Trafic de drogue aux États-Unis
Le trafic de drogue, ou de stupéfiants, désigne l'ensemble des échanges illégaux de substances psychotropes.


Le gouvernement fédéral étasunien lutte activement contre le trafic de drogue. Les lois des États varient cependant considérablement et dans certains cas contredisent les lois fédérales.
L'Organisation des États américains a estimé que les recettes de vente de cocaïne aux États-Unis s'élevaient à 34 milliards de dollars en 2013. Le Bureau de la politique nationale de contrôle des drogues, dépendant de la Maison-Blanche, estime que 100 milliards de dollars de drogues illégales ont été vendues aux États-Unis en 2013[1].
Au cours de l'année fiscale 2023, 19 066 affaires liées aux stupéfiants ont été recensées, dont 18 939 concernaient leur trafic. La grande majorité des infractions liées au trafic de stupéfiants, soit 98,1 %, impliquaient sept types de drogues spécifiques : méthamphétamine, fentanyl (et analogues), cocaïne, crack, héroïne, cannabis et oxycodone. En 2024, l'aéroport de Los Angeles (LAX) a été reconnu comme étant la principale plaque tournante du trafic de stupéfiants aux États-Unis[2].
War on Drugs
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L’expression « war on drugs » (guerre contre la drogue) désigne une campagne de prohibition, d’aide militaire étrangère et d’intervention militaire menée par le gouvernement américain, avec le concours de pays participants, dans le but affiché de définir et de réduire le trafic de stupéfiants. Cette initiative comprend un ensemble de mesures prises par les États-Unis en matière de drogues, destinées à décourager la production, la distribution et la consommation de substances psychoactives illégales. L’expression a été employée pour la première fois par le président américain Richard Nixon à l’issue d’une conférence de presse en 1971, puis popularisée par les médias[3].
Rôle des femmes
modifierAux États-Unis, les femmes sont souvent impliquées dans le trafic de drogue, généralement dans des rôles marginaux et subalternes[4].
Cocaine
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La cocaïne est la deuxième drogue récréative illégale la plus populaire aux États-Unis après le cannabis[5], et les États-Unis sont le plus grand consommateur de cocaïne au monde[6].
Selon la DEA, environ 93 % de la cocaïne aux États-Unis provient de Colombie et est introduite clandestinement à travers la frontière entre le Mexique et les États-Unis[7].
En 2020, l'Oregon est devenu le premier État à décriminaliser l'usage de cocaïne et d'héroïne. Cette nouvelle loi empêche les consommateurs appréhendés avec une petite quantité, d'être punis d'emprisonnement[8],[9].

Mineurs
modifierLa plus récente enquête nationale américaine sur la consommation de drogues et la santé (NSDUH) de 2005 a révélé que plus de 800 000 adolescents âgés de 12 à 17 ans avaient vendu des drogues illégales au cours des douze mois précédant l’enquête[11].
Une enquête de 2005 sur les comportements à risque chez les jeunes, menée par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), agences de santé publique du pays, a relevé que 25,4 % des élèves s’étaient vu proposer, vendre ou donner une drogue dans l’enceinte de leur établissement scolaire. La prévalence de ce phénomène variait cependant, de 15,5 % à 38,8 %, selon les enquêtes menées par les CDC au niveau des États[12].
Malgré plus de 7 milliards de dollars américains dépensés annuellement pour arrêter [13] et poursuivre près de 800 000 personnes à travers le pays pour des infractions liées au cannabis en 2005 (Rapports uniformes sur la criminalité du FBI), l’enquête fédérale « Monitoring the Future » indique qu’environ 85 % des élèves de terminale estiment qu'il est facile de se procurer du cannabis. Ce chiffre est resté pratiquement inchangé depuis 1975, ne descendant jamais en dessous de 82,7 % au cours de trois décennies d’enquêtes nationales[14].
Notes et références
modifier- ↑ « The Biggest Organized Crime Groups in the World », Fortune,
- ↑ « How L.A. became the cartels' global distribution center and why it's part of an even bigger problem », ABC7 Los Angeles,
- ↑ « החזקת סמים » Saturday, 5 June 2021
- ↑ Maher et Hudson, « Women in the Drug Economy: A Metasynthesis of the Qualitative Literature », Journal of Drug Issues, vol. 37, no 4, , p. 805–826 (DOI 10.1177/002204260703700404, S2CID 145168397)
- ↑ « erowid.org » [archive du ] (consulté le )
- ↑ « Field Listing – Illicit drugs (by country) » [archive du ], Cia.gov (consulté le )
- ↑ « Fact-checking Trump on drug traffic from Mexico », CNN, (lire en ligne)
- ↑ Cleve R. Wootson Jr. et Jaclyn Peiser, « Oregon decriminalizes possession of hard drugs, as four other states legalize recreational marijuana », The Washington Post, Washington, D.C., (ISSN 0190-8286, OCLC 1330888409, lire en ligne)
- ↑ (en-GB) Sam Levin, « Oregon becomes first US state to decriminalize possession of hard drugs », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Andrew Whalen, « Magic Mushrooms Guide: Where Shrooms Are Legal and How To Take Psilocybin » [archive du ], Newsweek, (consulté le )
- ↑ « Results from the 2005 National Survey on Drug Use and Health: National Findings » [archive du ] (consulté le )
- ↑ « Youth Risk Behavior Surveillance - United States, 2005 », Cdc.gov (consulté le )
- ↑ « Costs of Marijuana Prohibition: Economic Analysis », Prohibitioncosts.org (consulté le )
- ↑ « Trends in Availability of Drugs as Perceived by Twelfth Graders » (consulté le )