Torpille Helmover
La Torpille Helmover est une torpille aéroportée surdimensionnée développée au Royaume-Uni pendant la Seconde Guerre mondiale. Testée à la fin du conflit, elle n'est jamais mise en service.
Contexte
modifierLes opérations aéronavales des premières années de la seconde guerre mondiale ont démontré la redoutable efficacité du bombardier-torpilleur contre les navires de surface, mais aussi sa vulnérabilité. Ainsi, en février 1942, les Allemands parviennent à rapatrier les cuirassés Scharnhorst et le Gneisenau (stationnés auparavent à Brest) et les Fairey Swordfish engagés par les Britanniques pour tenter de les intercepter sont décimés. Ces avions lents et peu maniables sont très vulnérables en présence de chasse ou de défense anti-aérienne adverse, en particulier pendant la phase de tir de la torpille[1]. Ce constat amène à étudier des solutions de torpilles aérolarguées à très longue portée, exposant beaucoup moins l'avion qui l'utilise. Un projet en ce sens est porté William Helmover du ministère de la production aéronautique (en). Le projet est pris en charge dans un premier temps par l'entreprise d'ingénieurie marine J. Stone & Co, avant d'être transféré au Rolls-Royce Flight Test Establishment à Hucknall.
Description
modifierLa torpille Helmover se présente comme un petit sous-marin, d'une longeur de 880 cm et d'un poids de 5200 kg. Elle a été dimensionnée en fonction de la soute à bombe du Avro Lancaster qui, de tous les bombardiers de l'arsenal allié, est capable de porter les charges les plus encombrantes. C'est donc un Lancaster qui transporte et tire largue l'arme. Un deuxième avion, un de Havilland Mosquito, s'occupe du guidage par radio. À l'avant se trouve une charge explosive d'une tonne, considérée comme assez puissance pour couler un cuirassé. La propulsion est assurée par un moteur V12 Rolls Royce Meteor de 550 chevaux placée à l'arrière de l'arme, qui est en fait un moteur d'avion Rolls-Royce Merlin privé son compresseur de suralimentation. Il entraine des hélices contrarotatives. Étant donné le coût de production de ce moteur, il est envisagé, si l'arme est produite en série, d'utiliser des moteurs de récupération, repris sur des épaves d'avions. Le moteur est alimenté en air par un schnorchel, comme pour un sous-marin en immersion périscopique. La portée de l'arme est d'environ 40 kilomètres[2].
Des prototypes, sans charges explosive, sont testé à partir de mai 1944. La situation militaire à cette date ne nécessitant plus une telle arme, le projet n'est pas mené jusqu'à la production en série[2].
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Références
modifier- ↑ (en) Andrew Thomas, Spitfire Aces of the Channel Front 1941-43, Bloomsbury Publishing, (ISBN 978-1-4728-1259-9, lire en ligne), p. 50
- 1 2 (en) Anthony Inglis Howard-Williams, A Family of Aviators at War, (ISBN 978-1-0361-3167-8, lire en ligne)

