Tomáš Taraba
Tomáš Taraba, né le à Bratislava (Tchécoslovaquie), est un homme politique slovaque. Proche du Parti national slovaque (SNS), il est vice-Premier ministre et ministre de l'Environnement dans le gouvernement Fico IV du au . Il quitte ses fonctions à la suite d'une motion de censure individuelle votée par le Conseil national slovaque.
| Tomáš Taraba | |
Tomáš Taraba en mai 2026. | |
| Fonctions | |
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| Vice-Premier ministre de Slovaquie | |
| – (2 ans, 11 mois et 4 jours) |
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| Président | Zuzana Čaputová Peter Pellegrini |
| Premier ministre | Robert Fico |
| Gouvernement | Fico IV |
| Ministre de l'Environnement | |
| – (2 ans, 11 mois et 4 jours) |
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| Président | Zuzana Čaputová Peter Pellegrini |
| Premier ministre | Robert Fico |
| Gouvernement | Fico IV |
| Prédécesseur | Milan Chrenko |
| Député slovaque | |
| – (3 ans, 7 mois et 5 jours) |
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| Élection | 29 février 2020 |
| Réélection | 30 septembre 2023 |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bratislava (Tchécoslovaquie) |
| Nationalité | Slovaque |
| Parti politique | Indépendant (affilié au SNS) |
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Biographie
modifierJeunesse et études
modifierTomáš Taraba naît le à Bratislava, alors en Tchécoslovaquie. Il fait ses études en science politique à l'université Comenius de Bratislava, dont il sort diplômé en 2003[1]. Puis, il étudie la gestion d'entreprise à l'université de Ratisbonne ainsi que l'économie à l'université d'économie de Bratislava[2].
Carrière professionnelle
modifierEntre 2004 et 2006, il travaille comme négociateur pour la SARIO, agence gouvernementale chargée de la promotion et de l'attraction d'investissements étrangers[3].
Tomáš Taraba est également actif dans le domaine des affaires. Il est au cœur d'une polémique pour ses liens économiques avec Peter Košč, dit « M. X » (en slovaque : Pán X), ancien agent du Service d'information slovaque très influent, inculpé pour la corruption d'un magistrat et en fuite. Il se défend en affirmant qu'à l'époque où il travaillait pour Košč, ce dernier n'était impliqué dans aucune affaire illégale et qu'il n'étaient plus entré en contact depuis 2013[3]. Il a également eu des liens avec Marek Trajter, un homme accusé en 2013 d'être impliqué dans le meurtre, en 1999, de Roman Deák, un témoin de l'assassinat de Róbert Remiáš[3].
Début de carrière politique
modifierTomáš Taraba est d'abord assistant et conseiller financier de Ján Figeľ, président et figure historique du Mouvement chrétien-démocrate (KDH). Bien qu'il affirme connaître l'homme politique de longue date, il nie avoir eu le contrôle des finances du parti, dont il n'a jamais été membre[3].
Il adhère au parti politique d'extrême droite Vie – Parti national (en slovaque : Život – národná strana) en 2019. Il en devient immédiatement le président. Lors des élections législatives de 2020, il est candidat sur la liste d'alliance avec le Parti populaire Notre Slovaquie (ĽSNS) de Marian Kotleba[4]. Il entre au Conseil national puis quitte le groupe du ĽSNS dès le mois de mai 2020 après un désaccord avec Milan Mazurek[5].
En 2023, il renonce à sa fonction de chef du parti Vie et quitte la formation politique. En tant qu'indépendant, il se présente toutefois aux élections législatives de 2023 sur la liste du Parti national slovaque (SNS) et parvient à se faire élire[6], notamment grâce au vote préférentiel. Cependant, les députés qui entrent au Parlement sont un groupe hétéroclite composé de personnalités indépendantes et de plusieurs partis différents, ainsi que de figures conspirationnistes[7].
Ministre dans le gouvernement Fico (2023-2026)
modifierLe , dans le cadre de l'accord de coalition entre SMER – social-démocratie, HLAS – social-démocratie et le SNS, Tomáš Taraba est nommé vice-Premier ministre et ministre de l'Environnement dans le gouvernement Fico IV. Rudolf Huliak, autre personnalité associée au groupe SNS, doit initialement occuper ses fonctions, mais sa nomination est refusée par Zuzana Čaputová en raison de « problèmes constitutionnels et juridiques »[7]. L'environnement est cité comme l'une des priorités du nouveau gouvernement, avec notamment l'amélioration des réseaux d'assainissement[2],[8]. Au moment de sa nomination, Tomáš Taraba se refuse toujours à adhérer formellement au SNS[7].
Le gouvernement de Robert Fico prend une direction pro-russe et eurosceptique après son entrée en fonction. Sa coalition parlementaire se fragilise progressivement et le SMER doit consentir à des concessions croissantes au groupe fragmenté du SNS pour conserver la majorité au Conseil national[7],[9]. Tomáš Taraba voit notamment ses prérogatives s'élargir, incluant de manière informelle celles du développement régional, de la gestion des ours et de la supervision de grands projets hydrauliques[7].
En septembre 2026, le Parti national slovaque d'Andrej Danko se range du côté de l'opposition et vote une motion de défiance contre Tomáš Taraba, son propre ministre au sein du gouvernement. Elle est adoptée avec 77 voix et force l'homme politique à quitter ses deux fonctions[9],[7]. C'est la première fois depuis 33 ans qu'une motion de censure individuelle est déposée contre un ministre du gouvernement slovaque. La défection de membres du SNS prive le gouvernement de majorité parlementaire et Taraba menace de former un nouveau groupe d'opposition avec plusieurs autres députés. Il dit également qu'il ne sera plus aligné sur la coalition au pouvoir et votera individuellement, au cas par cas. Le président du gouvernement Robert Fico réplique en ouvrant la voie à des élections anticipées dès le début 2027 si le SNS fait tomber la coalition de gouvernement[7].
Références
modifier- ↑ (en) « Graduates », sur absolventi.uniba.sk (consulté le )
- 1 2 (sk) « Novým ministrom životného prostredia je Tomáš Taraba », sur www.minzp.sk (consulté le )
- 1 2 3 4 (sk) « Poslanec Taraba podniká s obvineným Koščom aj kontroverzným Trajterom », sur Aktuality.sk, (consulté le )
- ↑ « Nezaradený poslanec Tomáš Taraba už nie je predsedom svojej strany Život-NS », sur TREND, (consulté le )
- ↑ (sk) « Taraba a Kuffovci odchádzajú z klubu ĽSNS », Pravda.sk, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (sk) « Taraba už nie je predsedom svojej strany Život », sur sme.sk, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 Csaba Cúth, « Élections slovaques : Taraba ébranle le gouvernement de Fico », (consulté le )
- ↑ (sk) « Ministri novovymenovanej vlády si prevzali agendu na svojich úradoch. Zamierili aj na prvú schôdzu », sur spravy.stvr.sk, (consulté le )
- 1 2 « Slovaquie: un ministre perd la confiance du Parlement, la majorité de Fico menacée », sur La Libre.be, (consulté le )