Gallinule de Tasmanie
Tribonyx mortierii
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Gruiformes |
| Famille | Rallidae |
| Genre | Tribonyx |
Répartition géographique
- Présence permanente.
La Gallinule de Tasmanie (Tribonyx mortierii, anciennement Gallinula mortierii) est une espèce d'oiseaux de la famille des Rallidae. C'est l'une des douze espèces d'oiseaux rencontrées uniquement en Tasmanie[1], au sud de l'Australie. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).
Nomenclature
modifierCette espèce a d'abord été appelée Tribonyx mortierii. Le nom mortierii lui a été donné en l'honneur de Barthélemy Charles Joseph Dumortier[3].
Description
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C'est un oiseau trapu, incapable de voler, mesurant entre 43 et 51 centimètres de longueur pour un poids moyen de 1,3 kg. Les parties supérieures sont brun olive avec une tache blanche sur le flanc. Les parties inférieures sont plus foncées avec une teinte gris bleuté. La queue, courte et dressée, est presque noire. Les pattes sont épaisses et puissantes, grises et écailleuses, terminées par des griffes acérées. Les yeux sont rouge vif. Le bec a un petit bouclier frontal et est jaune verdâtre[4].
Le juvénile est semblable en apparence à l'adulte, mais les couleurs sont plus douces sur le corps et les parties inférieures sont parsemées de fines taches blanches. Les mâles ont généralement le bec et les pattes plus longues, mais pas suffisamment pour qu'on puisse distinguer les deux sexes, même de près[5].
Habitat et répartition
modifierEndémique à la Tasmanie, c'est une espèce sédentaire, vivant dans les prairies près de l'eau. Elle est très répandue en Tasmanie en dehors de l'ouest et du sud-ouest. On ne la trouve pas sur les îles King ou Flinders dans le détroit de Bass[6], contrairement à ce qu'écrit Michael Sharland pour l'île Flinders[7]. Une population introduite sur l'île Maria est maintenant bien implantée. Elle est maintenant commune et facilement visible autour des plans d'eau qui ont des accotements herbeux[4].
Les gisements fossiles montrent que la Gallinule de Tasmanie vivait sur le continent australien jusqu'à environ il y a 4 700 ans. Parmi les raisons avancées pour expliquer sa disparition, il faut noter l'introduction du dingo[3] ou une période de sécheresse extrême[8].
Galerie
modifierRéférences
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Tasmanian Nativehen » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) « Tasmanian Native-hen Tribonyx mortierii », sur BirdLife International.
- ↑ Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
- 1 2 (en) S. Marchant et P. J. Higgins, Handbook of Australian and, New Zealand and Antarctic Birds, vol. 2 : Raptors to Lapwings, Melbourne, Oxford University Press, , 984 p. (ISBN 978-0195530698)
- 1 2 (en) Dave Watts, Field guide to Tasmanian Birds, Frenchs Forest (en), New Holland Press, , 2e éd., 192 p. (ISBN 978-1-876334-60-4), p. 70.
- ↑ (en) Michael Gerrans Ridpath, « The Tasmanian Native Hen. », Australian Natural History, vol. 14, no 11, , p. 346-350 (lire en ligne).
- ↑ (en) David G. Thomas, Tasmanian Bird Atlas. : Fauna of Tasmania Handbook, Hobart, Fauna of Tasmania Committee, University of Tasmania, (ISBN 978-0859011037).
- ↑ (en) Michael Sharland, Tasmanian Birds : a field guide to the birds inhabiting Tasmania and adjacent islands, including the sea birds., Sydney, Angus and Robertson, .
- ↑ (en) Hugh A. Ford, Ecology of Birds : An Australian perspective, Chipping Norton, Surrey Beattie and Sons, , 288 p. (ISBN 978-0-949324-19-1, LCCN 90150419).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) P. B. Taylor, « Family Rallidae (Rails, Gallinules and Coots) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World, vol. 3 : Hoatzin to Auks, Barcelone, Lynx edicions, , 821 p. (ISBN 978-84-87334-20-7, lire en ligne
), p. 204-205 & planche 18 p. 202. - (en) M. G. Ridpath et G. K. Meldrum, « Damage done to pastures by the Tasmanian Native hen, Tribonyx mortierii », CSIRO Wildlife Research, vol. 13, no 1, , p. 11-24 (lire en ligne).
Liens externes
modifier- Oiseaux.net : Tribonyx mortierii (+ répartition)
- (en) Congrès ornithologique international : Tribonyx mortierii dans l'ordre Gruiformes (consulté le )
- (fr + en) Avibase : Tribonyx mortierii (+ répartition)
- (en) Animal Diversity Web : Gallinula mortierii
- (en) UICN : espèce Tribonyx mortierii (Du Bus, 1840) (consulté le )