Trioza urticae

espèce d'insectes

Trioza urticae est une espèce d'insectes hémiptères, de la famille des Triozidae. Ils se nourrissent de sève et créent des galles sur les feuilles d'ortie (différentes espèces du genre Urtica). L'espèce a été décrite pour la première fois par le biologiste et médecin suédois Carl von Linné en 1758.

En français il a souvent pour nom "psylle de l'ortie" en raison de sa plante hôte et de sa proximité morphologique et phylogénique avec les « vrais » psylles.

Description des la galles

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Les galles sont particulièrement visibles en août et septembre, lorsque les jeunes feuilles supérieures situées au-dessus des pousses estivales, ont un aspect poilu, frisé. Elles présentent alors des dépressions qui contiennent une nymphe de psylle plate. Les feuilles fortement infestées sont rabougries et beaucoup plus foncées que les feuilles saines. Il y a deux ou trois générations par an et les populations de psylles atteignent leur maximum en automne ; c’est pourquoi les galles sont facilement observables à cette période. La génération automnale hiverne dans l'herbe ou sur des conifères environnants[1],[2],[3].

Les plantes hôtes comprennent l'ortie commune ( Urtica dioica ), la petite ortie ( Urtica urens ) et l'Urtica membranacea[4].

Distribution

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On trouve cette espèce partout en Europe.

Transmission d'agents phytopathogènes

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Ce psylle a fait l'objet de recherches sur ses capacités de transmissions d'agents phytopathogènes et il a été montré que T. urticae pouvait être porteur de la bactérie ‘Candidatus Liberibacter solanacearum’[5]. La présence de cette bactérie a été confirmée chez cette espèce de psylles par des analyses génétiques en Finlande [6], puis en Allemagne[7]. Bien que T. urticae n'ait probablement pas le rôle de vecteur principal de cette bactérie chez des plantes cultivées, du fait que sa plante hôte soit l'ortie, il est intéressant de mentionner que cette espèce peut être porteuse de cette bactérie. En effet, la bactérie ayant la capacité d'infecter les orties[8], ces dernières servent vraisemblablement de réservoir pour ‘Candidatus Liberibacter solanacearum’.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Trioza urticae » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Margaret Redfern, Peter Shirley et Michael Blxham, British Plant Galls, Shrewsbury, Third, (ISBN 978-1-908819-81-9), p. 348
  2. ↑ Robert Maidstone, Illustrations of Norfolk Plant Galls, Norwich, Norfolk & Norwich Naturalists' Society, (ISBN 978-0-9930173-2-2), p. 146
  3. ↑ Michael Chinery, Britain's Plant Galls. A photographic guide, Old Basing, Hampshire, WildGuides, (ISBN 978-190365743-0), p. 86
  4. ↑ Ellis, « Trioza urticae (Linnaeus, 1758) on Urtica », Plant Parasites of Europe (consulté le )
  5. ↑ Vojislav Trkulja, Andrija Tomić, Slavica Matić et Nenad Trkulja, « An Overview of the Emergence of Plant Pathogen 'Candidatus Liberibacter solanacearum' in Europe », Microorganisms, vol. 11, no 7,‎ , p. 1699 (ISSN 2076-2607, PMID 37512871, PMCID 10383523, DOI 10.3390/microorganisms11071699, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ M. Haapalainen, J. Wang, S. Latvala et M. T. Lehtonen, « Genetic Variation of ‘Candidatus Liberibacter solanacearum’ Haplotype C and Identification of a Novel Haplotype from Trioza urticae and Stinging Nettle », Phytopathology®, vol. 108, no 8,‎ , p. 925–934 (ISSN 0031-949X, DOI 10.1094/PHYTO-12-17-0410-R, lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ (en) M. Jennifer Sjolund, Yvonne M. Arnsdorf, Mairi Carnegie et Eva Fornefeld, « ‘Candidatus Liberibacter solanacearum’ detected in Trioza urticae using suction trap-based monitoring of psyllids in Germany », Journal of Plant Diseases and Protection, vol. 126, no 1,‎ , p. 89–92 (ISSN 1861-3837, DOI 10.1007/s41348-018-0187-z, lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ (en) « 'Candidatus Liberibacter solanacearum' (LIBEPS)[Datasheet]| EPPO Global Database », sur gd.eppo.int (consulté le )

Voir aussi

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