Tumbinai Khan
Tumbinai Khan, Tumbinai Setsen Khan, ou, chez les Timurides, Tumanay Khan ( mongol : Тумбинай хаан, Тумбинай сэцэн, Туманай хаан ) était le khan d'un clan mongol, il vécut aux XIe et XIIe siècles[1],[2],[3]. Il est le fils et successeur de Baishinkhur Dogshin et donc le petit-fils de Kaidu Khan[1],[2],[3].
| Khan |
|---|
| Naissance |
? |
|---|---|
| Décès |
Vers 1130 |
| Nom de naissance |
Tumbinai |
| Famille | |
| Père |
Baishinkhur Dogshin |
| Enfants |
Khabul Khan Khaduli Barlas (en) |
Vie
modifierLes informations biographiques sur Tumbinai sont quasi inexistantes. On sait qu'il appartient à la maison Qiyad et qu'il est khan d'un clan mongol jusqu'à sa mort vers 1130, date à laquelle son fils Khabul Khan lui succède et fonde le Khamag mongol en unifiant les différents clans du plateau mongol avec l'aide de Khaduli, son frère, devenant le premier khan des mongols[2],[3],[4].
Descendance
modifierDans l'Histoire secrète des Mongols, il est écrit qu'il a eu deux fils : Khabul Khan, son successeur, et Sem Sečüle[4].
Le Jami al-tawarikh, ou Compendium des chroniques, mentionne quant à lui qu'il a eu neuf fils : cinq d'une première épouse et quatre d'une seconde[5]. Parmi eux :
- le premier, Jaqso, dont descendent les clans Noyaqin, Uru'ut et Mangqut ;
- le deuxième, Barim Shi'iratu Qabuchu, dont descend un clan non spécifié ;
- le troisième, Khaduli (ou Qachulai), dont descend le clan Barlas ;
- le quatrième, Säm Qachi'un, dont descend le clan Hadargin ;
- le cinquième, Bat Gälgäi, dont descend le clan Buda'at ;
- le sixième, Khabul Khan, dont descend Gengis Khan ;
- le septième, Udur Bayan, dont descend le clan Jä'üriyät ;
- le huitième, Bodonchar, dont descend le can Doqolat ;
- et le neuvième et dernier fils, Chantai, dont descend le clan Besüt.
Selon le Shajarat al-atrāk, ou Généalogie des Turcs et des Tatars, il aurait eu sept fils avec sa première épouse et deux jumeaux avec la seconde, et que ces derniers surpassaient tous leurs frères en force et en bravoure. L'un des jumeau était Khabul et l'autre Khaduli[6].
Ce même ouvrage attribue à leurs lignées des origines prophétiques :
« Une nuit, Khaduli fit deux rêves successifs. Dans le premier, trois étoiles s'élevaient à gauche de Khabul l'une après l'autre, atteignaient leur zénith puis déclinaient et disparaissaient ; une quatrième étoile, de grande taille et très brillante, surgissait alors du cou de Khabul, et après quelque temps, de nombreuses étoiles plus petites s'en séparaient et répandaient leur lumière sur toutes les parties de l'horizon, et continuaient à briller de leur éclat intact même après que la grande étoile eut décliné. Dans le second rêve, sept étoiles s'élevaient successivement de son propre cou, puis une huitième, de très grande taille et très brillante, dont se séparaient également plusieurs étoiles qui répandaient leur lumière sur différentes parties de la terre ; et lorsque les grandes étoiles eurent décliné et disparu, les autres continuaient à illuminer les cieux.
Au matin, Kadjuli alla trouver son père et lui raconta ses visions. Tumbinai Khan manifesta une grande joie et fit venir Khabul, afin que Khaduli répète ses rêves devant tous.
Les astrologues et sages convoqués par Tumbinai Khan donnèrent leur interprétation : pour le premier rêve, trois rois issus de la lignée de Khabul régneraient successivement, mais le quatrième serait le conquérant d'une grande partie du monde habité ( le descendant à la quatrième génération de Khabul Khan est Gengis Khan ) ; il aurait de nombreux enfants qui régneraient tous sur différentes parties de la terre, et leurs descendants, pendant une longue période, leur succéderaient également en rang et en pouvoir. Pour le second rêve, sept descendants directs de Khaduli seraient des dirigeants de second rang ; mais le huitième, dont l'existence était signifiée par la grande étoile, deviendrait conquérant de la plus grande partie de la terre ; il aurait de nombreux enfants qui seraient tous rois de différents pays.
Fort de cette prophétie, Tumbinai Khan décida de faire de ces deux fils ses successeurs. Khabul et Khaduli conclurent solennellement devant leur père un accord : le trône des khans reviendrait à Khabul et ses descendants, et le commandement des troupes ainsi que la direction de toutes les affaires militaires reviendraient à Khaduli et ses descendants. Cet accord, écrit en caractères oïghours et signé par tous les princes de la famille, fut appelé le Al Tumghaie. »[6]
Tumbinai est l'arrière-arrière-grand-père de Gengis Khan, fondateur de l'empire mongol[2],[3], par l'intermédiaire de son fils aîné Khabul Khan. Tamerlan, qui est le fondateur de l'empire timouride en Asie centrale, prétend descendre de Tumbinai par son père.
Ascendance
modifier| 32. Qarichi Buqa (v.930 - ?) fils de Bodonchar | |||||||||||||||||||
| 16. Menen Tudun (v.970 - ?) |
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| 33. ? | |||||||||||||||||||
| 8. Qachi Külüg (v.1000 - ?) | |||||||||||||||||||
| 34. ? | |||||||||||||||||||
| 17. ? | |||||||||||||||||||
| 35. ? | |||||||||||||||||||
| 4. Khaidu khan (v.1030 - 1100) Khan |
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| 36. ? | |||||||||||||||||||
| 18. ? | |||||||||||||||||||
| 37. ? | |||||||||||||||||||
| 9. ? | |||||||||||||||||||
| 38. ? | |||||||||||||||||||
| 19. ? | |||||||||||||||||||
| 39. ? | |||||||||||||||||||
| 2. Bai Shingkor (v.1047 - av.1100) | |||||||||||||||||||
| 40. ? | |||||||||||||||||||
| 20. ? | |||||||||||||||||||
| 41. ? | |||||||||||||||||||
| 10. ? | |||||||||||||||||||
| 42. ? | |||||||||||||||||||
| 21. ? | |||||||||||||||||||
| 43. ? | |||||||||||||||||||
| 5. ? | |||||||||||||||||||
| 44. ? | |||||||||||||||||||
| 22. ? | |||||||||||||||||||
| 45. ? | |||||||||||||||||||
| 11. ? | |||||||||||||||||||
| 46. ? | |||||||||||||||||||
| 23. ? | |||||||||||||||||||
| 47. ? | |||||||||||||||||||
| 1. Tumbinai Khan (v.1065 - v.1027?) Khan | |||||||||||||||||||
| 48. ? | |||||||||||||||||||
| 24. ? | |||||||||||||||||||
| 49. ? | |||||||||||||||||||
| 12. ? | |||||||||||||||||||
| 50. ? | |||||||||||||||||||
| 25. ? | |||||||||||||||||||
| 51. ? | |||||||||||||||||||
| 6. ? | |||||||||||||||||||
| 52. ? | |||||||||||||||||||
| 26. ? | |||||||||||||||||||
| 53. ? | |||||||||||||||||||
| 13. ? | |||||||||||||||||||
| 54. ? | |||||||||||||||||||
| 27. ? | |||||||||||||||||||
| 55. ? | |||||||||||||||||||
| 3. ? | |||||||||||||||||||
| 56. ? | |||||||||||||||||||
| 28. ? | |||||||||||||||||||
| 57. ? | |||||||||||||||||||
| 14. ? | |||||||||||||||||||
| 58. ? | |||||||||||||||||||
| 29. ? | |||||||||||||||||||
| 59. ? | |||||||||||||||||||
| 7. ? | |||||||||||||||||||
| 60. ? | |||||||||||||||||||
| 30. ? | |||||||||||||||||||
| 61. ? | |||||||||||||||||||
| 15. ? | |||||||||||||||||||
| 62. ? | |||||||||||||||||||
| 31. ? | |||||||||||||||||||
| 63. ? | |||||||||||||||||||
Notes et références
modifier- 1 2 İlker Evrim Binbaş, Intellectual networks in Timurid Iran : Sharaf al-Dīn ʻAlī Yazdī and the Islamicate republic of letters, Cambridge, United Kingdom, (ISBN 978-1-107-05424-0, OCLC 953518565, lire en ligne)
- 1 2 3 4 Dickson, Martin Bernard. Mazzaoui, Michel M., 1926- Moreen, Vera Basch., Intellectual studies on Islam : essays written in honor of Martin B. Dickson, University of Utah Press, (ISBN 0-87480-342-X, OCLC 471086102, lire en ligne)
- 1 2 3 4 « Preface », Journal of Asian and African Studies, vol. 16, nos 1–2, , p. 1–3 (ISSN 0021-9096, DOI 10.1177/002190968101600101, S2CID 220930393, lire en ligne)
- 1 2 The secret history of the Mongols. Volume 3 (supplement) : a Mongolian epic chronicle of the thirteenth century, Leiden, (ISBN 978-90-04-25858-7, OCLC 868947826, lire en ligne)
- ↑ (en) Rashiddun Fazlullah et Wheeler Thackston (Traduction), Compendium of Chronicles: A History of the Mongols, part 1 (lire en ligne)
- 1 2 (en) Ebülgâzî Bahadir Han et Col. Miles (Traduction et abréviation), The Shajrat Ul Atrak: Or, Genealogical Tree of the Turks and Tatars, W.H. Allen and co, , 429 p. (ISBN 978-1-019-53296-6, lire en ligne), p. 55-58
