Tibor Gánti (en hongrois :Gánti Tibor), né le à Vác et mort le à Nagymaros, est un biologiste théoricien et biochimiste hongrois. Il est surtout connu pour avoir proposé le modèle du chemoton, une tentative de définition minimale de la vie[1].

Tibor Ganti
Naissance
Vác (Hongrie)
Décès (à 75 ans)
Nagymaros (Hongrie)
Nationalité Hongroise
Institutions Eötvös University, Budapest
Renommé pour Ses travaux concernant une définition minimale de la vie
Distinctions

Herman Otto prize (1982)
MTESz prize (1986)

Pro Natura medal (1989)
Site https://www.chemoton.com/

Biographie

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Aprés une thèse de sciences biologiques à l’Académie hongroise des sciences en 1980 Tibor Ganti travaille comme chercheur et directeur de laboratoire, notamment dans le domaine de la fermentation et des levures. Parallèlement, il enseigne la biochimie industrielle et la biologie théorique dans plusieurs universités hongroises, dont l’université Eötvös Loránd, l’université de Gödöllő et celle de Szeged.

Le modèle du chemoton

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En 1971, Gánti publie son modèle du chemoton, conçu comme un schéma de l’organisation minimale d’un être vivant. Selon ce modèle, trois sous-systèmes sont indispensables:

  • un métabolisme autocatalytique
  • un processus de réplication
  • une membrane limitante.

Ce cadre théorique a eu une influence notable dans les discussions sur l’origine de la vie et sur la définition de l’unité minimale évolutive. Le modèle est encore aujourd’hui cité dans la littérature de biologie théorique[2],[3],[4].

Engagement politique

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En 1990, Gánti fonde l’Alliance pour la protection de la nature et de la société (Társadalom- és Természetvédő Szövetség, TTVSZ), qui participe aux élections parlementaires de 1990 en Hongrie, sans obtenir de siège. En 1994, il se présente également sur la liste nationale de la National Democratic Alliance, sans succès.

Œuvres principales

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  • Forradalom az élet kutatásában (1966), Gondolat, Budapest
  • Az élet princípiuma (1971), Gondolat, Budapest
  • A chemoton–elmélet alapjai (1974), Fizikai Szemle.
  • A Theory of Biochemical Supersystems and Its Application to Problems of Natural and Artificial Biogenesis (1979), Akadémiai, Budapest–University Park Press, Baltimore, ISBN 978-0839114116
  • Chemotonelmélet I. A fluid automaták elméleti alapjai (1984), OMIKK, Budapest
  • The Principle of Life (1987), OMIKK, Budapest
  • Chemotonelmélet II. Az élő rendszerek elmélete (1989), OMIKK, Budapest
  • The Principles of Life (2003), Oxford University Press, ISBN 9780198507260
  • Chemoton Theory. Vol. I. Theory of Fluid Machineries (2003), Kluwer Academic/Plenum Publishers, New York
  • Chemoton Theory. Vol. II. Theory of Living Systems (2003), Kluwer Academic/Plenum Publishers, New York, ISBN 9780306477850

Héritage

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Le concept de chemoton continue d’être mobilisé dans la recherche contemporaine sur l’origine de la vie, les systèmes autocatalytiques et la biologie théorique[5]. Bien qu'isolés par l'histoire géopolitique de la Hongrie, les travaux de Gánti commencent à être publiés en anglais à partir de 2003, et à être progressivement diffusés dans la communauté scientifique. Il est désormais considéré comme un précurseur dans le domaine de la biologie théorique.

Notes et références

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  1. (en) Michael Marshall, « He may have found the key to the origins of life. So why have so few heard of him? », sur National Geographic, (consulté le )
  2. Szathmáry, Eörs, « Founder of systems chemistry and foundational theoretical biologist: Tibor Gánti (1933-2009) », Journal of Theoretical Biology, vol. 381, , p. 2-5 (DOI 10.1016 / j.jtbi.2015.04.037)
  3. Tran, Q.P., « Towards a prebiotic chemoton – nucleotide precursor synthesis linked to the formose reaction », Communications Chemistry., vol. 6, no 137, (PMID 10498504)
  4. (en) Szathmáry, E., Santos, M. et Fernando, C., « Evolutionary Potential and Requirements for Minimal Protocells". In: Rasmussen, S. et al. (eds) Protocells: Bridging Nonliving and Living Matter. », Topics in Current Chemistry,, vol. vol 259,
  5. (en) Hoenigsberg, H.F., « From geochemistry and biochemistry to prebiotic evolution … we necessarily enter into Ganti’s fluid automata », Genetics and Molecular Research., vol. 6, no 2, , p. 358-373

Voir aussi

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Liens externes

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