Troubles des tics
Les troubles des tics sont un ensemble de troubles qui se manifestent par des tics moteurs ou vocaux[1]. Les tics sont des mouvements ou des sons soudains, rapides et non rythmiques[1]. Ils peuvent aller d’un simple clignement d’œil à des actions plus complexes comme la prononciation d’un groupe de mots[1]. Dans les troubles des tics, ces derniers se produisent de manière répétée[1]. Il est souvent possible de les arrêter consciemment pendant un certain temps[1]. Les complications peuvent inclure une détresse psychologique[2].
| Début habituel | Vers 5 ans[1] |
|---|---|
| Symptômes | Tic |
| Complications | Détresse psychologique[2] |
| Diagnostic | Basé sur les symptômes après l'exclusion d'autres troubles similaires[1][3] |
|---|---|
| Différentiel | TDAH, myoclonie, intoxication à la cocaïne, maladie de Huntington, encéphalite post-virale[1][3] |
| Traitement | Éducation et réassurance[3] |
| Pronostic | Généralement bon[3] |
| Spécialité | Psychiatrie |
| Fréquence | Jusqu’à 4 %[3] |
|---|
| DiseasesDB | 29465 |
|---|---|
| eMedicine | 1182258 |
| MeSH | D013981 |
Il existe quatre types : le syndrome de Gilles de la Tourette, le trouble des tics chroniques, le trouble des tics passagers et d’autres troubles de tics spécifiés et non spécifiés[1]. Chacun représente différents degrés de gravité, le syndrome de Tourette étant le plus grave[1]. Les trois premiers, par définition, commencent avant l’âge de 18 ans[1].
Les facteurs de risque comprennent les antécédents familiaux[2]. Les troubles associées comprennent le TDAH, le trouble obsessionnel-compulsif et la dépression[1]. Les épisodes peuvent être déclenchés par le stress, l’excitation ou le manque de sommeil[1]. Le diagnostic repose sur les symptômes après avoir exclu d’autres troubles pouvant présenter des symptômes similaires[1],[3]. Des troubles similaires incluent le TDAH, les myoclonies, l’intoxication à la cocaïne, la maladie de Huntington ou l’encéphalite post-virale[1],[3].
La plupart des cas peuvent être contrôlé par l’éducation et la réassurance[3]. Il est parfois possible d’utiliser une thérapie comportementale ou un traitement médicamenteux[3]. Les troubles de tics touchent jusqu’à 4 % de la population, tandis que le syndrome de Tourette affecte environ 1 enfant sur 200 en âge d’aller à l’école[1],[3]. Les hommes sont touchés environ 3 fois plus souvent que les femmes[1]. L’apparition a souvent lieu vers l’âge de 5 ans, le trouble est le plus sévère vers l’âge de 11 ans et s’améliore plus tard dans l’enfance[1]. Les personnes présentant des tics légers à modérés obtiennent généralement de bons résultats[1].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 American Psychiatric Association, Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Arlington, VA, American Psychiatric Publishing, , 81–85 (ISBN 978-0-89042-555-8, lire en ligne)
- 1 2 3 Cath, Hedderly, Ludolph et Stern, « European clinical guidelines for Tourette syndrome and other tic disorders. Part I: assessment. », European child & adolescent psychiatry, vol. 20, no 4, , p. 155-71 (PMID 21445723, DOI 10.1007/s00787-011-0164-6)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Roessner, Plessen, Rothenberger et Ludolph, « European clinical guidelines for Tourette syndrome and other tic disorders. Part II: pharmacological treatment. », European child & adolescent psychiatry, vol. 20, no 4, , p. 173-96 (PMID 21445724, DOI 10.1007/s00787-011-0163-7)