Tsendiin Damdinsüren

écrivain et linguiste mongol de Mongolie

Khatagin Tsendiin Damdinsüren (mongol cyrillique : Хатагин Цэндийн Дамдинсүрэн), né le dans l'aimag fr Setsen khan, situé en Mongolie-Extérieure, en Chine, sous la Dynastie Qing (actuel sum de Matad (mn), aimag de Dornod en Mongolie), et décédé le à Oulan-Bator, en République populaire de Mongolie, est un écrivain et linguiste mongol. Il a écrit les paroles de l'hymne national de la Mongolie[1]. Il a également retranscrit en mongol moderne, l'Histoire secrète des Mongols.

Tsendiin Damdinsüren
Fonction
Membre du Grand Khoural d'État mongol
-XXe siècle
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
Oulan-BatorVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
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Membre de
Distinction
Œuvres principales

Biographie

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Tsendiin Damdinsüren est né dans une famille d'éleveurs nomades mais il reçoit une instruction familiale grâce à son père et son grand-père, alphabétisés et lecteurs de littérature populaire. À treize ans, il entre comme scribe dans la chancellerie de la bannière. À seize ans, en 1924, l'année de la proclamation de la République populaire mongole, il s'inscrit aux jeunesses communistes et s'engage dans l'armée où il est employé comme secrétaire jusqu'en 1930[2].

Dès 1926, encore soldat, il commence à écrire des poèmes et des récits. Mais sa première grande œuvre, composée en 1929, intitulée Gologdson xüüxen (La jeune fille rejetée), relève de la littérature mongole engagée stimulant l'activisme social et littéraire du pays. Sa seconde œuvre, un poème, publiée en 1934, Buural izij min' (Ma mère aux cheveux gris), le fait repérer par l'érudit bouriate Zamcarano, fondateur du Comité des sciences de la République populaire mongole, qui le fait entrer au Comité en 1932 et l'envoie étudier à l'Institut des langues orientales de Leningrad[2].

Il épouse une jeune fille de Leningrad, Ljubov' Vladimirovna, et reprend sa place au Comité des sciences en Mongolie entre 1938 et 1942. De 1942 à 1945, il assure la direction du quotidien du Parti communiste Ünen[3].

Il retourne à Leningrad puis à Moscou entre 1946 et 1950 pour préparer une thèse sur l'origine historique du cycle épique de Gesar qui le fait entrer dans la communauté internationale des orientalistes[3].

Il participe à la réforme de l'écriture mongole en construisant un système orthographique basé sur l'écriture cyrillique comme son voisin russe[4].

Nominations et distinctions

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  • président du Comité des sciences de Mongolie, 1956
  • directeur de l'Institut de langue et de littérature de l'Académie des sciences, 1956-1963
  • professeur de langue et de littérature mongole à l'université d'Oulan-Bator, à partir de 1957
  • membre de l'Académie des sciences, 1961
  • prix Čojbalsan pour la composition de paroles sur la musique de l'hymne national, 1959
  • président de l'Union des écrivains, 1953-1955
  • membre du présidium du Grand Khoural, 1951-1959
  • distinctions honorifiques mongoles de l'Étoile de Süxbaatar, de l'Ordre du Drapeau rouge, de l'Étoile polaire[5]

Œuvres

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  • Mongolyn uran zoxiolyn tojm (Aperçu de la littérature mongole), 1957
  • Mongyol uran zokijal-un degezi zayun bilig orusihai (Les cent meilleures pièces de la littérature mongole), 1959
  • traduction dans la nouvelle écriture en 1946 de l'Histoire secrète des Mongols et de petites pièces populaires comme l'Histoire des deux coursiers de Gengis-khan (1956) ou le Dialogue entre l'orphelin et les neuf preux de Gengis-khan (1958); l'Épopée d'Ubaši-kung-taizi (1958); le Cycle du roi Vikramâditya (1965), et le Cadavre ensorcelé (1964)[6]

Notes et références

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  1. Jacqueline Thevenet, La Mongolie, KARTHALA Editions, , 240 p. (ISBN 978-2-8111-4219-3, lire en ligne), p. 115
  2. 1 2 Françoise Aubin 1987, p. 142.
  3. 1 2 Françoise Aubin 1987, p. 143.
  4. Françoise Aubin 1987, p. 145.
  5. Françoise Aubin 1987, p. 144.
  6. Françoise Aubin 1987, p. 146.

Annexes

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Bibliographie

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  • Françoise Aubin, « In Memoriam Cendijn Damdinsüren (septembre 1908-juin 1986) », Études mongoles et sibériennes, no 18, (lire en ligne)
  • (zh) 史习成, 蒙古囯现代文学 Littérature moderne mongole »], 昆仑出版社, , 341 p. (ISBN 978-7-80040-600-3, OCLC 67543818), p. 1946

Liens externes

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