Toilettes en Inde
Le manque de toilettes en Inde fut un problème présent surtout jusqu'à la fin des années 2010, causant de nombreux problèmes de santé, dont certaines maladies dues à la pollution des eaux. Bien que l'Inde soit un pays émergent, une partie mineure de sa population (entre 12% et 20%, en 2018[1]) n'a toujours pas de toilettes installées au domicile.

15% des indiens continuent de faire leurs besoins dans la nature : 1% pour les villes, et 22% pour le milieu rural, en 2021[2]. Bien que la situation reste moins grave que dans d'autres régions du monde comme l'Afrique sub-saharienne (à 22.55% de défécation à l'air libre en moyenne sur l'ensemble du continent africain en 2022[3], et ce malgré des milliards d'euros en aide financière annuelle pour la plupart de ces pays[4]), il reste du chemin à faire.
Les progrès observés pendant les années 2010 sont principalement attribués au projet Swachh Bharat lancé en par le premier ministre indien Narendra Modi. Ce plan a financé la construction de 130 millions de toilettes dans les foyers et 50000 dans les écoles publiques. L'ONG Sulabh, une organisation non gouvernementale, a participé à l'évolution de la situation[5].
Un subsiste un bon nombre de personnes appartenant aux basses castes chargés de nettoyer sans protection les tuyaux souterrains, les égouts et les fosses septiques. L'usage du nettoyage manuel tel qu'il est pratiqué est théoriquement interdit par la loi depuis 2013, mais celle-ci est difficile à appliquer, la pratique ayant souvent lieu via des sous-traitants, ce qui entraîne des accidents mortels[6].
L'Inde fait partie des pays où le nombre de personnes ne disposant pas de toilettes est l'un des plus importants au monde. En 2015 l'Organisation mondiale de la santé estimait à 520 millions le nombre de personnes déféquant régulièrement à l'air libre. La situation tend cependant à s'améliorer puisque la part ménages concernée est passée de 39% en 2015-2016 à 19% en 2019-2021[7].
Notes et références
modifier- ↑ « World’s biggest toilet-building spree is under way in India », The Economic Times, (ISSN 0013-0389, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Shivangi Aggarwal, « Is India really open-defecation-free? Here’s what numbers say », sur Down To Earth, (consulté le )
- ↑ Daniel Gashaneh Belay, Melaku Hunie Asratie, Fantu Mamo Aragaw et Nuhamin Tesfa Tsega, « Open defecation practice and its determinants among households in sub-Saharan Africa: pooled prevalence and multilevel analysis of 33 sub-Saharan Africa countries demographic and health survey », Tropical Medicine and Health, vol. 50, no 1, , p. 28 (ISSN 1349-4147, PMID 35351215, PMCID PMC8962481, DOI 10.1186/s41182-022-00416-5, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Sub-Saharan Africa : recipients of net ODA », sur Statista (consulté le ).
- ↑ « En Inde, L’ONG Sulabh International pour le développement des toilettes. », Waterless Toilets For India, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Le Figaro avec AFP, « Inde : sept personnes meurent en nettoyant la fosse septique d'un hôtel », sur AFP, (consulté le ).
- ↑ Alice Corbet et Anthony Goreau-Ponceaud, « Japon, Inde, Haïti et ailleurs : ce que les toilettes publiques disent des sociétés »
, sur The Conversation, (DOI 10.64628/AAK.hwrkqsewp, consulté le ).