Traversée de Paris des condamnés à mort sous la Révolution française
La Traversée de Paris des condamnés à mort sous la Révolution française est un itinéraire parisien parcouru par les charrettes qui emmènent les victimes de la Terreur condamnées à la peine capitale par le tribunal révolutionnaire à partir de la prison de la Conciergerie sur le lieu de leur exécution. La Guillotine ayant été plusieurs fois déplacée, le parcours varie au fil du temps.

Le départ de la Conciergerie
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La prison de la Conciergerie est située au sein même du palais de Justice de Paris près du tribunal révolutionnaire. Avant 1826, la sortie s'effectue par un escalier montant du sous-sol vers la porte d'une petite cour[1], puis par une arcade — encore visible à droite du grand perron — qui donne passage, dans l'enceinte du palais, à la cour dite cour du Mai[2].
Les charrettes sont stationnées au pied du palais, dans la cour du Mai, au plus proche de l'arcade. Les condamnés sortent à l'appel de leur nom, et montent ou sont hissés dans les voitures ; elles sortent du palais par la porte faisant face à la rue de la Vieille-Draperie et empruntent la rue Saint-Barthélémy (boulevard du Palais) en direction du nord jusqu'au pont au Change.
À partir de l'extrémité nord du pont, les traversées prennent des chemins différents en fonction du lieu à atteindre.
Le parcours vers la place du Trône-Renversé (place de la Nation)
modifierLa traversée de Paris, commence par le pont au Change, le quai de Gesvres, la place de Grève (aujourd'hui place de l'Hôtel-de-Ville) et la rue Saint-Antoine. Pour parvenir jusqu'à la barrière du Trône.
Il passe devant l'église Saint-Paul, les charrettes parviennent à la porte Saint-Antoine et débouchent sur la place du Trône. À la droite, s'élève la guillotine.
Dernier parcours des corps
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Au départ de la place du Trône-Renversé, la nuit, la voiture longe l'avenue Saint-Mandé, puis rejoint la porte charretière du cimetière de Picpus. La porte est verrouillée derrière le passage du tombereau.
Les cadavres sont déshabillés, les vêtements sont récupérés et les corps jetés dans les fosses communes. Les scribes de la République font l'inventaire des habits récupérés au profit de la Nation. Dans un premier temps, ils étaient donnés aux exécuteurs ; quand le nombre des exécutés a augmenté, les hospices en sont devenus les destinataires.

Les scribes se plaignent d'ailleurs de ne pouvoir remplir leur office dans des conditions satisfaisantes. Ils adressent des réclamations pour que soient remis des carreaux à la chapelle qui leur sert de bureau, car le vent éteint les chandelles et quand il pleut, ils pourraient oublier de transcrire le nombre exact de redingotes, « ce qui serait une perte pour la Nation de plus de 100 livres par habit… »
