Tourisme atomique
Le tourisme atomique ou tourisme nucléaire est une forme de tourisme relevant du tourisme noir (dark tourism), dans lequel les visiteurs s’intéressent à l’histoire de la technologie nucléaire en se rendant sur des sites associés à l’atome.

Ces lieux comprennent notamment des sites d’explosions nucléaires, des zones d’essais atomiques, des espaces liés au transport ou au stockage d’armes nucléaires, ainsi que des sites mémoriels ou muséographiques consacrés à l’histoire de l’énergie et de l’armement nucléaires.
Ce type de tourisme s’inscrit dans le champ plus large du tourisme noir, un concept développé à partir de la fin des années 1990 et formalisé au début des années 2000 dans la littérature académique, notamment par Lennon et Foley, qui analysent les pratiques touristiques liées à la mort, aux catastrophes et aux événements traumatiques contemporains[1].
Selon la nature des lieux visités, le tourisme atomique peut recouper plusieurs catégories analytiques : le tourisme industriel pour les sites liés à la production d’énergie nucléaire, le tourisme de mémoire pour les lieux associés à l’histoire militaire et aux conflits, et plus largement le tourisme noir pour les sites marqués par des catastrophes comme celles de Tchernobyl[2] ou des traumatismes collectifs[3].
Sites concernés
modifierTrois catégories de lieux peuvent être concernés par cette forme de tourisme : ceux liés à l'extraction minière des matières premières (carrières d'uranium, infrastructures d'extraction, par exemple) ; des sites touchés par des explosions contrôlées (essais nucléaires) ou par des conflits ; des lieux créés pour commémorer des évènements de l'histoire de l'atome ou pour expliquer cette industrie (musées).
Lieux d'extraction
modifierLes lieux d’extraction désignent les sites où sont extraites les matières premières nécessaires à l’industrie nucléaire, principalement l’uranium. Il s’agit notamment de mines souterraines ou à ciel ouvert, de carrières ainsi que d’installations industrielles dédiées au traitement du minerai. Ces sites constituent la première étape du cycle du combustible nucléaire et peuvent, dans certains cas, faire l’objet d’une valorisation patrimoniale ou touristique en raison de leur rôle dans l’histoire de l’énergie nucléaire.
Sites d'explosion
modifierActes militaires guerriers
modifierEssais nucléaires
modifier- Site Trinity, Alamogordo, Nouveau-Mexique, site de la première explosion atomique le
- Site d'essais du Nevada
- Las Vegas[5]
- Atoll de Bikini
- Reggane
Accidents atomiques
modifierMusées de l'atome
modifier- Aérodrome de Tinian : site de lancement des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, Japon durant la Seconde Guerre mondiale
- Le Titan Missile Museum à Green Valley en Arizona : musée public d'un lanceur de missile souterrain
- Urêka, musée de la mine d'uranium de Bessines-sur-Gartempe
Notes et références
modifier- ↑ (en) John Lennon et Malcom Foley, Dark Tourism: The Attraction of Death and Disaster, Cengage Learning EMEA, (ISBN 978-0-8264-5064-7, lire en ligne), p. 192
- ↑ « Comment Tchernobyl est devenu un site touristique », sur Ouest-France, (consulté le )
- ↑ Nicolas HASSON-FAURÉ, « Qu’est-ce qui pousse ces touristes à visiter des lieux de catastrophe ? », sur Ouest-France, (consulté le )
- ↑ (en) UNESCO World Heritage Centre, « Hiroshima Peace Memorial (Genbaku Dome) », sur UNESCO World Heritage Centre (consulté le )
- ↑ « Las Vegas : "Atomic City" », sur Le Point.fr (consulté le )
- ↑ Sciences et Avenir avec AFP, « 32 ans après Tchernobyl, l'essor du tourisme nucléaire en Ukraine », sur Sciences et Avenir, (consulté le )
