Tour de Leeuw-Saint-Pierre
La tour de Leeuw-Saint-Pierre (également connue localement sous le nom de tour de la VRT ou tour Norkring[1]), construite en 1997[2], est une structure autoportante en béton armé située dans la commune de Leeuw-Saint-Pierre. Avec une hauteur de 302 mètres, elle constitue le plus haut édifice de Belgique.
Zendmast Sint-Pieters-Leeuw
| Type | |
|---|---|
| Destination initiale |
Transmission radio et télévision |
| Destination actuelle |
en service |
| Architecte |
De Gregorio & Partners |
| Construction |
1996–1997 |
| Commanditaire |
VRT |
| Hauteur |
302 m |
| Propriétaire |
Norkring België (depuis 2009) |
| Pays | |
|---|---|
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
Description
modifierCaractéristiques techniques architecturales
modifierLe fût en béton s'élève jusqu'à 256 mètres de hauteur, surmonté d'une antenne en matériau composite renforcé de fibres de verre. Le diamètre de la base de la tour est de 27 mètres et elle est constituée d'un total de 11 000 mètres cubes de béton[3]. Les fondations ont été coulées à une profondeur de 15 mètres. La cabine de la tour, située à 193 mètres de hauteur, comporte quatre étages. Au-dessus se trouvent trois plateformes pour les antennes de radio et de télévision[4]. Le coût de construction de la tour s'est élevé à 8 228 000 €[5].
Nature des principaux émetteurs
modifierLa tour assure la diffusion de signaux numériques au format DAB+ , notamment sur les canaux 11D et 6D avec une puissance d'émission de 1,3 kW et un diagramme de rayonnement orienté plein est[6].
Historique
modifierOrigine du projet
modifierLa construction de cette tour a été rendue nécessaire par un événement survenu en octobre 1983 : la destruction du mât de l'émetteur de Wavre lors d'une violente tempête[7]. Afin de restaurer et de renforcer la couverture radio et télévision de la région bruxelloise et de la Flandre, le choix s'est porté sur un site situé dans une zone ne gênant pas le trafic aérien. Pour cette raison, la tour est située au sud-ouest de Bruxelles à l'opposé de l'aéroport de Bruxelles-National.
Opposition locale
modifierL'implantation de cette structure massive dans une zone rurale a suscité des critiques esthétiques de la part des résidents locaux, rompant avec le paysage traditionnel. Les débats entre la nécessité technique d'un tel émetteur et la préservation du paysage visuel sont restés un sujet de discussion constant depuis sa mise en service et a été à l'origine de longues procédures juridiques.
Litiges juridiques et administratifs
modifierLa construction de la tour a été marquée par une longue bataille juridique entre les autorités régionales, la municipalité et le Conseil d'État. Bien que l'ouvrage ait été achevé au milieu des années 1990, son statut légal est resté précaire pendant plus d'une décennie[8].
Le Conseil d'État a annulé les permis de construire à plusieurs reprises[9]. En 1996, la première annulation intervient[10]. Le litige porte sur le fait que la structure a été érigée sur un terrain agricole sans respecter les procédures obligatoires (enquête publique, étude d'impact environnemental et conformité au plan d'aménagement du territoire).
Pour tenter de légaliser l'ouvrage, le gouvernement flamand a essayé de modifier le plan d'aménagement du territoire (gewestplan)[10] afin de reclasser la zone en « zone de services communautaires ». Cependant, cette décision de re-zonage a elle-même été annulée par le Conseil d'État en 2002. En novembre 2005, une seconde annulation a été prononcée[8], le Conseil soulignant que l'implantation de la structure restait incompatible avec la vocation agricole du terrain.
Pour les autorités locales de Leeuw-Saint-Pierre, ce combat a revêtu une dimension symbolique forte. Comme l'a souligné Martin Schoukens[11], échevin de l'urbanisme, la bataille était avant tout une question de principe : l'État et les instances régionales doivent impérativement se conformer aux règles juridiques, même pour des projets d'intérêt public. La situation a été régularisée par le gouvernement flamand via un plan régional d'aménagement du territoire (GRUP Gewestelijk ruimtelijk uitvoeringsplan).
Yves Leterme, alors Ministre-président du gouvernement flamand, affirmait en 2007 que la tour était désormais « sauvée » sur le plan de la planification territoriale[9].
Références
modifierGalerie de photos de la tour sur le site de l'architecte De Gregorio & Partners
- ↑ [vidéo] « Open Bedrijvendag 2010 bij Norkring - VRT toren », OBDJDE, , 3:46 min (consulté le )
- ↑ (de) « Sendeturm Sint-Pieters-Leeuw (Sint-Pieters-Leeuw, 1997) », sur Structurae (consulté le )
- ↑ (nl-BE) DE GREGORIO & PARTNERS, « VRT Antennetoren Sint-Pieters-Leeuw • DE GREGORIO & PARTNERS », sur DE GREGORIO & PARTNERS (consulté le )
- ↑ De Gregorio & Partners NV, « Constructie en functie, VRT Antennetoren St.-Pieters-Leeuw, Laureaat internationale wedstrijdaanbesteding. Zendmast voor de nationale televisie, 300 meter hoog., St.-Pieters-Leeuw, [54] [49], Vanrymenant - SAE » [archive du ], sur www.degregorio.be (consulté le )
- ↑ De Gregorio & Partners NV, « Technische data, VRT Antennetoren St.-Pieters-Leeuw, Laureaat internationale wedstrijdaanbesteding. Zendmast voor de nationale televisie, 300 meter hoog., St.-Pieters-Leeuw, [54] [49], Vanrymenant - SAE » [archive du ], sur www.degregorio.be (consulté le )
- ↑ « r+d.io Maps - Cartes de couverture DAB+ », sur maps.rplusd.io (consulté le )
- ↑ « Le nouveau pylône télé », sur Le Soir, (consulté le )
- 1 2 (nl) https://www.bouwenwonen.net, « Zendmast VRT is illegaal bouwwerk - bouwenwonen.net », sur www.bouwenwonen.net (consulté le )
- 1 2 (nl) nieuwssite, « VRT zendmast », sur Sint-Pieters-Leeuw nieuwssite, (consulté le )
- 1 2 (nl) Ring (Television), « La tour de la BRTN construite sans permis de construire valide »,
- ↑ (nl-BE) « Raad van State vernietigt vergunning VRT-zendmast », sur De Standaard, (consulté le )