Tryptamine

composé chimique

La tryptamine est un composé chimique, constitué d'un noyau d'indole auquel est rattachée une éthylamine.

Tryptamine
Image illustrative de l’article Tryptamine
Structure de la Tryptamine, un composé dérivé de l'indole.
Identification
Nom UICPA 2-(1H-indol-3-yl)éthanamine
No CAS 61-54-1
No ECHA 100.000.464
No CE 200-510-5
PubChem 1150
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule C10H12N2  [Isomères]
Masse molaire[1] 160,215 7 ± 0,009 2 g/mol
C 74,97 %, H 7,55 %, N 17,48 %,
Propriétés physiques
fusion 113 à 117 °C
ébullition 137 °C (0,15 mmHg)
Solubilité négligeable dans l'eau
Point d’éclair 185 °C
Précautions
Directive 67/548/EEC


Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Ses dérivés, les tryptamines, forment un groupe de substances psychotropes hallucinogènes naturelles ou de synthèse. On les retrouve dans de nombreuses plantes voire chez certains animaux. Cette famille comprend notamment : la diméthyltryptamine (DMT), la diéthyltryptamine (DET), la dipropyltryptamine, la psilocine (4-OH-DMT) et la psilocybine (4-PO-DMT), la bufoténine (5-OH-DMT), la 5-MeO-DMT.

Les tryptamines agissent sur les récepteurs à la sérotonine du système nerveux central. Ce sont souvent elles qui confèrent aux plantes leur intérêt dans la pratique du chamanisme ; le chimiste américain Alexander Shulgin est connu pour avoir étudié ces effets.

Leur structure chimique est du type indole, elles appartiennent aux indolalkylamines.

Elles sont proches de l'acide lysergique et du LSD. Elles s'apparentent à un acide aminé, le tryptophane.

Leurs emplois dans les traitements des algies vasculaires de la face offrent des résultats probants.

Dérivés de la tryptamine

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La tryptamine possèdent de nombreux dérivés, ayant pour la plupart des effets en tant que psychotropes hallucinogènes.

Dérivés naturels

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Classés sur la liste des stupéfiants[2]:

  • DMT (N,N-diméthyltryptamine) extraite de plusieurs plantes dont les Psychotria ou Anadenanthera, mais aussi souvent synthétisée;

Dérivés synthétiques

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Classés sur la liste des stupéfiants en France depuis le 22 février 1990[2]:

Nouveaux produits de synthèse dérivés de la tryptamine (NPS-Tryptamines), classés sur la liste des stupéfiants en France depuis le 10 juin 2026[3],[2]:

  • AMT ou alpha-méthyltryptamine ou indopan ;
  • 4-AcO-DMT ou 4-acétoxy-diméthyltryptamine ou psilacétin ;
  • 4-HO-MET ou 4-hydroxy-N-méthyl-N-éthyltryptamine ;
  • 4-HO-MiPT ou 4-hydroxy-N-méthyl-N-isopropyltryptamine ;
  • 5-MeO-DMT ou 5-méthoxy-N,N-diméthyltryptamine ou méthylbufoténine ;
  • 5-MeO-MiPT ou 5-methoxy-N-methyl-N-(1-méthyléthyl)-1H-Indole-3-éthanamine ;
  • 5-MeO-DiPT ou 5-méthoxy-N,N-diisopropyltryptamine ou foxy.

Notes et références

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  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. 1 2 3 Paitraud, David, « Lutte contre la consommation de drogues : 7 dérivés de la tryptamine classés comme stupéfiants » Accès libre, sur vidal.fr (consulté le )
  3. « L’ANSM classe 7 dérivés synthétiques de la tryptamine sur la liste des stupéfiants », sur CNOP (consulté le )

Voir aussi

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Liens externes

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