henri Micheau[4], qui fait du théâtre des Nouveautés une des scènes les plus originales et les plus importantes de Paris, permettant à une nouvelle génération d'auteurs tels qu'Alphonse Allais, Alfred Capus ou encore Georges Feydeau de faire leurs débuts au théâtre et connaître leurs premiers succès.

Le , après la 1032e représentation de Champignol malgré lui, Henri Micheau doit malgré tout fermer son théâtre en raison du percement de la rue des Italiens.

Depuis 1921 : boulevard Poissonnière

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L'actuel théâtre des Nouveautés s'établit au 24, boulevard Poissonnière (9e arrondissement) en 1921 sous l'impulsion de Benoît-Léon Deutsch (1892-1982) qui en assure la direction avec la collaboration de Gilbert Dupé.

Construite par l'architecte Adolphe Thiers et dotée de 585 places, la salle est inaugurée le avec La Journée des surprises de Jean Bouchor. La programmation est consacrée aux opérettes, dont celles de Maurice Yvain, et aux comédies.

Gilbert Dupé succède entièrement à Benoît-Léon Deutsch de 1961 à 1973. Denise Moreau-Chantegris prend la relève en .

En 2010, Pascal Legros rachète le théâtre. La même année, 50 théâtres privés parisiens réunis au sein de l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP) et du Syndicat national des directeurs et tourneurs du théâtre privé (SNDTP), dont font partie les Nouveautés, décident d'unir leur force sous une enseigne commune : les Théâtres parisiens associés[5].

Répertoire

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Années 2000

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Années 2010

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Loges du théâtre des Nouveautés.

Notes et références

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  1. ↑ Lionel Renieu, Histoire des théâtres de Bruxelles[source insuffisante].
  2. ↑ Ferran Canyameres, « Le théâtre des Nouveautés et la grande piscine Rochechouart », L'Homme de la Belle Époque, éditions Universelles, 1946, page 54 et suivantes.
  3. ↑ J. Montagne, « La disparition du théâtre des Nouveautés », Comœdia, no 1177,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ Albert Vanloo, Sur le plateau, souvenirs d'un librettiste , Ollendorff, Paris, 1917, p. 41-53 [lire sur Wikisource], [lire en ligne sur Gallica].
  5. ↑ Les Nouveautés sur le site officiel des Théâtres parisiens associés.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Nicolas Brazier, « Théâtre des Nouveautés », Chroniques des petits théâtres de Paris : depuis leur création jusqu'à ce jour, Allardin, 1837, p. 247-265
  • Geneviève Latour, Florence Claval (études réunies par), « Théâtre des Nouveautés », dans Les théâtres de Paris, Paris, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris. Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Association de la régie théâtrale, (ISBN 2-905118-34-2), p. 156-158

Articles connexes

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Liens externes

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