Tongrinne

section de Sombreffe, Belgique

Tongrinne (en wallon Tongrene) est un village de Hesbaye occidentale, dans la province de Namur, en Belgique. Administrativement il fait aujourd’hui partie de la commune de Sombreffe située en Région wallonne. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Tongrinne
Tongrinne
Vue du village de Tongrinne, avec son église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Namur
Commune Sombreffe
Code postal 5140
Code INS 92114B
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Tongrinnois(e)
Population 1 788 hab. (1/1/2025)
Densité 211 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 30′ nord, 4° 37′ est
Superficie 846 ha = 8,46 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte topographique de Belgique
Tongrinne
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
Tongrinne
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Voir sur la carte administrative de la Région wallonne
Tongrinne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
Voir sur la carte administrative de la province de Namur
Tongrinne

Très proches du village de Ligny où eut lieu la bataille du , dernière victoire de Napoléon avant la défaite de Waterloo () Tongrinne et Tongrenelle sont souvent mentionnés dans les livres d’histoire de cette époque…

Toponymie

modifier

le nom de la localité est attesté sous les formes en 966 - 1125, Tongrinas; en 1209, 13, 61, 63, Tongrines; en 1251, ecclesia de Tongrinis; en 1274, Thungrines; en 1286 - 1289, Thongrines[1].

« Il y a quatre siècles, en 1541, dans son De Tungris et Eburonibus, le liégeois Hubert Thomas vantait l'étendue de l'empire des Tongres en invoquant les noms de Tungrina près de Namur, et de cinq Tungerlo : chez les Aduatiques, en Toxandrie, au comté de Looz, près de Blasiacum (lisez Blariacum = Blerick) et près de Grave. »[1]

« Les avis sont donc bien partagés, on le voit, sur l'explication à donner des différents noms groupés dans notre liste »[1]

Géographie

modifier

Hydrographie

modifier

A l’ouest du village, et le séparant du hameau de Tongrinelle (ou Tongrenelle) coule la Ligne, une rivière qui est affluent de l’Orneau (et sous-affluent de la Sambre).

Communication

modifier

Le carrefour du Docq, bien que proche de Sombreffe se trouve sur le territoire de Tongrinne. Au croisement des routes nationales (Charleroi-Tirlemont) (RN 29) et Namur-Nivelles (RN 93) et réputé dangereux.

Démographie

modifier
  • Sources:INS, Rem:1831 jusqu'en 1970=recensements, 1976= nombre d'habitants au 31 décembre

Éléments d’histoire

modifier

Une très ancienne mention de Tongrinne se trouve dans un document latin datant de 966.

Tongrinne est l'une des plus vieilles paroisses de Belgique, elle avait le rang d'église majeure’ ou ‘entière’, titre caractérisant les églises paroissiales de fondation primitive sous l'Ancien Régime. Cette paroisse s'étendait à l'origine au village de Tongrinne, avec Tongrinelle et Ligny. Sa cure était au XVIe siècle, évaluée à soixante muids de grain. L'entretien de l'église était à la charge des paroissiens, car en temps de guerre, elle servait de fort et de refuge aux habitants.

Bataille de Ligny:

modifier

« Blücher, arrivé la veille en toute hâte de Namur et installé à Sombreffe, presse l'arrivée de ses IIe et IIIe corps et les dispose avec celui de Zieten sur une ligne générale Wagnelée-La Haye-St Amand- Tongrinne. À droite, face au Sud, le 1er Corps, étagé derrière le Grand-Ry et la Ligne tient Wagnelée-La Haye-St Amand, ce dernier village légèrement au-delà du ruisseau, et l'agglomération de Ligny. À sa gauche le IIIe corps, général Thielman, occupe la région Sombreffe- Tongrinne-Boignée-Balâtre[2].  »

 Général Major Honoraire H. J. Couvreur, La bataille de Ligny.

Le général Johann von Thielmann a installé une partie de ses troupes à Tongrinne.

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

modifier

Patrimoine et culture

modifier

Patrimoine architectural

modifier
  • L’église de la Nativité de Notre-Dame est un édifice composé de trois nefs de style classique datant du troisième quart du XVIIIe siècle, d’un chœur à trois pans du XIIIe siècle et d’une tour construite aux XVIe et XVIIe siècles[3]. L'église fut rénovée une dernière fois en 1772.
  • L'ancien moulin à vent situé sur la chaussée de Charleroi, datant du XIXe siècle[4].
  • La chapelle Saint-Donat, située chaussée de Charleroi, date de 1837[4].
  • Le château-Ferme, datant du XIVe siècle[5] se trouve sur la rue reliant le carrefour du Docq au centre du village.
  • Le presbytère situé rue Maréchal Juin, datant de 1746[6].
  • Le château de Tongrenelle, situé rue du Château, occupe l’emplacement d’une forteresse mentionnée pour la première fois en 1209. On y trouve encore les douves, alimentées par la Ligne, ainsi qu’une partie de la basse-cour fortifiée qui précédait le château du XVIIe siècle, démoli en 1860. Il fut le siège d’une seigneurie hautaine de Namur et appartint successivement, au XVIIe siècle, aux Noyelles, aux Chasteler et aux Harscamp[7].

Culture

modifier

Enseignement

modifier

Galerie

modifier

Économie

modifier

Vie associative

modifier

Notes et références

modifier

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier
  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, t. 1, 2 et 3 : Province de Namur, Arrondissement de Namur, Liège, Éditions Solédi, 1975-1983, 835 p. (ISBN 2-8021-0008-4)

Liens externes

modifier