Tourisme au Mali

secteur économique du Mali

Le tourisme au Mali est un secteur économique qui prend une ampleur ces dernières années[Quand ?] dans le pays.

Tourisme au Mali
Le plateau Dogon, l'un des sites touristiques les plus visités du Mali
Présentation
Type
Localisation
Localisation
 Mali

Histoire

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Le nombre de visiteurs connait un bond spectaculaire[1], passant de 98 000 en 2002 à 250 000 en 2007. Les recettes provenant du secteur touristique passent de 64,648 milliards de francs CFA en 2001 à 110 milliards de FCFA en 2007 au Mali, selon l'Office du tourisme et de l'hôtellerie (OMATHO) à Bamako[2].

Depuis 2012, le bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth britannique déconseille tout voyage non essentiel dans plusieurs régions du pays et interdit complètement de se rendre dans d'autres. Bien que cela ne signifie pas que les voyageurs du Royaume-Uni ne peuvent pas s'y rendre, ils devraient le faire de manière indépendante et sans assurance. Il n'y a pas de vols directs vers le Mali depuis le Royaume-Uni, et aucun des grands voyagistes britanniques ne propose de voyages dans ce pays. Il décrit la situation au Mali comme « toujours instable et présentant une menace terroriste élevée, les attaques pouvant être aveugles, y compris dans les lieux fréquentés par les expatriés et les voyageurs étrangers », et souligne les risques de représailles contre les touristes occidentaux suite à l'intervention française de 2013 dans le conflit au nord du Mali[3].

Lieux notables

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Quatre sites (tous inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO) concentrent actuellement[Quand ?] l'activité touristique : le Pays Dogon, (région la plus visitée de toute l'Afrique de l'ouest), Djenné (la plus grande ville en terre au monde), Tombouctou (la ville mythique situé dans le Sahara au nord), le tombeau des Askia (dans la région de Gao), et bientôt[Quand ?] le Sanankouya « cousinage » né à Kouroukanfouga, inscrit sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l'humanité, reste à classer[réf. nécessaire]. La Traversée des bœuf, qui a lieu chaque fin novembre ou début décembre dans la région de Mopti[4], est également inscrite en tant que patrimoine immatériel de l'humanité.

Le tourisme concerne aussi Bamako, la capitale et Mopti, notamment le tourisme d'affaires. La volonté des autorités est de développer des nouvelles régions touristiques autour du pays mandingue, la boucle du Baoulé, et le Gourma.

Promotion du tourisme

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Le Salon international du tourisme de Bamako (SITOUR) se tient pour les premières fois en 2008 et 2009[5]. Le gouvernement malien adopte en conseil des ministres le un décret portant institution du SITOUR. Organisé chaque année, il « doit assurer l’appropriation de l'activité touristique par les nationaux et organiser les acteurs publics et privés pour la commercialisation de l'offre touristique et de promouvoir les circuits inter-États »[6].

L'Office malien du tourisme et de l'hôtellerie (OMATHO) est un établissement public à caractère administratif créé par la Loi no 95-059 du [7]. Il a pour mission d'élaborer les éléments de la politique du gouvernement en matière du tourisme et de l'hôtellerie et d'en assurer la mise en œuvre. À ce titre, il est chargé :

  • de prospecter et de mettre en valeur les ressources touristiques du pays ;
  • d'aménager et de participer à l'équipement des zones d'intérêt touristique ;
  • de participer à la protection, à l'animation et à l'équipement des zones d'intérêt touristique ;
  • de participer à la protection, à l'animation et à la restauration des sites et monuments historiques ;
  • de promouvoir sur le plan national et international, les ressources touristiques du pays ;
  • de mener toute étude et de proposer toute mesure visant à favoriser le développement de l'activité touristique et hôtelière ;
  • de participer à la formation et au perfectionnement des opérateurs du secteur ;
  • de veiller au respect de la réglementation en matière de tourisme et de l'hôtellerie ;
  • de fournir aux opérateurs économiques du secteur des prestations de service.

En 2013, l'OMATHO continue la promotion du tourisme malgré de la situation sécuritaire du pays[7].

Statistiques des visiteurs

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En 2013 et 2014, la plupart des visiteurs arrivant au Mali à des fins touristiques sont originaires des pays suivants[8],[9] :

Pays20142013
Drapeau de la France France31 58021 717
Drapeau du Sénégal Sénégal8 3087 464
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire7 6326 432
Drapeau des États-Unis États-Unis4 4793 946
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso3 7933 402
Drapeau de la Guinée Guinée3 5083 816
Drapeau de la République populaire de Chine Chine3 2012 687
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas2 299637
Drapeau de la république du Congo République du Congo2 0361 582
Drapeau du Ghana Ghana2 0031 707
Total110 52985 315

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Tourism in Mali » (voir la liste des auteurs).
  1. Fatou la Noirte, « Office Malien du Tourisme et de l’Hôtellerie », sur soninkara.com (consulté le ).
  2. « Toute l'actualité africaine / Afriquenligne.fr », sur afriquenligne.fr (consulté le ).
  3. (en) Oliver Smith, « Is Mali safe to visit? », sur The Daily Telegraph, (consulté le ).
  4. « Traversée des bœufs à Diafarabé: L’arbre ne doit pas cacher la forêt ! », (consulté le ).
  5. Franck Salin, « Le Mali lance le SITOUR, son premier salon international du tourisme », .
  6. Communiqué du Conseil des ministres, 20 décembre 2009.
  7. 1 2 Mamadou Makadji, « Tourisme : Pour L'OMATHO, tout n'est pas perdu », sur Mali Actu, (consulté le ).
  8. (en) « Statistiques sur le tourisme au Mali Annuaire 2014 p. 20-21 ».
  9. « Statistiques sur le tourisme au Mali Annuaire 2013 p.21-23 », sur officetourismemali.com.

Annexes

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