Torquéole de David

oiseau

Arborophila davidi

Arborophila davidi
Description de cette image, également commentée ci-après
Une Torquéole de David dans le parc national de Cát Tiên au Vietnam.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Arborophila

Espèce

Arborophila davidi
Delacour, 1927

Statut de conservation UICN

( NT )( NT )
NT B1ab(iii); C2a(i) : Quasi menacé

La Torquéole de David (Arborophila davidi) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Son nom est en hommage à l'administrateur colonial français en Indochine André David-Beaulieu[1].

Description

modifier

Cet oiseau mesure entre 27 et 28 cm.

Habitat

modifier

Elle vit en forêt décidue et mixte. Dans le Parc National de Bu Gia Map, Nguyen & Browne (2007)[2] l’ont rencontrée de préférence entre 140 et 609 m d’altitude, lorsque la canopée couvre 76,67 % du sol et le sous-bois 85,93 % , sur des pentes de 0 à 10° et à moins de 500 m des points d’eau.

Répartition

modifier

Son aire de répartition est très restreinte. Jusqu’en 2002, elle n’était connue que dans l’est de la Cochinchine (Vietnam), le parc National de Cat Tien et la réserve naturelle de Cat Loc[3].

Atkins & Tentij (1998)[4] ont pu observer un couple grattant, côte à côte, une litière forestière de 10 cm d’épaisseur à la recherche de nourriture. Les oiseaux émettaient tous deux un doux cri de contact whit-whit-whit-whit en fouillant le sol. En une autre occasion ces auteurs ont pu observer une compagnie de six oiseaux.

Le chant est semblable à celui de la Torquéole à poitrine brune et les oiseaux chantent habituellement en duo, plus fréquemment en mars, la femelle répondant au mâle par une série de notes simples[5].

Nidification

modifier

Il n’existe aucune donnée.

Statut, conservation

modifier

Cette espèce est considérée comme « en danger » par l’UICN. Elle a été décrite par Delacour en 1927, à partir de deux oiseaux collectés à Bu Kroai (Province de Song Be), puis plus aucun spécimen n'en fut observé jusqu'à ce qu'on en trouve en 1991 dans le parc national de Cat Tien[6].

Références

modifier
  1. (en) James A. Jobling, The Helm Dictionary of Scientific Bird Names: From Aalge to Zusii., Christopher Helm, , 432 p. (ISBN 978-1-4081-2501-4, lire en ligne), p. 131.
  2. (Nguyen et Browne 2007)
  3. (en) « Orange-necked Partridge Arborophila davidi », sur BirdLife International.
  4. (Atkins et Tentij 1998)
  5. (Hennache et Ottani 2011)
  6. (Eames et al. 1992)

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier
  • (en) Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World : New World Vultures to Guineagowl, vol. 2, Barcelone, Lynx edicions, , 638 p. (ISBN 978-84-87334-15-3, lire en ligne Inscription nécessaire), p. 518.
  • (en) Robert A. Atkins et Manon Tentij, « A survey of the orange-necked partridge Arborophila davidi and four other galliformes. », WPA Nieuwsbrief, vol. 9, no 2, , p. 31-33 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  • (en) J. C. Eames, C. R. Robson, Nguyen Cu et Truong Van La, Forest Bird Surveys in Vietnam. (ICBP Study Report 51), Cambridge, Birdlife International, .
  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l'Ancien Monde, Clères, WPA France, , 395 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
  • (en) T. V. Nguyen et S. Browne, « Surveying the orange-necked hill-partridge reveals larger distribution but low density. », Annual Review of the World Pheasant Association 2006/2007, , p. 29 (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

modifier