Trêve des confiseurs

nom donné en France à la période s'étendant de Noël au jour de l'An

La trêve des confiseurs est, en France, une appellation de la période entre Noël et le jour de l'an, période généralement passée au repos.

Trêve des confiseurs

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L'expression est apparue en France vers , à l'occasion des vifs débats, à la Chambre des députés, entre monarchistes, bonapartistes et républicains, sur la future constitution de la Troisième République. Le journaliste Jules Lermina relate qu'en , « d'un commun accord, tous les groupes de la Chambre jugèrent que l'époque du renouvellement de l'année était peu propice à des débats passionnés. À cette occasion la presse satirique imagine le mot de « trêve des confiseurs »[1]. »

« Aux approches de Noël, par une sorte d'accord entre les parlementaires, on ne soulève pas de questions irritantes, qui, troublant l'esprit public, nuiraient aux affaires. Et même, afin de mieux vivre en paix, on se sépare, on se donne des vacances. Donc, point d'aigres propos et pendant cette accalmie, les marchands de sucreries, de gâteaux, de friandises, font, tout doucement, leur petit commerce. Les confiseurs jubilent, profitant de la suspension des hostilités à la Chambre, et cette tranquillité dont ils bénéficient s'est appelée la trêve des confiseurs. »

— T. Pavot, L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, [2].

L'expression est utilisée pour décrire la trêve hivernale, en politique, traditionnellement suivie en France, depuis , par la Chambre des députés (devenue Assemblée nationale après ) et le Sénat. L'expression « trêve des confiseurs » est également utilisée pour désigner l'accalmie traditionnelle de fin d'année sur les marchés boursiers, ainsi que la pause sur les terrains de football.

Notes et références

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  1. ↑ Jules Lermina, Fondation de la République française, -- : histoire de cent ans, t. 3, Paris, L. Boulanger, , p. 573 (lire en ligne).
  2. ↑ T. Pavot, « La Trêve des confiseurs », L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 5e série, vol. 38, no 810 (2e année, no 62),‎ , p. 402 (lire en ligne).

Voir aussi

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