Ting Yao-tiao
Ting Yao-tiao (en chinois traditionnel : 丁窈窕 ; pinyin : ; pe̍h-ōe-jī : Teng Iáu-thiáu), née le et morte le , est une employée des postes taïwanaise. Elle est connue pour avoir été faussement accusée d'espionnage durant la Terreur blanche puis fusillée par les nationalistes du Kuomintang.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 28 ans) |
| Nationalité | |
| Formation |
Lycée National de filles de Tainan, Tainan (zh) |
| Activité |
Jeunesse
modifierTing Yao-tiao est née le , elle est la quatrième d'une famille de dix enfants. Après avoir obtenu son diplôme du lycée national pour filles de Tainan en 1945, elle commence à travailler à la poste[1],[2]. En 1951, elle rencontre Kuo Chen-chun (chinois traditionnel : 郭振純 ; pinyin : ), qui participe à la campagne municipale de Yeh Ting-kuei (zh). Les deux tombent amoureux en raison de leurs intérêts similaires. Elle rompt leurs fiançailles à cause de la vie sociale chargée de Kuo et épouse un autre homme[1].
Arrestation et exécution
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Durant la loi martiale nationaliste, le gouvernement du Kuomintang met en place un vaste système de surveillance, offrant des récompenses substantielles contre des informations et dénonciations. Les fausses dénonciations deviennent une méthode courante de vengeance pour certains affronts[2]. Pour se venger d'avoir dit à son amie Shih Shui-huan (zh) de ne pas fréquenter un homme, celui-ci aurait dénoncé aux autorités les deux jeunes femmes comme communistes, accusant Ting de posséder un livre interdit dans son bureau[3]. Initialement, un ou une collègue intercepte la lettre l'incriminant, mais, soupçonné lui-même de diriger une section du Parti communiste à la poste, il admet avoir bloqué l'accusation[2]. Ting est ainsi arrêtée alors qu'elle était enceinte et est emprisonnée en 1953, selon Kuo, qui a également été incarcéré à ce moment selon le Taipei Times[2],[3]. Ting et Shih sont exécutées par un peloton d'exécution le [4],[5].
Suites
modifierApprenant que Ting reçoit des traitements pour son nouveau-né, Kuo se mutile afin de la rejoindre à l'infirmerie de la prison. Ting remet à Kuo une boîte à cigarettes en métal contenant une mèche de ses cheveux et une lettre d'adieu. Libéré prématurément en 1975 suite à la mort de Chiang Kai-shek, il apprend l'exécution de Ting et enterre la boîte sous un arbre du lycée national pour jeunes filles de Tainan[2]. La boîte est redécouverte en 2015 lorsqu'un typhon renverse l'arbre[3]. Les camarades de classe de Ting lui rendent également hommage dans le journal du 90e anniversaire de l'association des anciens élèves[2].
Références
modifier- 1 2 (zh-TW) Wendy Cutler, « 金龜樹、銅像與百年校史 », CivilMedia@TW, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 (zh-HK) Qiuyuan Lu, « 真實的人生,沒有電影這麼浪漫與輕鬆 », Stand News, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 (en) Han-ping Wang et Jonathan Chin, « Exhibition on White Terror era opens in Tainan », Taipei Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Yu-fu Chen, « Second commercial linked to White Terror », Taipei Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Han Cheung, « Taiwan in Time: The women claimed by the White Terror », Taipei Times, (lire en ligne, consulté le )