Tounfalis

village au Niger

Tounfalis est un village du Niger, dans la commune urbaine de Filingué, dans le département homonyme à 179 km au nord-est de Niamey par la RN-25. Le village étant situé à l'entrée de la ville de Filingué, les deux entités ont fini par s'assembler. Créé dans la seconde moitié du XIXe siècle, il se trouve à la frontière entre les territoires des pasteurs nomades et des cultivateurs sédentaires.

Tounfalis
Tounfalis
Image du fleuve mort : Dallol bosso
Administration
Pays Drapeau du Niger Niger
Région Tillabéri
Département Filingué
Commune Urbaine Filingué
Démographie
Gentilé kourfeyawa
Population de l'agglomération 4 500 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 14° 19′ 57″ nord, 3° 19′ 14″ est
Divers
Site(s) touristique(s) Grande mosquée de Tounfalis
Date de fondation ~1900
Localisation
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Tounfalis
Géolocalisation sur la carte : Niger
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Tounfalis

Géographie et Démographie

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Le village est situé dans la vallée de Dallol Bosso, à l'entrée de la ville de Filingué desservi par la route nationale RN25 (axe Niamey-Filingué) à 179 km au nord-est de Niamey et comptait environ 3 360 habitants en 2012[1].

Histoire

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Création au XIXe siècle

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Le village est créé dans la deuxième moitié du XIXe siècle, dans un contexte de réduction des territoires du pastoralisme, et d'extension des territoires agricoles[2]. L'espace occupé par les pasteurs nomades se situe surtout au nord du pays, celui occupé par les cultivateurs sédentaires, surtout au sud, et Tounfalis à la "frontière" entre les deux. Des hameaux de culture apparaissent au sud et progressivement deviennent des villages[3].

Incidents liés à la colonisation

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En 1897, le roi du Diolof, Ali Bori, traverse cette région parce qu'il fuit devant les troupes françaises[4]. Selon une tradition orale, "LesFutawa qui viennent du Sénégal atteignent l'Imanan durant la chefferie de Mazuauque. Ils proposent une alliance pour attaquer les Kughfeyawa de Tounfalis dont le chef etait Gumbi"[4]. Les Futuwa alliés à Touareg auraient alors mis à sac Filingué. Toutefois selon l'historien Henri Guillaume, les administrateurs français parlent d'une défaite pour Ali Bori et ses troupes, qui auraient été massacrées après la prise de Tounfalis et l'arrivée à Filingué[4].

Migration

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Les premiers habitants du village de Tounfalis s'installent au pied d'une falaise, un emplacement choisi pour sa position défensive[2],[5].

Pendant la famine de 1900-1903, Tounfalis se déplace au centre du Dallol; ce mouvement de population est sans doute favorisé par la fondation du poste de Filingué en 1901, selon le géographe Xavier Bernier, spécialiste des mobilités[2].

Action gouvernementale dès les années 1980

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Le gouvernement nigérien développe depuis les années 1980 un programme favorisant les cultures de contre-saison à Tounfalis comme à Filingué, Bakin toulou, Dinkilmi, Tidiba, Tanchiley, Wella, N'Goubara, Abala, Chimbarkawane, Kourfa et Tigezefen Rahi[6]. L'objectif est de permettre aux habitants de demeurer au village même pendant la saison sèche, et de diversifier leur alimentation[6].

Chefferie traditionnelle

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Le village de Tounfalis est une chefferie traditionnelle de 2º catégorie, dont le chef actuel est Moustapha Hamza Gassaya.

Notes et références

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  1. ↑ Distances, coordonnées sont mesurées à l'aide de Openstreetmap et Google Map
  2. 1 2 3 Xavier Bernier, Les conséquences des sécheresses récentes sur le développement agropastoral au nord de Filingue (Niger), Université Joseph Fourier, Grenoble l, Institut de Géographie Alpine (I.G.A.), , 22-23 p. (lire en ligne).
  3. ↑ Alain Beauvilain, Les Peul du Dallol Bosso, FeniXX, (ISBN 978-2-402-05897-1, lire en ligne)
  4. 1 2 3 Henri Guillaume, « Les nomades interrompus : introduction à l'étude du canton Twareg de l'Imanan », Études nigériennes,‎ , p. 57-58 (DOI 10.2307/1158763, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ Alain Beauvilain, Les Peul du Dallol Bosso, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-402-05897-1, lire en ligne)
  6. 1 2 Bernier 1988, p. 96.