Tōkaidōchū hizakurige

roman comique picaresque de Jippensha Ikku. Japon début du 19e siècle
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Le Tōkaidōchū hizakurige (東海道中膝栗毛?, À pied sur le Tōkaidō), abrégé en Hizakurige, est un roman comique picaresque (kokkeibon) écrit par Jippensha Ikku, relatant les mésaventures de deux voyageurs sur le Tōkaidō, principale route entre Edo et Kyoto pendant l'époque d'Edo. Le livre est publié en douze parties entre 1802 et 1822.

Tōkaidōchū Hizakurige
Titre original
(ja) 東海道中膝栗毛Voir et modifier les données sur Wikidata
Langue
Auteur
Genre
Personnages
Yajirobei (d)
Kitahachi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date de création
Pays
Yaji et Kita effrayés par un fantôme tombent l'un sur l'autre, avant d'éclater de rire en réalisant que ce n'était qu'un kimono séchant au vent. Illustration provenant des Cinquante-trois Stations du Tōkaidō de Hiroshige.

Généralités

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Le titre peut être traduit par « Parcourant la route du Tôkaidô, sur le destrier Genou[1] ».

Présentation

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Les deux principaux personnages Yajirobē (彌次郎兵衛?) et Kitahachi (喜多八?), souvent appelés Yaji et Kita, voyagent (michiyuki, terme décrivant une scène de voyage) d'Edo à Kyoto sur la route du pèlerinage au Ise-jingu. Ce sont des joyeux drilles, à la fois rusés et naïfs, peureux et dynamiques, qui aiment les farces[2].

Comme ils font leur chemin, ils laissent derrière eux une traînée de plaisanteries grossières et nombre de calembours. Ils se moquent d'une sankin kōtai (procession de daimyos), ils trompent des commerçants à court d'argent et sont trompés à leur tour. Dans une auberge, ils se ridiculisent parce qu'ils ne savent pas comment utiliser la baignoire et se brûlent le derrière plutôt que de demander de l'aide.

À Ueno, l'un d'eux prétend être Ikku lui-même, avant qu'il s'avère être un imposteur. À cette occasion, ils se brûlent et débattent de la façon de manger des pierres chaudes qui leur ont été servies par l'aubergiste, alors que ces pierres sont destinées au séchage du konnyaku pour améliorer la saveur.

Des événements comiques s'ensuivent souvent lorsque Yaji ou Kita essayent de se faufiler dans le lit des femmes, ce qui arrive à différentes auberges le long de la route.

Analyse

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Le livre, bien que d'un style comique, est écrit comme un guide de voyage pour la route du Tōkaidō. Il détaille les sites célèbres à chacune des 53 stations le long de la route, où les personnages se trouvent fréquemment dans des situations hilarantes. Ils se déplacent de relais en relais, principalement intéressés par la nourriture, le saké et les femmes. Originaires d'Edo, ils voient le monde à travers le prisme de cette ville, se jugeant eux-mêmes plus cultivés et avertis en comparaison des compatriotes qu'ils rencontrent.

Le Hizakurige est un roman comique qui fournit des informations et des anecdotes relatives aux diverses régions parcourues le long du Tōkaidō. Le livre fait vivre une population bigarrée, « [composée] d'aventuriers, de voleurs, d'aubergistes, de filles, de militaires ou de pèlerins, [qui] revit dans sa truculence native, avec ses patois ou sa langue verte [son argot] »[2].

Le tourisme est en plein essor au cours de la période d'Edo[réf. nécessaire], lorsqu'est écrit le Tōkaidōchū hizakurige. Cette œuvre est l'un des nombreux guides qui ont proliféré, pour aiguiser l'appétit du public pour le tourisme.

Prolongement et adaptation

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Un second livre a été écrit, appelé Zoku hizakurige (« Suite à l'Histoire du destrier Genou[1] »), qui comprend des documents sur la vallée de Kiso, Kompira et Miyajima. Il est publié entre 1810 et 1822[1].

Certains des épisodes de ce roman ont été illustrés par de célèbres artistes ukiyo-e tels qu'Utagawa Hiroshige, dans ses Cent vues d'Edo.

Plusieurs adaptations au cinéma existent :

Notes et références

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  1. 1 2 3 Iwao Seiichi et al., « 326. Tōkaidōchū hizakurige » in Dictionnaire historique du Japon, volume 19, 1993. Lettre T. p. 123. [lire en ligne (page consultée le 2 février 2026)]
  2. 1 2 René Sieffert, « Littérature », dans Doré Ogrizek (dir.), Le Japon. Guide Odé, Éd. Odé, coll. « Le monde en couleurs », , 412 p., p. 109

Annexes

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Bibliographie

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  • (en) Jippensha Ikku (trad. Thomas Satchell), Hizakurige or Shanks’ Mare, Charles E. Tuttle Company, Inc., .
  • (en) Jippensha Ikku, Travels on the Eastern Seaboard (Tōkaidōchū hizakurige), in Haruo Shirane (dir.), Early Modern Japanese Literature: An Anthology, 1600-1900, Columbia University Press, 2002 (ISBN 0-231-14415-6), p. 732-747.
  • Jippensha Ikku (trad., introduction et notes par Jean-Armand Campignon), À pied sur le Tôkaidô, Arles, Picquier, (réimpr. coll. « Picquier poche », 2019, 393 p. (ISBN 978-2-809-71149-3)), 336 p. (ISBN 978-2-877-30130-5).