Trédaniel
Trédaniel [tʁedanjɛl] est une commune française rurale, située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
| Trédaniel | |||||
L'église Saint-Pierre. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Lamballe Terre et Mer | ||||
| Maire Mandat |
Christophe Robin 2020-2026 |
||||
| Code postal | 22510 | ||||
| Code commune | 22346 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Trédanielais, Trédanielaise | ||||
| Population municipale |
906 hab. (2023 |
||||
| Densité | 57 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 21′ 31″ nord, 2° 37′ 04″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 86 m Max. 331 m |
||||
| Superficie | 15,92 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Le Mené (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Plaintel | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
| |||||
| modifier |
|||||
Ses habitants portent le nom de Trédanielaises et Trédanielais[1].
Géographie
modifierTrédaniel se situe à une altitude comprise entre 86 et 331 mètres. Les communes à proximité sont Moncontour (1,2 km), Trébry (4,7 km), Plémy (5,4 km), Hénon (5,6 km) et Bréhand (5,8 km). Elle se trouve au sud-est de Saint-Brieuc, la préfecture départementale et à 76 km au nord-ouest de Rennes, la préfecture régionale.
Le climat est océanique avec des étés tempérés.
Le cours d'eau l'Evron, long de 25,9 km, traverse le village[2].
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Evron, le Margot et l'Étang Prioux[3],[4],[Carte 1].
L'Évron, d'une longueur de 26 km, prend sa source dans la commune de Plémy et se jette dans le Gouessant à Lamballe-Armor, après avoir traversé dix communes[5].
Le Margot, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Trébry et se jette dans l'Évron à Quessoy, après avoir traversé quatre communes[6].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de l'Enseigne (0,58 ha)[Carte 1],[7].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 824 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à 23 km à vol d'oiseau[14], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,8 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Trédaniel est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mené, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[19]. Cette aire, qui regroupe 6 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,6 %), prairies (25,2 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), forêts (6,4 %), zones urbanisées (3,2 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierOn trouve la trace de Trédaniel en 1152[23], 1275 et en 1516[24]
En 1801, la commune portait le nom de Trenadiel[réf. nécessaire].
Étymologiquement, Trédaniel vient du breton trev qui signifie village auquel on a ajouté Daniel[25].
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Trezeniel[24].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 7,1 % des toponymes de la commune sont bretons[26].
Histoire
modifierTrédaniel a fait partie de la paroisse primitive de Bréhand. On trouve la trace de Trédaniel en 1152 dans une charte de Rivallon en rapport avec l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. La paroisse est connue en 1275. Sous l'Ancien Régime, elle faisait partie du diocèse de Saint-Brieuc. La justice était rendue par le premier président du parlement de Bretagne, qui était propriétaire des terres. Sous la Révolution, la paroisse de Trédaniel relevait de Moncontour.
Le XXe siècle
modifierLes guerres du XXe siècle
modifierLe monument aux morts porte les noms des 43 soldats morts pour la Patrie[27] :
- 40 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 3 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
Politique et administration
modifierDémographie
modifier
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[33].
En 2023, la commune comptait 906 habitants[Note 4], en évolution de −2,16 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
modifierL'église paroissiale Saint-Pierre de Trédaniel[36] comprend une nef avec bas-côtés à sept travées, dont l'irrégularité retrace l'évolution de l'édifice du XIVe au XIXe siècle. Les plans sont de Guépin. La nef est d'origine. Les deux allées adjacentes et le chevet avec remplage sont du début du XIVe siècle. Les quatre travées suivantes, la sacristie hexagonale et le porche, dont le toit, autrefois porté par quatre colonnettes, comporte une poutre aux ornements zoomorphiques, sont bâtis au XVIe siècle. Une aile est ajoutée au nord, face à la chaire, en 1719, le balustre et le pavage en terre cuite sont réalisés en 1743. Vers 1750, la famille Catuellan offrit un tabernacle. Cette famille avait autrefois en sa possession le banc du Plessix-Aulnoir et le banc de Villemeno. Elle avait également une lisière armoriée à l'intérieur de l'église. Un nouveau bénitier est apposé en 1755, alors qu'une poutre ornée est enlevée pour permettre la mise en place du retable l'année suivante. L'aile nord est prolongée en 1784 afin de constituer un véritable bas-côté. En 1792, l'église est profanée et son mobilier est saisi. En 1856 est élevée une tour dessinée par Alphonse Guépin, dont le raccord à l'ancien édifice se fait par l'ajout d'une travée avec architrave. Le , la première pierre de l'église est bénite. Huit degrés sont nécessaires pour compenser l'énorme différence de niveau entre la tour et la nef.
La façade sud de l'église Saint-Pierre a été inscrite aux Monuments Historiques le , ainsi que sa croix du XVIe siècle.
La chapelle Notre-Dame-du-Haut dont la construction date du XIVe siècle, à laquelle a été ajoutée au XVIe siècle une chapelle privative. Cette chapelle été fermée pendant la Révolution et ouverte le . Elle a fait l'objet d'une restauration en 1747 puis en 1884. Elle comprend une verrière qui a été édifiée au XVIe siècle et restaurée en 1801. Les statues représentent la Vierge, saint Ujane ou Eugénie et sept saints guérisseurs : saint Avertin ou Ivertin (invoqué pour les maux de tête), Mamert ou Mamère (invoqué pour les maux de ventre et les coliques), saint Hervé ou Houarné ou Houarniaule (invoqué pour les maladies de la peau), saint Lubin (invoqué pour toutes les affections), saint Méen (invoqué pour la folie), saint Hubert (invoqué pour les morsures des chiens et contre la rage) et sainte Eugénie pour les accouchements et contre les maux de tête[37]. Les statues de saint Hubert[38], saint Ivertin et saint Hervé, du XVIIe siècle, étaient avant dans l'ancienne chapelle de la Magdeleine qui fut un refuge pour les lépreux avant d'être démolie pendant la Révolution.
Indications Géographiques Protégées (IGP)
modifierTrédaniel appartient à la zone géographique bénéficiant des Indications Géographiques Protégées pour les produits suivants :
- les Volailles de Bretagne ;
- la Farine de blé noir de Bretagne ;
- le cidre breton.
Personnalités liées à la commune
modifierVoir aussi
modifier- Liste des communes des Côtes-d'Armor
- Trédaniel se raconte : la vie de la commune de 1914 à 1974 racontée par les anciens. Éditions Récits 2013
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- 1 2 « Réseau hydrographique de Trédaniel » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « TREDANIEL - Carte plan hotel village de Trédaniel 22510 - Cartes France.fr », sur cartesfrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Mairie Trédaniel informations commune de Trédaniel 22 », sur Gralon (consulté le ).
- ↑ Sandre, « l'Étang Prioux ».
- ↑ « Fiche communale de Trédaniel », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « L'Évron ».
- ↑ Sandre, « Le Margot ».
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Trédaniel et Quintenic », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Quintenic », sur la commune de Quintenic - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Quintenic », sur la commune de Quintenic - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Mené », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Dans une charte de Rivallon en rapport avec l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes
- 1 2 Office public de la langue bretonne, « Trédaniel », sur Kerofis (consulté le )
- ↑ infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Trédaniel ».
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7), p. 405
- ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
- ↑ Thibaud Grasland, « Armand Le Mounier, maire de Trédaniel durant près de trente ans, est décédé à l’âge de 91 ans », Ouest-France, (lire en ligne).
- ↑ « Robert Mercier élu maire pour la première fois », Ouest-France, .
- ↑ « Robert Mercier, maire de Trédaniel, n'est plus », Ouest-France, .
- ↑ « Trédaniel : Jean-Jacques Andrieux élu maire », Ouest-France, .
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Église Saint-Pierre », sur topic-topos.com via Wikiwix (consulté le ).
- ↑ Edmond Rébillé et Albert Pennec, "Quand les Saints guérissent", éditions Le Télégramme, 2002, (ISBN 2-914552-78-5).
- ↑ Cette statue possède son propre autel, comme celle de saint (ou Livertin, Yvertin, Evertin), jusqu'en 1747, date à laquelle la chapelle fut agrandie. On ne sait pas précisément dans quelles conditions, ces deux statues sont rejointes par d'autres statues de saints "guérisseurs" : saint Clair, saint Mamert (ou Mamor), saint Lubin, saint Hubert et saint Méen ; des transferts sont en effet réalisés depuis une autre chapelle (chapelle de la Magdeleine, détruite au début du XIXe siècle) de la même paroisse dans des conditions inconnues à la période révolutionnaire (la statue de saint Clair disparait au XIXe siècle). Augmentées de la statue de sainte Eugénie (ou Tujan, Tujane, Tujen), ces statues constitueront alors le groupe des célèbres Sept Saints Guérisseurs de Notre-Dame du Haut, volé dans la nuit du 19 au . Les statues, probablement volées sur commande, n'ont jamais été retrouvées depuis.
