Toni Stadler
Toni Stadler, né le à Munich (royaume de Bavière, dans l'Empire allemand) et mort le à Munich, est un sculpteur et dessinateur allemand.
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Anton von Stadler (d) |
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| Distinctions | Liste détaillée Prix Villa Romana () Förderpreis für Bildende Kunst der Landeshauptstadt München () Cornelius Award () Ordre bavarois du Mérite () Commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne () Prix culturel honorifique de la ville de Munich () Ordre bavarois de Maximilien pour la science et l'art () |

Biographie
modifierToni Stadler est le fils du peintre paysagiste Anton von Stadler (de).
En 1906 et 1907, il étudie à l'École des arts appliqués de Munich[1] et, à partir de 1909, à l'Académie des beaux-arts de Munich.
De 1909 à 1911, Stadler se forme auprès d'August Gaul à Berlin, puis de 1911 à 1914 à Munich auprès de Theodor Georgii (de)[1]. Durant la Première Guerre mondiale, de 1914 à 1918, Stadler est mobilisé. De 1919 à 1924, il retourne à l'Académie de Munich[1]. Il y eut pour professeurs Hermann Hahn et, à partir de 1927, Aristide Maillol à Paris.
Toni Stadler est marié à Hedda von Kaulbach, fille du peintre Friedrich August von Kaulbach, pendant deux ans à partir de 1925. En 1942, il épouse son élève, la sculptrice Priska von Martin[2]. Lors de son séjour à Florence en 1938, Stadler rencontre Hans Purrmann, avec lequel il noue une profonde amitié. Après avoir obtenu une bourse en 1938, il est professeur à la Städelschule de Francfort-sur-le-Main de 1939 à 1945[1].
Le 16 juillet 1939, dans le cadre des célébrations de la « Journée de l'art allemand » et de l'ouverture de la Grande exposition d'art allemand à Munich, Adolf Hitler lui décerne le titre de professeur, sans charge ni rémunération[3]. En 1942, il obtient une chaire de professeur titulaire à la Städelschule de Francfort-sur-le-Main, après y avoir déjà dirigé le département de sculpture pendant deux ans[4].
Après la Seconde Guerre mondiale, Stadler occupe un poste de professeur à l'Académie des beaux-arts (Akademie der Bildenden Künste) de Munich de 1946 à 1958[1], où il est également nommé vice-président en 1953. Entre 1951 et 1973, Toni Stadler est membre du conseil d'administration de l'Association des artistes allemands (Deutscher Künstlerbund)[5].
Toni Stadler participe à la documenta 1 (1955), à la documenta II (1959) et à la documenta III 1964 à Kassel.
Il meurt le 5 avril 1982, à l'âge de 93 ans, des suites de la démence, un peu moins de quatre semaines après sa seconde épouse, Priska von Martin.
Toni Stadler est enterré dans la vieille section du cimetière Waldfriedhof de Munich, dans la tombe de sa seconde épouse Priska (section 40-W-41).
Prix et distinctions
modifier- 1934/1935 : séjour à la Villa Massimo à Rome
- 1937 : Prix Villa Romana de l'Académie prussienne des arts
- 1947 : prix d'encouragement pour les beaux-arts de la ville de Munich
- 1958 : Prix Cornelius de la ville de Düsseldorf
- 1959 : Ordre bavarois du Mérite
- 1964 : Grand-Croix du Mérite de la République fédérale d'Allemagne
- 1974 : Prix d'honneur culturel de la capitale de l'État Munich (Kultureller Ehrenpreis der Landeshauptstadt München)
- 1981 : Ordre bavarois de Maximilien pour la science et l'art
Galerie de sculptures
modifier- Sculptures de Toni Stadler
- Fontaine Karl Amadeus Hartmann, Munich
- Fontaine Marshall – Grâces (1963), Taunusanlage, Francfort-sur-le-Main
- Monument à Heinrich Heine (1957-1958), sculpture en bronze, dans le Dichtergarten (« Jardin des poètes », anciennement Finanzgarten) à Munich
Bibliographie
modifier- (de) Hans Vollmer (dir.), « Stadler, Toni », dans Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart. Begründet von Ulrich Thieme und Felix Becker, vol. 31 : Siemering–Stephens, Leipzig, E. A. Seemann, , p. 438
- (de) Hans Vollmer (dir.), « Stadler, Toni », dans Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler des XX. Jahrhunderts, vol. 4 : Q–U, Leipzig, E. A. Seemann, , p. 337
- (de) Thomas Weczerek, Toni Stadler. Das plastische Werk, Munich,
- (de) Christian Tümpel (dir.), Deutsche Bildhauer. 1900–1945. Entartet, Königstein im Taunus, Langewiesche, (ISBN 3-7845-7180-8)
- (de) Eva Chrambach, « Stadler, Toni », dans Neue Deutsche Biographie (NDB), vol. 25, Berlin, Duncker & Humblot, , p. 11 (original numérisé)
- (de) Yvette Deseyve et Birk Ohnesorge (dir.), Toni Stadler. Ich finde nicht, ich suche. Leben, Werk, Wirkung, Berlin, Gebr. Mann, (ISBN 978-3-7861-2763-5)
- (de) Birgit Jooss, « Die Münchner Bildhauerschule. Figürliche Arbeiten im Zeichen der Tradition », Anzeiger des Germanischen Nationalmuseums 2009, Nuremberg, , p. 135-169
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 5 (de) Ehrtfried Böhm (photogr. Reinhold Lessmann), Neue Plastik in Hannover : Kunstsinn, Mäzenatentum, urbane Ästhetik. Ein Beispiel im Spiegel zweier Jahrzehnte [« Nouveau plastique à Hanovre. Sens artistique, mécénat, esthétique urbaine. Un exemple dans le miroir de deux décennies »], Hanovre, Steinbock-Verlag, , p. 29, 83 et passim
- ↑ Ihr Leben in seinem Schatten. In: Bayerische Staatszeitung. 11. Februar 2011.
- ↑ Otto Thomae: Die Propaganda-Maschinerie. Bildende Kunst und Öffentlichkeitsarbeit im Dritten Reich. Gebr. Mann, Berlin 1978, S. 198.
- ↑ Ernst Klee, « Stadler, Toni », Das Kulturlexikon zum Dritten Reich. Wer war was vor und nach 1945, Frankfurt am Main, Fischer-Taschenbuch-Verlag, die Zeit des Nationalsozialismus no 17153, , p. 523 (ISBN 978-3-596-17153-8)
- ↑ « Vorstände des Deutschen Künstlerbundes seit 1951 » (version du sur archive.org) : « kuenstlerbund.de: Vorstände des Deutschen Künstlerbundes seit 1951 » (consulté le 14 mars 2016)
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Architekturmuseum. Munich, Allemagne (1205180)
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (de) « Publications de et sur Toni Stadler », dans le catalogue en ligne de la Bibliothèque nationale allemande (DNB).
- Biographie von „Namen der Kunst“
- Biographie vom Grafos-Verlag